Archives pour la catégorie #Geneatheme

Le Geneatheme est une initiative lancée par @gazetteancetres qui consiste à écrire un article par mois sur un sujet commun à tous les généablogueurs.
Retrouvez les thèmes sur le blog La Gazette des Ancêtres

2736426549_bdb7f9c4de_b

Pourquoi j’ai créé mon blog de généalogie ?

Sophie Boudarel a proposé de revenir sur l’histoire de nos blogs de généalogie, de décrire nos motivations et de présenter un blog qui nous plait particulièrement.

Histoire de genbecle.org

J’ai commencé à m’intéresser à l’histoire de ma famille en 2007. Je veux dire « intéresser » au sens « étudier ». Parce que depuis toujours, j’ai aimé et raconté les histoires familiales, les maisons, les tombeaux visités à la Toussaint, les anecdotes et les photographies retrouvées dans les tiroirs.

personal_ancestral_file

A l’été 2007, alors que j’étais en congés d’été, je ne sais pas quelle mouche m’a piqué, mais je me suis mis à remplir un grand cahier A4, à questionner mes parents, à annoter des photographies et à compiler mes données dans Personnal Ancestral File puis dans Heredis. J’ai appelé ma base de données « genbecle » pour généalogie des Bècle. Rapidement, je me suis senti à l’étroit IRL : je me suis rendu compte que la généalogie se partage, à la fois dans ses résultats mais aussi dans son travail.

J’ai donc créé sur MultiMania une plateforme de travail. Une plateforme sur laquelle je publiais mes documents en ligne, et mon arbre en ligne (via l’option export HTML d’Heredis) et qui permettait à mes oncles, cousins qui travaillent sur cette généalogie de partager également leurs recherches.

MultiMania fermant ses portes, et Google proposant une plateforme de création de sites, j’ai switché pour Google Sites puis, en 2010 pour mon propre domaine hébergé chez OVH et propulsé par WordPress. C’était le 14 juin 2010. Depuis, je suis toujours là.

Dans le fond comme dans la forme, genbecle.org a bien changé. Ou plutôt ai-je changé et mon blog avec moi.

Initialement donc, il se voulait comme une plateforme de travail. Des documents, des données, des individus. Avec wordpress, j’ai pu améliorer cette fonction en utilisant certains plugins et mettre en ligne mes actes. Je détaillais d’ailleurs cela en novembre 2010. Mais très vite, je me suis penché sur un autre aspect du blog généalogique : raconter des histoires, exprimer des points de vue, lire des avis, commenter, décrypter et puis étudier les nouvelles technologies en généalogie, anticiper les modifications chez les éditeurs et leaker certaines fonctions ;-)

La blogosphère généalogique en 2010, vue par Jordi Navarro.

La blogosphère généalogique en 2010, vue par Jordi Navarro.

Le « déclic », je l’ai eu en lisant le blog de Jordi Navarro. Et en lisant cet article : Généalogie 2.0 : image de la blogosphère en 2010. Je me suis rendu compte que la blogosphère était riche, fournie, intéressante, et que je voulais en faire partie.

J’ai alors changé : un compte twitter, des articles d’opinions, des histoires familiales. Voilà ce qui m’intéressait vraiment. D’autant plus que l’aspect « plateforme de travail » était devenu trop compliqué à gérer, et que les services tiers comme geneanet étaient largement plus performants et efficaces dans ce domaine.

Et puis, petit à petit, comme vous le savez, je me suis mis à m’intéresser surtout aux nouvelles technologies en généalogie et à parler beaucoup de cela. J’ai discuté avec certains acteurs du secteur, et proposé quelques articles un peu plus fouillés dont je suis assez fier. :-)

Voici l’histoire du blog que vous lisez en ce moment. J’ai changé, mon arbre a grandit, ma pratique de la généalogie aussi, mon blog s’est modifié, tout a évolué. Ce qui a surtout changé en fait, c’est la blogosphère généalogique : jamais elle n’a été si dense, si unie et si variée à la fois. Elle fourmille d’articles intéressants, d’anecdotes, de visages, de photos, d’histoires, de femmes et d’hommes qui chaque jour racontent leur histoire familiale. C’est vraiment fabuleux.

Le blog que je mets en avant

J’en mets deux. Vraiment. Pour moi, les deux sont incontournables.

D’abord Papiers et Poussières. Parce que Jordi Navarro rédige d’incroyables billets, fouillés, documentés. Parce que Jordi m’a fait découvrir de nombreux blogs initialement, parce qu’il m’a poussé sans le savoir sur twitter. Parce que ce qu’il écrit est intéressant, et important pour nous tous. 

Ensuite La Gazette des Ancêtres. Parce que Sophie Boudarel anime avec passion une blogosphère qui la suit dans tous ses projets, parce que la moitié des blogs que je lis, je lui dois leurs créations, parce que la moitié des billets que je rédige, c’est suite à son initiative, à son invitation. Et puis, parce qu’il y a quelques temps, j’avais écrit un article dans son blog. Tu t’en rappelles ? C’était sur Rootstech. Aujourd’hui, pour le compte de la RFG, elle en revient. Ton parcours est au top, ton travail est au top, bravo et merci. 

photoblogdeclement.blogspot.com

Un nom, deux prénoms, un lieu, deux naissances, un mariage, deux parents, une vie. Une femme. Un doute.

Voici une question que je vous soumets, non pas une épine à débloquer mais un petit truc qui cloche. Vous savez, un petit doute sur lequel on va choisir de fermer les yeux mais qui nous tiraillera toujours. Une probabilité qui n’est pas de 100%, deux individus qui auraient trop en commun, ou un seul dont on a mal retranscrit au fil du temps les données.

Je vous présente donc une jeune femme de 20 ans, Marie Catherine SALABERT. Elle se marie le 16 février 1873 avec son amour de 27 ans, Jacques COMBETTE. D’après l’officier de l’état civil, qui aurait eu sous les yeux son acte de naissance, elle serait née le 19 mars 1852.

1873-combette-jacques-salabert-marie-catherineMais je ne sais pas trop ce qu’il a eu sous les yeux, le bon Eugène MOURE, car moi je ne l’ai pas vu son acte de naissance.

Voilà ce que je trouve dans les tables décennales (j’ai aussi cherché dans les registres d’actes de naissance de 1852, je pense possible qu’un acte passe aux oubliettes dans les tables décennales, avec le même résultat) :

1850-enigme-salabert-marie-catherinePremier constat, il n’y a pas de naissance SALABERT en 1852, à Frontignan. Mais il y a une Catherine qui est née le 12 février 1851.

En cherchant son acte de naissance on retrouve :

1851-argellies-catherineCatherine SALABERT, née le 11 février 1851, de Marie MATHIEU dite Bonnel et de Jean Baptiste Pierre SALABERT, deux agriculteurs de Frontignan (les mêmes que ceux du mariage, évidemment).

Alors en résumé, ça ne me semble pas bien compliqué mais nous avons

Marie Catherine SALABERTnée le 12 mars 1852 à Frontignan
source : acte de mariage
acte non trouvé dans les registresFille de Jean Baptiste Pierre SALABERT
et Marie MATHIEU dite Bonnel
acte de mariage

et qui se marie avec Jacques COMBETTE en 1873
acte de mariage

Catherine SALABERTnée le 11 février 1851 à Frontignan
acte de naissance 

Fille de Jean Baptiste Pierre SALABERT
et Marie MATHIEU
acte de naissance

Alors je calcule une probabilité dans ma tête, rapidement, comme un SmartMatches de MyHeritage et je pense qu’il s’agit de la même personne. Mais pas à 100%. Mais si vous pensez que Marie Catherine et Catherine ne font qu’une, alors la probabilité va encore augmenter.

Mais je n’en serai jamais sur. C’est aussi ça le sel de la généalogie.

L’année dernière, j’avais déjà eu une énigme similaire (bien que plus compliquée) car la question posée était :

Avec quelle probabilité puis-je considérer

1) Jean François Carrot, né vers 1804, cultivateur-granger, époux de (Marguerite Farisier ménagère née entre 1808-1810), et décédé avant 1874 et

2) Pierre Carrot, journalier, né vers 1806, époux de (Marguerite Farissier ménagère née en 1808), et décédé en 1872

comme étant la même et unique personne ?

Et j’avais alors essayé de créer un score de probabilité d’identification. Je partais du principe que plusieurs données caractérisent un individu. Le nom, le prénom, le lieu de naissance, la date de naissance, le nom des témoins, l’époux, les enfants, les parents, les cousins. Ces données n’ayant pas toute la même force d’identification (un métier similaire est moins puissant à mon sens qu’un nom de famille similaire) j’avais créé un système de pondération.

Ainsi, deux individus étaient considérés comme différents et je calculais à partir de leurs données la probabilité qu’ils soient identiques.

Finalement, tout cela était trop compliqué à utiliser en routine et je m’en étais donc remis au bon sens.

Et dans la discussion avec Pierre de Gennus.org, je m’étais rendu compte qu’il partait d’un postulat différent. Il considère en premier lieu que les deux individus sont identiques et calcule leur « écart » via le système d’empreinte. Une bonne idée probablement plus simple à mettre en pratique.

PS : si vous aimez les énigmes généalogiques, les imprévus, il y en a plein ce mois ci dans de nombreux blogs francophones, car c’est le mois de l’entraide et des épines. 

Blogging from A to Z April Challenge

Mes bonnes résolutions généalogiques de 2014

Après avoir fait un bilan simple de 2013, voici quelques unes de mes résolutions généalogiques pour 2014.

Participer au #ChallengeAZ et au #Geneatheme

Blogging from A to Z April Challenge

Il y a du pour et du contre dans ces deux projets proposés par Sophie en 2013, et si j’ai trouvé la qualité des articles du premier trop variable (la faute au manque de temps ?), je vous dévoile mon regret pour le second : cela lisse un petit peu trop la blogosphère généalogique à mon goût. En effet, nous savons presque à l’avance tous les thèmes qui vont être aborder dans les prochains mois dans la blogosphère généalogique.

Néanmoins, il faut reconnaître aussi que cela a un grand intérêt, et celui-ci surpasse bien évidemment ma critique négative : il permet au lecteur de découvrir de nombreux généalogistes très fertiles en articles, avec le plus souvent de jolies histoires à raconter, et il permet au blogueur manquant d’idées de réaliser un travail d’écriture chaque mois (ou chaque jour selon le challenge suivi) sur un thème auquel il n’aurait probablement pas pensé seul.

Je suis à la fois lecteur passionné et auteur en manque d’idées et, à partir de là, je trouve ces deux challenges fabuleux. Alors même si parfois, la quantité d’articles publiés peut noyer certaines pépites, le résultat est très agréable à lire. Je compte participer à ces deux challenges d’autant plus que le Challenge AZ me semble pouvoir s’ouvrir sur un horizon plus large que le geneatheme.

Finir le projet #Sources

1905_naissance alice rousset

Lancé l’année dernière, le projet #Sources a pour but de sourcer tous les NMD (ou les BMI) de mes SOSAS. C’est ce projet qui, repris du début, m’a permis de relire les actes sous un jour nouveau, de découvrir de nouveaux documents et de nouvelles tranches de vie de mes ancêtres, même les plus proches.

Il donne un aspect qualitatif à mon arbre non négligeable.

Je pense, mais je ne suis qu’un débutant, que reprendre sa généalogie du début doit être un travail enrichissant quel que soit le niveau atteint par son arbre, sa taille, sa précision, sa justesse. Il y a toujours des informations qui ont été passées sous silence. Et ce sont ces informations qui permettent de débloquer des branches, de retirer des épines généalogiques.

Améliorer la page hommage MPF

1908 - Auguste Bècle - Détail du portrait

En novembre dernier, pour le geneatheme dédié, je lançait ma page hommage aux anciens combattants de mon arbre.

Cette page en est encore aux balbutiements mais je souhaite l’améliorer, l’étoffer, l’enrichir et permettre à ma famille de (re)découvrir nos ancêtres qui se sont battues sur les différents fronts. Que ce soit sur le continent ou en Indochine, en Algérie, ou ailleurs.

Avancer le #ProjetTHMPF1418

tableau d'honneur

Enfin, j’espère que cette année avec Cédric, Vincent, Philippe, Véronique, Isabelle, Fabrice, Laetitia, Jean-Michel, Grégory, Christine, François, Laurent, Pierre-Valéry, Elise, Sophie, Gilbert, Myriam, Colette, Jean-Michel, Cyril, Fabien et Charles nous auront indexé le Tableau d’Honneur et permis à de nombreux descendants de retrouver la trace de leurs ancêtres.

Evidemment, j’espère que toutes ces résolutions vont se concrétiser mais je suis persuadé que de nouvelles idées vont émerger dans mon esprit et évincer les moins importants. Ce dernier #ProjetTHMF1418 est celui auquel je consacrerai le plus d’énergie, étant donné que je ne suis pas le seul impliqué.

Bonne année à tous. Et rendez-vous bientôt ici ou là.

Sans titre-2

Bilan de deux mille treize #geneatheme

Voici la fin de l’année qui s’approche avec ses bilans et son #geneatheme du mois de décembre. Je vais décomposer le mien en plusieurs paragraphes que vous lirez selon vos envies.

Le bilan de genbecle.org

L’année s’est déroulée en trois phases bien distinctes sur le blog.

Evolution de l'audience de genbecle.org en 2013, jusqu'au 7 décembre inclus.

Evolution de l’audience de genbecle.org en 2013, jusqu’au 7 décembre inclus.

 

D’abord de janvier à mai, période de préparation de l’internat qui m’a empêché d’être bien disponible sur le blog. En résulte une absence de nouveaux articles et, ajoutée à une nette diminution du trafic en provenance de Google à partir de mars, une baisse importante de lecteurs. Par contre j’ai découvert de nombreux autres blogs qui ont été bien actifs, particulièrement pendant le challenge AZ du mois d’Avril, qui m’a permis de remplacer l’écriture par la lecture.

De Juin à Octobre, je me suis rattrapé. J’ai publié tout ce qui me venait à l’esprit (particulièrement à propos des nouvelles technologies) et surtout, j’ai réalisé des entretiens téléphoniques ou en face à face qui m’ont permis d’aboutir à des articles dont je suis assez fiers. Ceux-ci me semblent intéressants car assez complets et détaillés : Article sur Gennus, sur Brozer ou mon entretien avec Pierre-Marie Charvoz (du conseil général de Savoie). Finalement j’ai également réussi à trouver de l’inspiration pour suivre les geneathemes de @gazetteancetres. Cette période m’a aussi permis de bien comprendre que lorsque l’on publie des articles pas trop mal fichus, et bien les visiteurs reviennent. ;-)

Enfin depuis ma prise de poste à l’Hôpital Cardio de Lyon, je n’ai plus une minute à moi, à part peut-être un 8 décembre au soir pour écrire quelques articles. L’hommage que je souhaitais faire aux poilus en novembre n’a finalement été qu’une ébauche, un premier coup de crayon à un projet qui me tient à cœur. Mon tableau d’honneur des Morts Pour la France de la généalogie genBECLE.

Sans titre-2

Ainsi au total, vous aurez lus (du 8 décembre 2012 au 7 décembre 2013) 45,357 pages pour un total de 737 heures passées sur le site. Ce qui est mieux que l’année passée.

Le bilan de mon arbre généalogique

J’ai fait cette année pas mal de découvertes. Je continue activement a recenser tous les Bècle de France que je découvre dans les actes, ou sur les sites internet de partage. Aujourd’hui j’en ai plus de deux cents dans mon arbre ou dans mes cahiers. Mais je n’ai toujours pas le premier d’entre eux, mon objectif, le SOSA ultime.

Je continue d’enquêter sur la maison de famille, La Sauvage, et de lister tous ses secrets. Elle a des choses à raconter cette maison. Et toujours un lien de parenté à retrouver.

Prise de Vue de La Sauvage

Prise de Vue de La Sauvage

Mon arbre continue de bien grandir, à son rythme, mais j’en suis heureux, et c’est bien là le principal.

Mon premier achat d’un logiciel de généalogie

Avec la sortie de Heredis 2014, j’ai fait mon premier achat généalogique. J’ai acheté le logiciel le jour de sa sortie. Finalement, avec les articles que j’ai écrit, j’ai été le premier (et peut-être le seul) à me convaincre moi-même.

Page d'accueil d'Heredis 2014

Page d’accueil d’Heredis 2014

J’utilise Heredis depuis la version Heredis 9 (datant de 2006) en version pro et pourtant c’est la première fois que je l’achète. J’avoue ne pas être la cible parfaite des éditeurs de logiciels sachant que je n’avais jusqu’ici pas beaucoup de sous et que je trouvais facilement des solutions pour cracker ces logiciels (qui sont loins d’être inviolables). Néanmoins, en octobre j’ai franchi le pas et j’ai acheté Heredis, comme une récompense de leur travail pour ces 7 dernières années. Et parce que j’aime le logiciel. Et parce que j’en ai marre de devoir le bidouiller pour l’utiliser. Et surement parce que je commence à me faire un peu vieux. ;-)

La transformation de ma généalogie nomade

Mon carnet noir de recherche, fidèle allié depuis 2013.

Mon carnet noir de recherche, fidèle allié depuis 2013.

Je n’ai plus de smartphone Android, ni d’iPhone depuis la fin d’année 2012. J’ai donc commencé 2013 sans smartphone et je me suis mis au carnet noir, très sympa, tellement pratique et agréable à lire que je ne reviendrai pas en arrière.

Depuis quelques semaines j’ai un Windows Phone 8 qui est également beau et efficace, mais je ne pense pas m’en servir pour mes recherches (surtout que les applis de généalogie ne sont pas légions). Il me servira par contre comme l’iPhone à l’époque pour enregistrer mes discussions avec ma grand-mère.

Enfin, si tout va bien, je devrai bientôt avoir une nexus 7 , alors peut-être que ça changera la donne. En tout cas je ne manquerai pas d’en parler ici.

Le #CopyrightMadness du centenaire de la grande guerre

1908 - Auguste Bècle - Détail du portrait

Il faut aussi établir les points noirs de 2013. On en avait déjà parlé il y a quelques temps avec l’affaire Henri Crozier mais le centenaire de la première est aussi le centenaire du business. C’est ainsi que le descendant de Louis Baschet, dirigeant de l’illustration, m’a fait savoir par mail que je ne pourrais utiliser le mot « L’Illustration » dans mes articles ni reproduire les scans des photos de mes ancêtres pour les diffuser sur le blog. On considère en effet que Louis Baschet est l’auteur du document et que donc celui-ci appartient à l’Illustration pendant encore quelques années.

Cela étant, je possède de mon côté les originaux des photos envoyés par ma famille à l’Illustration à l’époque et je peux retrouver la liste des cités et de leurs citations à l’ordre de l’armée autre part que dans les journaux de l’illustration, donc il me semble que je suis en droit de les reproduire sur ce blog.

La déception des starts-up françaises

8741095958_bfd2112c1a_z

Je parle beaucoup des nouvelles technologies dans ce blog, parce que cela m’intéresse tout particulièrement. Mais je dois dire que l’année 2013 n’aura pas été franchement une bonne année pour celles-ci.

En effet, Cette année ont été annoncées Gennus.org et Brozer.fr mais, après un teasing cet été très prometteur, on attend encore de pouvoir utiliser ces produits. Si l’arbre généalogique universel semblait proche via ces deux idées, le délais d’exécution semble si long que nous ne verrons peut-être jamais ces services. Dommage mais il ne faut pas désespérer.

Du côté de la cartographie, geneatlas.fr a définitivement fermé ses portes pendant que genearth ne semble pas avoir évolué depuis 2012. Cependant il existe de nombreuses et belles alternatives à la cartographie généalogique.

Enfin, notons la mise en vente d’oncledamerique.com ainsi que la reprise d’histographe par herodote.net. Ça ne va donc pas si fort que ça pour les starts-up française de généalogie et d’Histoire.

Espérons que 2014 soit l’année d’éclosions de services prometteurs. J’y crois, je l’espère.

#geneatheme : Une carte postale de Frontignan début XXè

La carte postale de Frontignan que je vous présente est une de mes toutes premières découvertes sur les archives départementales en ligne de l’Hérault. La découverte date de l’été 2007, la photographie du début du XXème siècle.

2013-10-08_094538

Cette photographie présente la cueillette des Muscats à Frontignan. L’inscription indique qu’il s’agit de la propriété de Jacques Combette (1845-1930), mon SOSA 18. Je veux bien le croire, mais ne peux pas le vérifier. Mais cette photographie possède d’autres points d’intérêt.

D’abord, ce qui a attiré mon attention en 2007, c’est l’inscription manuscrite  » +Bècle  » à la suite de  » Propriété de M. Jacques Combette « . Evidemment, j’ai pensé au muscat de Frontignan Bècle-Combette.

BC_LD

La question qu’on peut se poser, c’est « qui a inscrit cette mention ? Et pourquoi ». En tout cas elle nous donne une information de taille sur la date de prise de vue, car si en 1902 Jacques Combette est bien négociant en vin, il l’est seul. Sa fille n’a pas encore épousé Paul Bècle (1875-1957) (le mariage se tiendra en 1904 à Frontignan). Paul Bècle se lancera dans le négoce en 1913 avec ses cousins Argelliès avant de devenir autonome à partir de 1914.

Après la guerre, en 1924, Jacques Combette a 79 ans et c’est naturellement que son gendre reprend l’affaire familiale, la fusionne avec la sienne, et crée le muscat Bècle-Combette. Pour faire connaître ses produits, Paul va acheter des publicités dans les annuaires et les almanachs comme celle ci-dessous.

Annuaire du département de l'Hérault, 1930, Publicité

Sur la date, mon hypothèse est que la prise de vue est antérieure à 1930 (Jacques Combette était propriétaire de ses vignes tant qu’il était vivant) mais postérieure à 1924 (pour que Paul Bècle y travaille).

Sur le lieu, j’avoue ne pas savoir, mes différentes interrogations n’ont trouvés aucune réponse. La maison que l’on voit dans le fond ne parle à personne de mon entourage.

Sur les individus photographiés, ma grand-mère pense avoir reconnu Paul Bècle. Cet homme avec le grand chapeau crème, la main dans le dos, et la barbichette noire. Dans son attitude, ses vêtements, elle le reconnait même si son visage est masqué. Et en effet, on remarque que sa tenue vestimentaire est plus adaptée à la supervision qu’au travail de vendange. Les manches ne sont pas retroussées et l’homme porte un gilet noir.

2013-10-09_133838

Voici maintenant quelques photographies de Paul Bècle de face, au moins 20 ans plus tard. La première photo date de 1946, la seconde de 1951 probablement.

Paul Bècle, en 1946paul-becle

Sur l’identité de l’expéditeur et du destinataire, presque aucune information. Le dos de la carte ne mentionne que Mademoiselle Toutdemême comme destinataire, sans adresse, et en ce qui concerne l’expéditeur, il devait connaître le propriétaire du vignoble pour penser mettre la mention +Bècle, mais je ne reconnais pas son écriture (et si l’on considère qu’il est un Bècle, sa signature). 2013-10-08_094627

 

Au total, cette photographie trouvée sur internet conserve encore de nombreux secrets, et si certains reconnaissent le lieu, ou sont capables de dater plus précisément la photographie, vous êtes les bienvenus en commentaire.

#geneatheme La cigale et la fourmi, ou l’apologie de ma non-organisation

Notre community manager à tous, @gazetteancetres, propose comme thème d’article pour septembre l’organisation de notre généalogie. Je m’y prête volontiers, sachant que j’ai déjà un peu utilisé ce thème dans mes articles de fin d’années « Quel généalogiste suis-je ?« . Mais le dernier date maintenant un petit peu, et comme je suis jeune, j’évolue vite. =)

Voilà le point 2013 de mon organisation. Et cela ne va pas dans le sens de la méthode.

Il faut dire que j’ai un agenda bien chargé, que j’aime profiter des moments de la vie pour faire la fête, sortir, voir mes proches et discuter.

J’aime évidemment la recherche généalogique, mais je l’aime tant que je la butine. Je papillonne d’ancêtre en ancêtre à la recherche d’une information sur l’un, d’une date pour l’autre. Au gré de mes discussions je me passionne très vite pour un ancien combattant dont j’ai alors envie de retracer le parcours militaire, puis pour un patronyme dont je vais vouloir rechercher l’ancêtre commun et les descendants, puis pour une photographie que je vais vouloir dater, identifier, et en prendre soin (bravo à l’initiative de MyHeritage à ce propos). Pour cela je vais aller acheter un cadre dans une rue dans laquelle mes ancêtres Goubert avaient un magasin de vaisselle, ce qui me rappelle évidemment que 1) je n’ai pas fini mes recherches sur le patronyme Goubert 2) que le département d’origine des Goubert n’est pas encore en ligne. En revenant à la maison, je me connecte alors sur geneinfos.fr pour vérifier que le site n’est effectivement pas en ligne mais en checkant twitter, il se trouve qu’Heredis vient faire du teasing pour son futur logiciel. J’écris alors un article à ce sujet et relance mon ancienne version du logiciel (pour comparer avec la future) et je tombe sur mon patronyme, Bècle, et je me rappelle que j’ai pour objectif un jour prochain de retracer leur parcours migratoire.

Alors je ressors mon carnet noir, qui est une ébauche de mon organisation. J’y note des listes de noms, des dates, de lieux. J’y colle des cartes que j’annote, des photographies que je légende, des données que j’utilise. Au gré de mes recherches. Sans sommaire, sans queue ni tête, sans logique apparente. Simplement celle du plaisir. Alors quand il faut y chercher des données, on reprend du début et on repart dans cette course effrénée où mon esprit va tellement plus vite que mon stylo ou que mon clavier.

Mon carnet Noir. Mon héros.

Mon carnet Noir. Mon héros.

Dans mon carnet noir, il y a aussi des objectifs que je dois suivre (dispo aussi ici) à long terme. Il y a les retranscriptions des souvenirs de ma grand-mère. Dans mon carnet noir, il y a surtout les documents dans lesquels je n’ai trouvé aucune donnée qui intéresse ma généalogie.

WP_20130922_012
Et en lisant mon Carnet Noir, je me rends compte qu’il faut que j’écrive un mail au doctorant qui fait des recherches sur le muscat de Frontignan, dont le Bècle-Combette, qu’il faut que j’appelle M. Nougaret qui m’a donné des infos sur les Argelliès, qu’il faut que je contacte Jean Valette qui travaille sur l’abbé Argelliès, qu’il faut que je renomme mes fichiers sources dans mon PC (parce que je ne vous ai pas dit, mais quand je fais mes recherches sur des AD en ligne, je télécharge les photos que je légende (quand même !) pour les retrouver… Mais jamais de la même façon ! Ce qui fait que chaque session de recherche possède son propre type de nommage. Ce qui est aberrant, certes, mais me ressemble). Chaque session de recherche possède également une note numérique, mais le logiciel change souvent (j’essaye de nombreuses options, vous comprenez). Evernote, One Note, Bloc-note, Word, Excel, tout y passe. Sans qu’aucun ne me satisfasse. D’où le retour au bon vieux Carnet Noir.

J’ai aussi un listing de documents que je dois 1) numériser 2) sourcer.

Ah tiens, il faut aussi que je repense à mon objectif #BackToBasics8 et #Sources que j’ai du laisser en plan parce que mon oncle m’avait donné de nouvelles photographies à étudier.

Bref, je chante la généalogie, je danse la généalogie comme la cigale de la fable Je prends du plaisir chaque fois que j’ouvre ce carnet, chaque fois que je lance Heredis, chaque fois que je rédige un billet. Et je repense à la fourmi dès que je lis les billets de @gazetteancetres, qui semble tellement organisée, méthodique, et efficace. Mais peu importe mon organisation qui n’en est pas une, le principal, c’est que je prenne du plaisir dans ce que je fais.

Post-scriptum : en lisant cet article, j’ai lu sur mon téléphone que Généatique 2014 allait sortir le 4 novembre 2013. Voilà qui est dit.