Archives pour la catégorie Le Blog

Dans cette rubrique, vous retrouverez mes articles, billets d’humeurs, coups de coeur et coups de gueule sur divers sujets. Bien sur les nouvelles technologies, mais également des articles d’histoire locale, des communiqués de presse ainsi que des pensées et des réflexions.

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Appel à l’aide pour les AD Jura 39

Mes chers amis. Voilà venu le temps de préparer le #ChallengeAZ. J’ai pour objectif de raconter une histoire, l’histoire de ma famille, de mon nom. L’histoire des Bècle.

Evidemment, j’ai de nombreuses histoires, anecdotes, à raconter. Et pour ce faire, j’ai repris à zéro mes recherches sur les Bècle. Et je me heurte à de trop nombreuses incertitudes pour en faire des histoires, des incertitudes qui ne peuvent être levées par mes recherches aux archives départementales, puisque celles-ci ne sont pas en ligne.

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Alors j’ai besoin d’aide. J’ai besoin de quelqu’un qui pourrait aller sur place et me trouver certains documents. Bien entendu, j’utilise le fil d’Ariane qui me permet de retrouver des actes facilement, mais si quelqu’un d’autre habitant la région est motivé pour m’aider et pour travailler avec moi sur cette famille, un court moment, par plaisir de m’aider, il fera de moi un homme comblé.

Merci de ce que vous ferez pour moi.

Les actes à rechercher

  • Naissance Jean Pierre BECLE. 1753. Neublans
  • Décès Jean Pierre BECLE. 1819. Beauvoisin
  • Mariage BECLE – PERRON 14.10.177. Neublans
  • Mariage BECLE – PERNET
  • Mariage BECLE – GIRARDOT 9.9.1788. Neublans
  • Mariage BECLE – MIAT 1.5.1792. Neublans
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Pourquoi j’ai créé mon blog de généalogie ?

Sophie Boudarel a proposé de revenir sur l’histoire de nos blogs de généalogie, de décrire nos motivations et de présenter un blog qui nous plait particulièrement.

Histoire de genbecle.org

J’ai commencé à m’intéresser à l’histoire de ma famille en 2007. Je veux dire « intéresser » au sens « étudier ». Parce que depuis toujours, j’ai aimé et raconté les histoires familiales, les maisons, les tombeaux visités à la Toussaint, les anecdotes et les photographies retrouvées dans les tiroirs.

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A l’été 2007, alors que j’étais en congés d’été, je ne sais pas quelle mouche m’a piqué, mais je me suis mis à remplir un grand cahier A4, à questionner mes parents, à annoter des photographies et à compiler mes données dans Personnal Ancestral File puis dans Heredis. J’ai appelé ma base de données « genbecle » pour généalogie des Bècle. Rapidement, je me suis senti à l’étroit IRL : je me suis rendu compte que la généalogie se partage, à la fois dans ses résultats mais aussi dans son travail.

J’ai donc créé sur MultiMania une plateforme de travail. Une plateforme sur laquelle je publiais mes documents en ligne, et mon arbre en ligne (via l’option export HTML d’Heredis) et qui permettait à mes oncles, cousins qui travaillent sur cette généalogie de partager également leurs recherches.

MultiMania fermant ses portes, et Google proposant une plateforme de création de sites, j’ai switché pour Google Sites puis, en 2010 pour mon propre domaine hébergé chez OVH et propulsé par WordPress. C’était le 14 juin 2010. Depuis, je suis toujours là.

Dans le fond comme dans la forme, genbecle.org a bien changé. Ou plutôt ai-je changé et mon blog avec moi.

Initialement donc, il se voulait comme une plateforme de travail. Des documents, des données, des individus. Avec wordpress, j’ai pu améliorer cette fonction en utilisant certains plugins et mettre en ligne mes actes. Je détaillais d’ailleurs cela en novembre 2010. Mais très vite, je me suis penché sur un autre aspect du blog généalogique : raconter des histoires, exprimer des points de vue, lire des avis, commenter, décrypter et puis étudier les nouvelles technologies en généalogie, anticiper les modifications chez les éditeurs et leaker certaines fonctions ;-)

La blogosphère généalogique en 2010, vue par Jordi Navarro.

La blogosphère généalogique en 2010, vue par Jordi Navarro.

Le « déclic », je l’ai eu en lisant le blog de Jordi Navarro. Et en lisant cet article : Généalogie 2.0 : image de la blogosphère en 2010. Je me suis rendu compte que la blogosphère était riche, fournie, intéressante, et que je voulais en faire partie.

J’ai alors changé : un compte twitter, des articles d’opinions, des histoires familiales. Voilà ce qui m’intéressait vraiment. D’autant plus que l’aspect « plateforme de travail » était devenu trop compliqué à gérer, et que les services tiers comme geneanet étaient largement plus performants et efficaces dans ce domaine.

Et puis, petit à petit, comme vous le savez, je me suis mis à m’intéresser surtout aux nouvelles technologies en généalogie et à parler beaucoup de cela. J’ai discuté avec certains acteurs du secteur, et proposé quelques articles un peu plus fouillés dont je suis assez fier. :-)

Voici l’histoire du blog que vous lisez en ce moment. J’ai changé, mon arbre a grandit, ma pratique de la généalogie aussi, mon blog s’est modifié, tout a évolué. Ce qui a surtout changé en fait, c’est la blogosphère généalogique : jamais elle n’a été si dense, si unie et si variée à la fois. Elle fourmille d’articles intéressants, d’anecdotes, de visages, de photos, d’histoires, de femmes et d’hommes qui chaque jour racontent leur histoire familiale. C’est vraiment fabuleux.

Le blog que je mets en avant

J’en mets deux. Vraiment. Pour moi, les deux sont incontournables.

D’abord Papiers et Poussières. Parce que Jordi Navarro rédige d’incroyables billets, fouillés, documentés. Parce que Jordi m’a fait découvrir de nombreux blogs initialement, parce qu’il m’a poussé sans le savoir sur twitter. Parce que ce qu’il écrit est intéressant, et important pour nous tous. 

Ensuite La Gazette des Ancêtres. Parce que Sophie Boudarel anime avec passion une blogosphère qui la suit dans tous ses projets, parce que la moitié des blogs que je lis, je lui dois leurs créations, parce que la moitié des billets que je rédige, c’est suite à son initiative, à son invitation. Et puis, parce qu’il y a quelques temps, j’avais écrit un article dans son blog. Tu t’en rappelles ? C’était sur Rootstech. Aujourd’hui, pour le compte de la RFG, elle en revient. Ton parcours est au top, ton travail est au top, bravo et merci. 

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Que nous réserve Geneanet pour 2014 ?

Dans quelques jours, Geneanet déménagera. Environ trente employés vont découvrir de nouveaux bureaux pour encore mieux propulser le site de généalogie français numéro 1. Il y a 10 ans, ils n’étaient que deux, en plus du créateur de GeneaNet, Jacques Le Marois. Mais 2014 ne sera pas seulement l’année des nouveautés pour l’équipe. Très bientôt, les visiteurs vont découvrir un nouveau logo, plus moderne, et dès cet été la version 5.0 du site internet sera déployée.

Geneanet : Nouveau logo pour une nouvelle vie

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Plusieurs choses changent dans ce nouveau logo. D’abord GeneaNet change de nom. Celui-ci devient Geneanet. Une maigre différeNce, certes, mais qui philosophiquement veut dire beaucoup. Le « N » majuscule signait l’importance du Net, du Web, et la nouveauté que cela représentait dans les années 90-2000. Maintenant, cela sonne presque vieux, comme les « web » de geneweb ou francegenweb. Or Geneanet reste un site moderne, qui évolue avec son temps, qui se construit lentement mais surement. Il fallait moderniser cela.

Il en va de même pour le logo cerclé qui précède le nom. Avant, nous avions droit à une version stylisée d’un arbre en ligne, un logo finalement très geek. Il fallait être initié pour le comprendre. Maintenant, nous avons un arbre naturel, et non plus virtuel. Comme pour montrer qu’après de nombreuses années, le site est toujours là, bien présent dans la vie des gens, toujours près de nous, inaliénable et indispensable. Mais ce nouveau logo est aussi fait pour être compris de tout ceux qui n’aurait jamais fait de généalogie. L’arbre est un symbole universel. Avec ce logo, on est à la fois plus moderne par la police d’écriture et plus marqué dans la durée avec l’arbre naturel.

Ce nouveau logo est presque le même que celui de MyHeritage. Comme pour montrer que le petit site français n’a pas peur de s’immiscer sur les plates-bandes du géant israélien, pour montrer son envie d’expansion à l’international aussi (excusez la résolution du nouveau logo Geneanet, un peu faible et la version a peine modifiée du logo de MyHeritage).

comparatif

On sent que ces deux sites se battent sur le même créneau, l’Histoire Familiale, contrairement à FamilySearch plus tourné vers le futur de la Généalogie Technologique.

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Continuer à croître, un défi permanent pour Geneanet

Aujourd’hui, Geneanet revendique 2 500 000 visiteurs uniques par mois. Très loin devant Généalogie.com. Mais les concurrents sont ailleurs, à l’international. Parce que pour continuer à grandir alors que tous les généalogistes français sont acquis à sa cause, Geneanet a trois solutions. Soit se développer à l’international (et devenir concurrent de MyHeritage ou d’Ancestry), soit conquérir un public plus familial. Soit les deux. Et c’est cette dernière solutions qu’ambitionne Geneanet.

Le logo est le premier indice du futur de Geneanet. Un logo plus simple, pour s’adresser à un public plus familial (Geneanet passera d’un site de généalogistes avertis vers un site d’Histoire Familiale, probablement) et un logo plus universel pour s’adresser à un public international.

Mais le logo ne fait pas tout, et la future version du site, la 5.0, devra apporter une belle valeur ajoutée à Geneanet pour se distinguer d’une concurrence déjà très développée, et surtout très riche.

Une version 5.0 de Geneanet plus simple, plus claire et plus efficace

L’objectif est de créer une version 5.0 du site plus simple à utiliser, plus harmonisée, claire et efficace. La version 4.0 date maintenant de 2011 et une remise à plat s’imposait.

Un nouveau moteur de recherche devrait voir le jour. Un concurrent au SuperSearch de MyHeritage ? 

La page d’accueil du site sera également revue. Aujourd’hui, d’une certaine manière, on peut considérer que sur Geneanet, j’ai deux pages d’accueil : celle de mon arbre en ligne (geneweb, qui est presque « mon site perso ») et celle de la page d’accueil de Geneanet. Demain, ces deux pages vont s’unifier.

Sur la page d’accueil de Geneanet, j’aurai un accès facilité à mon arbre en ligne, pour le modifier, l’arranger, le mettre à jour. Et puis, mon arbre en ligne, s’il conservera son URL, devrait être mieux intégré à Geneanet pour une harmonisation globale du site.

Le défi est important car, comme de nombreux généalogiste, je tiens à l’aspect petit-site-personnel de l’arbre en ligne, mais pour le visiteur issu de Google qui tombe sur mon arbre en ligne, il faut qu’il puisse facilement bénéficier des ressources de Geneanet. Enfin, pour Geneanet, il s’agit de rendre la recherche plus efficace, et donc d’amener plus d’utilisateur vers la page d’accueil du site, et son nouveau moteur de recherche.

Enfin, Geneanet a repensé toute la charte graphique et la navigation du site. Car depuis 1996, Geneanet a beaucoup évolué. Il a lentement empilé de nouvelles fonctions, qui sont venus d’abord étoffer le site puis rapidement le complexifier. Un bon design web devrait permettre d’accéder plus facilement aux meilleures fonctionnalités de Geneanet.  Nous verrons si le résultat tiendra ses promesses.

La nouvelle version sera disponible cet été (avec une période de test au préalable) et espérons qu’un nouveau design et de nouvelles couleurs soient au rendez-vous. Le bleu-vert fait un peu cheap et j’espère voir un design plus sobre.

Un arbre universel, pas pour tout de suite

La question de l’arbre universel reste d’actualité chez Geneanet. Comme Brozer ou Gennus, on se pose la question. Mais la réponse est loin d’être à portée de clic. Cela nécessite visiblement un algorithme complexe et des ressources matérielles très importantes, en calculateur et en hébergement.

L’arbre universel n’est donc pas pour tout de suite, mais je suis sur que leurs esprits carburent pour fournir une alternative acceptable pour l’utilisateur.

Bonne année 2014 à Geneanet, et à bientôt pour tirer le bilan de ces nouveautés.

photoblogdeclement.blogspot.com

Un nom, deux prénoms, un lieu, deux naissances, un mariage, deux parents, une vie. Une femme. Un doute.

Voici une question que je vous soumets, non pas une épine à débloquer mais un petit truc qui cloche. Vous savez, un petit doute sur lequel on va choisir de fermer les yeux mais qui nous tiraillera toujours. Une probabilité qui n’est pas de 100%, deux individus qui auraient trop en commun, ou un seul dont on a mal retranscrit au fil du temps les données.

Je vous présente donc une jeune femme de 20 ans, Marie Catherine SALABERT. Elle se marie le 16 février 1873 avec son amour de 27 ans, Jacques COMBETTE. D’après l’officier de l’état civil, qui aurait eu sous les yeux son acte de naissance, elle serait née le 19 mars 1852.

1873-combette-jacques-salabert-marie-catherineMais je ne sais pas trop ce qu’il a eu sous les yeux, le bon Eugène MOURE, car moi je ne l’ai pas vu son acte de naissance.

Voilà ce que je trouve dans les tables décennales (j’ai aussi cherché dans les registres d’actes de naissance de 1852, je pense possible qu’un acte passe aux oubliettes dans les tables décennales, avec le même résultat) :

1850-enigme-salabert-marie-catherinePremier constat, il n’y a pas de naissance SALABERT en 1852, à Frontignan. Mais il y a une Catherine qui est née le 12 février 1851.

En cherchant son acte de naissance on retrouve :

1851-argellies-catherineCatherine SALABERT, née le 11 février 1851, de Marie MATHIEU dite Bonnel et de Jean Baptiste Pierre SALABERT, deux agriculteurs de Frontignan (les mêmes que ceux du mariage, évidemment).

Alors en résumé, ça ne me semble pas bien compliqué mais nous avons

Marie Catherine SALABERTnée le 12 mars 1852 à Frontignan
source : acte de mariage
acte non trouvé dans les registresFille de Jean Baptiste Pierre SALABERT
et Marie MATHIEU dite Bonnel
acte de mariage

et qui se marie avec Jacques COMBETTE en 1873
acte de mariage

Catherine SALABERTnée le 11 février 1851 à Frontignan
acte de naissance 

Fille de Jean Baptiste Pierre SALABERT
et Marie MATHIEU
acte de naissance

Alors je calcule une probabilité dans ma tête, rapidement, comme un SmartMatches de MyHeritage et je pense qu’il s’agit de la même personne. Mais pas à 100%. Mais si vous pensez que Marie Catherine et Catherine ne font qu’une, alors la probabilité va encore augmenter.

Mais je n’en serai jamais sur. C’est aussi ça le sel de la généalogie.

L’année dernière, j’avais déjà eu une énigme similaire (bien que plus compliquée) car la question posée était :

Avec quelle probabilité puis-je considérer

1) Jean François Carrot, né vers 1804, cultivateur-granger, époux de (Marguerite Farisier ménagère née entre 1808-1810), et décédé avant 1874 et

2) Pierre Carrot, journalier, né vers 1806, époux de (Marguerite Farissier ménagère née en 1808), et décédé en 1872

comme étant la même et unique personne ?

Et j’avais alors essayé de créer un score de probabilité d’identification. Je partais du principe que plusieurs données caractérisent un individu. Le nom, le prénom, le lieu de naissance, la date de naissance, le nom des témoins, l’époux, les enfants, les parents, les cousins. Ces données n’ayant pas toute la même force d’identification (un métier similaire est moins puissant à mon sens qu’un nom de famille similaire) j’avais créé un système de pondération.

Ainsi, deux individus étaient considérés comme différents et je calculais à partir de leurs données la probabilité qu’ils soient identiques.

Finalement, tout cela était trop compliqué à utiliser en routine et je m’en étais donc remis au bon sens.

Et dans la discussion avec Pierre de Gennus.org, je m’étais rendu compte qu’il partait d’un postulat différent. Il considère en premier lieu que les deux individus sont identiques et calcule leur « écart » via le système d’empreinte. Une bonne idée probablement plus simple à mettre en pratique.

PS : si vous aimez les énigmes généalogiques, les imprévus, il y en a plein ce mois ci dans de nombreux blogs francophones, car c’est le mois de l’entraide et des épines. 

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L’apologie du partage de données sans limites

Il y a quelques temps, j’ai réagi à un article de Geneamick sur le partage des données via twitter.

Il était remonté contre un autre utilisateur de Geneanet qui a copié sans ménagement tout un pan de son arbre pour le reproduire à l’identique, photographies inclues, dans son compte personnel. On appelle le copieur un « pilleur » dans le jargon des généanautes et il y a des témoignages de victime de pilleurs chaque semaine sur le forum officiel de geneanet. Si bien que pour dénicher les pilleurs, certains geneanautes disséminent des erreurs volontaires dans leurs arbres afin de jouir de la reproduction à l’infini de cette erreur. « Voyez comme ce sont de mauvais généalogistes, ils copient sans vérifier ! ».

La conséquence est évidemment désastreuse pour le copié (qui finit par ne plus partager), pour le copieur (qui a un arbre vraiment pourri s’il multiplie les pillages) et pour geneanet surtout (dont la crédibilité décroit au fil des pillages).

Alors pourquoi est-ce que la victime est énervée contre le pilleur ? Evidemment parce qu’elle se sent volée, parfois même violée, car le résultat d’années de recherches est sans ménagement, sans égards, copié, déformé, reproduit comme si cela n’était rien. Car toute son histoire familiale est reprise, comme appropriée par un autre, comme si on lui volait ses ancêtres. Et puis parce qu’il n’est pas cité comme la source du travail effectué.

Voici mon apport à ce débat, sans fin, qui me passionne autant que beaucoup d’entre vous.

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Pourquoi je partage mes données sur geneanet ?

Je pense que c’est la une question fondamentale qui peut expliquer certaines choses. Il y a deux versions qui s’affrontent, se mélangent, s’unissent et se séparent. D’abord je publie pour partager. Réellement partager. C’est-à-dire que je veux vraiment montrer à la communauté des généalogistes qui sont mes ancêtres et pouvoir bénéficier des connaissances de la communauté pour m’aider à remonter plus loin.

C’est via geneanet que j’ai pris contact avec une femme d’une soixantaine d’année qui se trouve être la cousine germaine du grand-père de ma copine (oui, le lien est ténu, mais présent) avec qui les échanges ont été fructueux. Elle a pu me donner des photographies d’époque, des informations que je ne possédais pas. En échange, je lui ai volontiers partagé des informations sur les plus jeunes générations de la famille Carrot. Nous étions tous les deux ravi de cet échange et en sortions enrichis.

Mais je publie également pour flatter mon égo, ne serait-ce qu’un peu. Nous avons tous un égo à flatter et publier un arbre toujours plus beau, gros, bien sourcé est une source de flatterie pour moi, pouvant paraître étonnante, mais réelle. Mais je suis sur que de nombreux lecteurs sont dans ce cas, sans pour autant se l’avouer ou en avoir conscience. Je suis parfois tellement fier d’avoir trouvé l’ancêtre que je cherche depuis deux ans. Il faut me comprendre !

Alors oui, celui qui me vole la date de naissance de mon SOSA en quelques clics alors que j’ai fait 300km, passé deux ans de recherche et de nombreuses heures sur internet pour trouver un acte, oui, ce-dernier m’irrite.

Mais la deuxième raison pour laquelle je publie ne doit pas surpasser la première, car c’est une raison négative, inutile et qui ne fera pas avancer la généalogie. Geneamick a certainement (je parle au conditionnel, je ne le connais pas) été touché dans son égo car tout son travail a été volé sans qu’il ne soit mentionné, alors qu’il est d’ailleurs un des seuls descendants de cette lignée. Je le comprends, mais je ne le soutiens pas.

A qui appartiennent mes données généalogiques ?

Se sentir volé, c’est aussi se sentir propriétaire des données volées. Mais nous appartiennent-elles vraiment.

Voilà une question épineuse à laquelle je ne peux pas répondre sans l’aide bienveillante de Jordi Navarro qui l’explique dans un excellent billet. A lire absolument.

Mais pour faire simple, votre base de donnée publiée sur geneanet est constitué de trois « morceaux » :

Les données = Le contenu
C’est-à-dire nos ancêtres, leurs dates de naissance etc. Elles sont des données publiques, et ne nous appartiennent pas. Je ne suis pas propriétaires du prénom et de la date de naissance de mon ancêtre en somme. Mention spéciale pour les photographies de Geneamick qui, probablement, sont les siennes.

La base = Le contenant
Sauf pour ceux (et il y en a sur ce blog) qui font leurs propres logiciel, le contenant ne nous appartient pas. De toute façon, pour partager des données, il faut que le contenant soit commun et donc, le plus souvent, il ne nous appartient pas. Que ce soit geneweb qui propulse notre arbre geneanet, gedcom qui permet le transfert du logiciel vers geneanet ou notre logiciel, rien n’est à nous, même si nous avons payé pour l’utiliser.

Le travail pour mettre le contenu dans le contenant.
La seule chose dont nous pouvons être fier, ce qui flatte l’égo, c’est le travail effectué. Il ne peut pas être couvert par aucun droit « d’auteur » puisque nous ne sommes que des amateurs. Il en va  certainement différemment des professionnels, et leur avis éclairé dans les commentaires me permettra d’en savoir plus sur la protection de leur travail.

En somme, rien ne nous appartient en généalogie. Rien. Il faut donc le savoir.

Est-ce que la copie de mes données me porte préjudice ?

Non, à moi, elle ne me porte pas préjudice. Elle me blesse dans mon égo, pendant un moment, mais elle ne m’enlève pas le plaisir de la recherche. Et encore moins le plaisir de partager.

Par contre, si Jordi mentionne qu’elle peut porter préjudice au copieur dans ses recherches futures, je rajoute qu’elle peut surtout porter préjudice aux individus copiés (si ce sont des contemporains) et il est absolument nécessaire de protéger les contemporains avant l’export gedcom. Et puis cela porte préjudice à la communauté des généalogistes car la notion de partage est froissée, dénaturée, la crédibilité de certains sites est remise en cause et de nombreux généalogistes parmi les plus illustres vont se refuser à publier leurs données pourtant très bien documentées. Dommage.

Comment aller à l’encontre des pilleurs ?

Une fois que mon point de vue est exposé, on va avoir l’impression que les pilleurs auront de beaux jours devant eux. Je ne crois pas.

Page contact   Clement BECLE  clementbecle    GeneaNetJe pense que l’idée de gennus pour valoriser les généalogistes les mieux documentées, et les généalogies les plus sourcées devrait être reprise par de nombreux sites de partage de données. Geneanet a déjà commencé en placardant un indice Geneanet sur les pages profils.

Il suffirait ensuite à geneanet de repérer via matching les doublons dans sa base de données et de présenter dans la page résultats de l’arbre des données similaires dont l’auteur aurait un meilleur Indice Geneanet.

Ainsi les pilleurs ne se voyant affublés que d’un indice geneanet tout petit serait-il probablement blessé … dans leurs égos. Si cela peut leur permettre de découvrir les joies de la recherche documentaire, ils verraient toutes les possibilités et tous les bonheur de la recherche en salle, ou derrière l’écran des archives en ligne. Cela pourrait avoir un but pédagogique.

Enfin, je pense que la collaboration, la création de belles bases de données bien sourcées et documentées en utilisant les forces de la communauté est ce qu’il y a de mieux pour lutter contre les collectionneurs d’ancêtres. Et c’est pourquoi le résultat du #ProjetTHMPF1418 lancé en 2013 sera en licence CC BY-SA (ou équivalent) afin de pouvoir le diffuser le plus largement possible. 

Comme j’aime cette notion de partage à l’infini, sachez également que toutes les données de ce blog sont en licence CC BY-SA (vous pouvez copier tout l’article, le vendre, le couper, le modifier) et que vous pouvez aussi recopier toute ma généalogie. Je ne vous en voudrai pas.