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Retrouvez toutes les dernières news technologiques en lien avec la généalogie : Logiciels, iPhone, Androïd, web, Geneanet, Genealogie.com, familysearch ou encore MyHeritage : tout ce que je pense est ici.

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Que nous réserve Geneanet pour 2014 ?

Dans quelques jours, Geneanet déménagera. Environ trente employés vont découvrir de nouveaux bureaux pour encore mieux propulser le site de généalogie français numéro 1. Il y a 10 ans, ils n’étaient que deux, en plus du créateur de GeneaNet, Jacques Le Marois. Mais 2014 ne sera pas seulement l’année des nouveautés pour l’équipe. Très bientôt, les visiteurs vont découvrir un nouveau logo, plus moderne, et dès cet été la version 5.0 du site internet sera déployée.

Geneanet : Nouveau logo pour une nouvelle vie

geneanet2014

Plusieurs choses changent dans ce nouveau logo. D’abord GeneaNet change de nom. Celui-ci devient Geneanet. Une maigre différeNce, certes, mais qui philosophiquement veut dire beaucoup. Le « N » majuscule signait l’importance du Net, du Web, et la nouveauté que cela représentait dans les années 90-2000. Maintenant, cela sonne presque vieux, comme les « web » de geneweb ou francegenweb. Or Geneanet reste un site moderne, qui évolue avec son temps, qui se construit lentement mais surement. Il fallait moderniser cela.

Il en va de même pour le logo cerclé qui précède le nom. Avant, nous avions droit à une version stylisée d’un arbre en ligne, un logo finalement très geek. Il fallait être initié pour le comprendre. Maintenant, nous avons un arbre naturel, et non plus virtuel. Comme pour montrer qu’après de nombreuses années, le site est toujours là, bien présent dans la vie des gens, toujours près de nous, inaliénable et indispensable. Mais ce nouveau logo est aussi fait pour être compris de tout ceux qui n’aurait jamais fait de généalogie. L’arbre est un symbole universel. Avec ce logo, on est à la fois plus moderne par la police d’écriture et plus marqué dans la durée avec l’arbre naturel.

Ce nouveau logo est presque le même que celui de MyHeritage. Comme pour montrer que le petit site français n’a pas peur de s’immiscer sur les plates-bandes du géant israélien, pour montrer son envie d’expansion à l’international aussi (excusez la résolution du nouveau logo Geneanet, un peu faible et la version a peine modifiée du logo de MyHeritage).

comparatif

On sent que ces deux sites se battent sur le même créneau, l’Histoire Familiale, contrairement à FamilySearch plus tourné vers le futur de la Généalogie Technologique.

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Continuer à croître, un défi permanent pour Geneanet

Aujourd’hui, Geneanet revendique 2 500 000 visiteurs uniques par mois. Très loin devant Généalogie.com. Mais les concurrents sont ailleurs, à l’international. Parce que pour continuer à grandir alors que tous les généalogistes français sont acquis à sa cause, Geneanet a trois solutions. Soit se développer à l’international (et devenir concurrent de MyHeritage ou d’Ancestry), soit conquérir un public plus familial. Soit les deux. Et c’est cette dernière solutions qu’ambitionne Geneanet.

Le logo est le premier indice du futur de Geneanet. Un logo plus simple, pour s’adresser à un public plus familial (Geneanet passera d’un site de généalogistes avertis vers un site d’Histoire Familiale, probablement) et un logo plus universel pour s’adresser à un public international.

Mais le logo ne fait pas tout, et la future version du site, la 5.0, devra apporter une belle valeur ajoutée à Geneanet pour se distinguer d’une concurrence déjà très développée, et surtout très riche.

Une version 5.0 de Geneanet plus simple, plus claire et plus efficace

L’objectif est de créer une version 5.0 du site plus simple à utiliser, plus harmonisée, claire et efficace. La version 4.0 date maintenant de 2011 et une remise à plat s’imposait.

Un nouveau moteur de recherche devrait voir le jour. Un concurrent au SuperSearch de MyHeritage ? 

La page d’accueil du site sera également revue. Aujourd’hui, d’une certaine manière, on peut considérer que sur Geneanet, j’ai deux pages d’accueil : celle de mon arbre en ligne (geneweb, qui est presque « mon site perso ») et celle de la page d’accueil de Geneanet. Demain, ces deux pages vont s’unifier.

Sur la page d’accueil de Geneanet, j’aurai un accès facilité à mon arbre en ligne, pour le modifier, l’arranger, le mettre à jour. Et puis, mon arbre en ligne, s’il conservera son URL, devrait être mieux intégré à Geneanet pour une harmonisation globale du site.

Le défi est important car, comme de nombreux généalogiste, je tiens à l’aspect petit-site-personnel de l’arbre en ligne, mais pour le visiteur issu de Google qui tombe sur mon arbre en ligne, il faut qu’il puisse facilement bénéficier des ressources de Geneanet. Enfin, pour Geneanet, il s’agit de rendre la recherche plus efficace, et donc d’amener plus d’utilisateur vers la page d’accueil du site, et son nouveau moteur de recherche.

Enfin, Geneanet a repensé toute la charte graphique et la navigation du site. Car depuis 1996, Geneanet a beaucoup évolué. Il a lentement empilé de nouvelles fonctions, qui sont venus d’abord étoffer le site puis rapidement le complexifier. Un bon design web devrait permettre d’accéder plus facilement aux meilleures fonctionnalités de Geneanet.  Nous verrons si le résultat tiendra ses promesses.

La nouvelle version sera disponible cet été (avec une période de test au préalable) et espérons qu’un nouveau design et de nouvelles couleurs soient au rendez-vous. Le bleu-vert fait un peu cheap et j’espère voir un design plus sobre.

Un arbre universel, pas pour tout de suite

La question de l’arbre universel reste d’actualité chez Geneanet. Comme Brozer ou Gennus, on se pose la question. Mais la réponse est loin d’être à portée de clic. Cela nécessite visiblement un algorithme complexe et des ressources matérielles très importantes, en calculateur et en hébergement.

L’arbre universel n’est donc pas pour tout de suite, mais je suis sur que leurs esprits carburent pour fournir une alternative acceptable pour l’utilisateur.

Bonne année 2014 à Geneanet, et à bientôt pour tirer le bilan de ces nouveautés.

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L’apologie du partage de données sans limites

Il y a quelques temps, j’ai réagi à un article de Geneamick sur le partage des données via twitter.

Il était remonté contre un autre utilisateur de Geneanet qui a copié sans ménagement tout un pan de son arbre pour le reproduire à l’identique, photographies inclues, dans son compte personnel. On appelle le copieur un « pilleur » dans le jargon des généanautes et il y a des témoignages de victime de pilleurs chaque semaine sur le forum officiel de geneanet. Si bien que pour dénicher les pilleurs, certains geneanautes disséminent des erreurs volontaires dans leurs arbres afin de jouir de la reproduction à l’infini de cette erreur. « Voyez comme ce sont de mauvais généalogistes, ils copient sans vérifier ! ».

La conséquence est évidemment désastreuse pour le copié (qui finit par ne plus partager), pour le copieur (qui a un arbre vraiment pourri s’il multiplie les pillages) et pour geneanet surtout (dont la crédibilité décroit au fil des pillages).

Alors pourquoi est-ce que la victime est énervée contre le pilleur ? Evidemment parce qu’elle se sent volée, parfois même violée, car le résultat d’années de recherches est sans ménagement, sans égards, copié, déformé, reproduit comme si cela n’était rien. Car toute son histoire familiale est reprise, comme appropriée par un autre, comme si on lui volait ses ancêtres. Et puis parce qu’il n’est pas cité comme la source du travail effectué.

Voici mon apport à ce débat, sans fin, qui me passionne autant que beaucoup d’entre vous.

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Pourquoi je partage mes données sur geneanet ?

Je pense que c’est la une question fondamentale qui peut expliquer certaines choses. Il y a deux versions qui s’affrontent, se mélangent, s’unissent et se séparent. D’abord je publie pour partager. Réellement partager. C’est-à-dire que je veux vraiment montrer à la communauté des généalogistes qui sont mes ancêtres et pouvoir bénéficier des connaissances de la communauté pour m’aider à remonter plus loin.

C’est via geneanet que j’ai pris contact avec une femme d’une soixantaine d’année qui se trouve être la cousine germaine du grand-père de ma copine (oui, le lien est ténu, mais présent) avec qui les échanges ont été fructueux. Elle a pu me donner des photographies d’époque, des informations que je ne possédais pas. En échange, je lui ai volontiers partagé des informations sur les plus jeunes générations de la famille Carrot. Nous étions tous les deux ravi de cet échange et en sortions enrichis.

Mais je publie également pour flatter mon égo, ne serait-ce qu’un peu. Nous avons tous un égo à flatter et publier un arbre toujours plus beau, gros, bien sourcé est une source de flatterie pour moi, pouvant paraître étonnante, mais réelle. Mais je suis sur que de nombreux lecteurs sont dans ce cas, sans pour autant se l’avouer ou en avoir conscience. Je suis parfois tellement fier d’avoir trouvé l’ancêtre que je cherche depuis deux ans. Il faut me comprendre !

Alors oui, celui qui me vole la date de naissance de mon SOSA en quelques clics alors que j’ai fait 300km, passé deux ans de recherche et de nombreuses heures sur internet pour trouver un acte, oui, ce-dernier m’irrite.

Mais la deuxième raison pour laquelle je publie ne doit pas surpasser la première, car c’est une raison négative, inutile et qui ne fera pas avancer la généalogie. Geneamick a certainement (je parle au conditionnel, je ne le connais pas) été touché dans son égo car tout son travail a été volé sans qu’il ne soit mentionné, alors qu’il est d’ailleurs un des seuls descendants de cette lignée. Je le comprends, mais je ne le soutiens pas.

A qui appartiennent mes données généalogiques ?

Se sentir volé, c’est aussi se sentir propriétaire des données volées. Mais nous appartiennent-elles vraiment.

Voilà une question épineuse à laquelle je ne peux pas répondre sans l’aide bienveillante de Jordi Navarro qui l’explique dans un excellent billet. A lire absolument.

Mais pour faire simple, votre base de donnée publiée sur geneanet est constitué de trois « morceaux » :

Les données = Le contenu
C’est-à-dire nos ancêtres, leurs dates de naissance etc. Elles sont des données publiques, et ne nous appartiennent pas. Je ne suis pas propriétaires du prénom et de la date de naissance de mon ancêtre en somme. Mention spéciale pour les photographies de Geneamick qui, probablement, sont les siennes.

La base = Le contenant
Sauf pour ceux (et il y en a sur ce blog) qui font leurs propres logiciel, le contenant ne nous appartient pas. De toute façon, pour partager des données, il faut que le contenant soit commun et donc, le plus souvent, il ne nous appartient pas. Que ce soit geneweb qui propulse notre arbre geneanet, gedcom qui permet le transfert du logiciel vers geneanet ou notre logiciel, rien n’est à nous, même si nous avons payé pour l’utiliser.

Le travail pour mettre le contenu dans le contenant.
La seule chose dont nous pouvons être fier, ce qui flatte l’égo, c’est le travail effectué. Il ne peut pas être couvert par aucun droit « d’auteur » puisque nous ne sommes que des amateurs. Il en va  certainement différemment des professionnels, et leur avis éclairé dans les commentaires me permettra d’en savoir plus sur la protection de leur travail.

En somme, rien ne nous appartient en généalogie. Rien. Il faut donc le savoir.

Est-ce que la copie de mes données me porte préjudice ?

Non, à moi, elle ne me porte pas préjudice. Elle me blesse dans mon égo, pendant un moment, mais elle ne m’enlève pas le plaisir de la recherche. Et encore moins le plaisir de partager.

Par contre, si Jordi mentionne qu’elle peut porter préjudice au copieur dans ses recherches futures, je rajoute qu’elle peut surtout porter préjudice aux individus copiés (si ce sont des contemporains) et il est absolument nécessaire de protéger les contemporains avant l’export gedcom. Et puis cela porte préjudice à la communauté des généalogistes car la notion de partage est froissée, dénaturée, la crédibilité de certains sites est remise en cause et de nombreux généalogistes parmi les plus illustres vont se refuser à publier leurs données pourtant très bien documentées. Dommage.

Comment aller à l’encontre des pilleurs ?

Une fois que mon point de vue est exposé, on va avoir l’impression que les pilleurs auront de beaux jours devant eux. Je ne crois pas.

Page contact   Clement BECLE  clementbecle    GeneaNetJe pense que l’idée de gennus pour valoriser les généalogistes les mieux documentées, et les généalogies les plus sourcées devrait être reprise par de nombreux sites de partage de données. Geneanet a déjà commencé en placardant un indice Geneanet sur les pages profils.

Il suffirait ensuite à geneanet de repérer via matching les doublons dans sa base de données et de présenter dans la page résultats de l’arbre des données similaires dont l’auteur aurait un meilleur Indice Geneanet.

Ainsi les pilleurs ne se voyant affublés que d’un indice geneanet tout petit serait-il probablement blessé … dans leurs égos. Si cela peut leur permettre de découvrir les joies de la recherche documentaire, ils verraient toutes les possibilités et tous les bonheur de la recherche en salle, ou derrière l’écran des archives en ligne. Cela pourrait avoir un but pédagogique.

Enfin, je pense que la collaboration, la création de belles bases de données bien sourcées et documentées en utilisant les forces de la communauté est ce qu’il y a de mieux pour lutter contre les collectionneurs d’ancêtres. Et c’est pourquoi le résultat du #ProjetTHMPF1418 lancé en 2013 sera en licence CC BY-SA (ou équivalent) afin de pouvoir le diffuser le plus largement possible. 

Comme j’aime cette notion de partage à l’infini, sachez également que toutes les données de ce blog sont en licence CC BY-SA (vous pouvez copier tout l’article, le vendre, le couper, le modifier) et que vous pouvez aussi recopier toute ma généalogie. Je ne vous en voudrai pas. 

détail plan la sauvage

Créer une cartographie devient vraiment facile avec Google Maps Engine Lite

Créer une carte sur laquelle figure les migrations de mes ascendants Bècle est un de mes projets généalogique sur lequel je travaille depuis un moment. Ce projet n’est pas fini, je suis en train de rentrer dans ma base de données de nombreux « nouveaux » Bècle.

Néanmoins, j’ai commencé à étudier les possibilités de représentation de ma généalogie sur une carte depuis que GeneAtlas est mort. Il y a plusieurs très bons articles à ce sujet dans la blogosphère :

Et certainement d’autres que vous pourrez me proposer en commentaire.

Avec la sortie d’Heredis 14, j’attendais beaucoup du module migration qui me permet de justement travailler cette thématique mais j’ai été déçu du rendu qui ne se fait que sur quelques générations. Je voulais un parcours plus ambitieux, sur plusieurs générations, simple de création et de saisie, précis, exportable et exploitable.

J’ai choisi Google Maps.

Google Maps permet depuis longtemps de créer ses propres cartes grâce au bouton « mes adresses ».

01 - Mes adressesMais maintenant, cela emmène directement sur Google Maps Engine Lite, qui est une web application complète de création de cartes. Elle permet notamment d’importer des fichiers Excel directement. Ce qui pour les généalogistes est intéressant car tous les listings créés par Heredis s’ouvrent sans problèmes sur Excel (via la fonction exporter puis un simple copier-coller).

Voici mon exemple : la liste éclair des Bècle, triée selon la date de première apparition dans la commune (DEBUT). On voit que les plus anciens Bècle sont apparus en 1753 à Neublans-Abergement. Si je ne remonte pas plus haut pour le moment, c’est la faute aux AD39 qui ne se mettent pas en ligne. Et de la mienne qui ne prend pas le temps d’aller faire un voyage généalogique dans le Jura. Mais passons.

02 - liste eclair excelIl suffit d’importer ce fichier Excel très simplement dans Google Maps Engine Lite. Cela se fait si rapidement que je n’ai même pas eu le temps de faire une capture d’écran de l’import en cours.

03 - importerLors de l’importation du tableau, il faut choisir quelle colonne correspond au lieu à placer sur la carte (dans mon exemple, on pourrait prendre tout à la fois le Code postal, ou la Commune). Je choisis la colonne COM (commune).

La deuxième question qui surgit est quelle est la colonne qui correspond au titre de l’onglet, de la « puce ». On peut encore une fois choisir celui que l’on veut. J’ai choisi le nom de famille.

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Parfois quelques erreurs surgissent dans la saisie du nom des communes : ce sont les différences entre la base de données d’Heredis et celle de Google. Google pointe du doigt les erreurs et il n’y a plus qu’à les corriger. Dans mon exemple, il ne comprend pas que l’Abergement Saint Jean est Abergement-Saint-Jean.

Je lui fais comprendre.

06 - Erreur

07 - Erreur

La cartographie est simple, belle, mais surtout exploitable selon les données rentrées dans le tableau. Pour moi, ce qui m’intéresse, c’est de connaître la migration des Bècle, donc de hiérarchiser les puces en fonction de la première date où un Bècle est notifié dans cette commune. Je vais donc hiérarchiser mes communes en fonction des dates de DEBUT. Cela se fait dans l’onglet « Style » qui permet de changer le motif et la couleur des puces. Le mieux pour moi est de hiérarchiser le style par « plages » et je choisis la colonne DEBUT pour les différentes plages.

08 - Rendu

09 - styleLe résultat est très satisfaisant, mais surtout exploitable, modifiable, je peux rajouter des colonnes dans l’éditeur de tableau, ou même modifier les dates et ma carte se modifiera automatiquement.

Cette carte utilise le fond de Google Maps, mais propose également d’autres fond intéressant pour une exportation ou une impression. Elle est également exportable sur Google Earth. Et du coup on peut l’utiliser avec les cartes de Cassini.

Je peux même l’intégrer dans un article de Blog ;-)

exporter

Heredis 2014 améliore surtout la recherche

Heredis sera présenté demain 16 octobre 2013. Tout ce qui est présenté dans cet article n’est pas officiel mais reste le fruit de mes recherches. Cet article ne bénéficie que du crédit que vous voudrez bien m’apporter.

La Recherche devient importante sous Heredis 2014

La recherche ne bénéficiera plus seulement d’une petite palette à gauche de l’écran mais carrément d’un onglet central. Cela signe l’importance que prend le domaine de la recherche dans la conception du logiciel.

Pour chaque individu, la recherche sera à la fois menée en local (donc sur notre fichier de généalogie) et sur le web. Concernant la recherche sur le web (la fameuse ouverture sur internet), Heredis promet plusieurs « opérateur de recherche » partenaires. Ainsi, la recherche sera menée à la fois sur Heredis Online mais également sur tous les sites qui auront bien voulu nouer un partenariat avec le leader français du logiciel de généalogie. Un témoignage d’utilisateur mentionnant geneanet comme opérateur de recherche nous pousse à imaginer que nous n’aurons plus besoin de quitter Heredis pour chercher des informations sur les principaux sites web de généalogie. Les recherches pourront être affinées en fonction des critères des opérateurs de recherche (par exemple, on pourrait sélectionner tous les critères de recherche geneanet directement depuis Heredis). Les résultats quant à eux s’afficheront sur une page web ouverte dans le navigateur.

Les recherches ne se feront pas que sur des individus. Mais également sur des branches entières. En fait, visiblement, nous pourront mémoriser des branches sur lesquelles nous travaillons souvent pour revenir facilement dessus. Il sera possible de mener des recherches directement sur des branches, donc sur un individu dans son contexte.

La création de branches sous Heredis 2014

La création de branches sous Heredis 2014

Il faut aussi noter la création d’un onglet « Tâches », qui nous permettra de nous organiser efficacement dans nos recherches généalogiques. L’affichage des tâches sera modulable en fonction de l’individu central et des critères sélectionnés. Cet onglet, associé au nouveau module de recherche, permettra d’être plus efficace dans nos recherches.

Ce qui serait vraiment intéressant, c’est que les versions mobiles d’Heredis puissent bénéficier également de la fonction « tâches » afin de donner un élan mobile à la recherche. Sinon, les utilisateurs préféreront toujours d’utiliser un gestionnaire de tâche tiers (Evernote, ToDo list, etc.) qui sera disponible sur tous les supports.

Taches

Sachez toutefois qu’a priori, les fonctions « tâches », « rechercher dans les sources », « médias » et « lieux » ne seront disponibles que pour les utilisateurs de la version pros.

Même si ces améliorations sont intéressantes, on reste cependant loin des technologies que propose MyHeritage en termes de recherche. Les fonctionnalités web associées à un logiciel puissant et un tout nouveau partenariat avec FamilySearch placent MyHeritage toujours bien devant.

Heredis Online ne permettra pas de modifier son arbre

Heredis Online ne sera qu’un hébergeur et visionneur d’arbre en ligne. Pas un logiciel en ligne. Donc on ne pourra pas modifier son arbre depuis le navigateur. Il remplace simplement planete-genealogie et bénéficiera de la marque « heredis ».

C’est vraiment dommage. Heredis propose un bon logiciel de généalogie sur ordinateur, des applications mobiles convenables mais il faudrait à mon sens encore se moderniser. Je pense que l’avenir du logiciel en général et donc d’Heredis en particulier passe par une présence sur tous les supports, de manière équivalente. Cela signifie que BSD Concept doit proposer une application web, une application ordinateur, une application mobile en synchronisation permanente, via le cloud. Pourquoi ? Parce que le généalogiste est mobile, et qu’il a besoin de travailler de n’importe où et parce que le généalogiste fait un travail de fourmi et qu’il ne doit pas s’éparpiller, ses recherches doivent être centralisées. Heredis devrait tout centraliser sur un fichier et être disponible de partout. Tout le temps. Là encore, la concurrence anglo-saxonne a une belle longueur d’avance.

Sinon le design, comme souvent sur les sites internet d’Heredis, est soigné, clair et agréable. Je pense héberger mon arbre chez eux, pour voir dans un premier temps si le service est performant.

Heredis Online

Synchronisation entre deux périphériques : pas de Cloud

La synchronisation entre les devices se fait toujours via le wifi (cela signifie que les deux périphériques doivent être connectés au même réseau wifi) ou par USB. Donc toujours pas de synchronisation en passant par le Cloud (qui permet de stocker sa généalogie sur internet et de la télécharger quel que soit le réseau du périphériques : mobile, wifi personnel ou wifi de la salle de lecture).

Là aussi, c’est une ébauche de nouveauté mais on a le sentiment désagréable que ce n’est pas fini. Il faut vraiment passer sur un logiciel de 2013, avec un fichier maître dans le Cloud et des versions locales qui modifient le fichier maître pour que tout soit toujours à jour, et simple. Surtout. Pour faire bien, faire simple.

Alors pourquoi Heredis ne franchit pas la frontière du Cloud ? Le premier élément de réponse qui m’apparaît est que le Cloud fait peur aux utilisateurs d’Heredis (qui ne sont pas tous de la génération Y) et que l’utilisateur moyen d’Heredis (qui ne lira pas ces lignes) préfère avoir tout en local, car il aurait avec le cloud la sensation d’être dépossédé de son travail.

Environnement Graphique

Si le bleu est la couleur dominante d’Heredis 2014, l’environnement n’est pas vraiment modifié. On confirme la possibilité de changer de thème (donc de couleur de l’environnement) mais globalement, on ne sera pas surpris par le logiciel.

Page d'accueil d'Heredis 2014

Page d’accueil d’Heredis 2014

L'onglet Saisie.

L’onglet Saisie.

L'onglet Famille, amélioré mais similaire.

L’onglet Famille, amélioré mais similaire.

Le business model

Le business model ne changera pas. Pas d’abonnement à prévoir pour l’utilisation de la suite logicielle. On reste avec l’achat d’un logiciel et c’est tout. Probablement que les études d’Heredis montre que leurs clients ne sont pas prêts à franchir le pas et passer à un SaaS avec abonnement.

Au final

J’espère simplement que le principal atout d’Heredis, le confort de saisie de données, restera inégalé. C’est finalement le plus important dans un logiciel que le principal soit bien fait.

Demain sera présenté officiellement Heredis 2014. J’aurai enfin les réponses à toutes mes questions, et je pourrai enfin utiliser le logiciel. On saura définitivement ce que vaut Heredis 2014.

Lisez également les informations officielles sur le site d’Heredis et le blog de Jimbo (darverne-et-darmorique.blogspot.fr), bétâ-testeur officiel qui présentera demain le logiciel de fond en comble.

MyHeritage + FamilySearch = Super SuperSearch

Depuis quelques mois, MyHeritage propose de nombreuses nouveautés. Initiative photos,  SmartMatches™, SuperSearch, RecordMatches, RecordDetective, etc. Bon, derrière tous ces noms un peu compliqués, et qui sont plus des marques, se cachent des fonctionnalités de MyHeritage intéressantes technologiquement. Maintenant, grâce au partenariat conclu avec FamilySearch, ces technologies pourront nous proposer des données pertinentes (ce qui manquait un peu à nous autres Français).

MyHeritage est le "cool" du groupe, alors que FamilySearch est l'intello. Finalkement pas faux.

MyHeritage est le « cool » du groupe, alors que FamilySearch est l’intello. Finalement pas faux.

 

D’abord les SmartMatches cherchaient dans les arbres MyHeritage des correspondances entre individus, afin de savoir si un membre de notre arbre était présent sur celui d’un autre. Ainsi si un Claude Denis Bècle était présent dans un autre arbre MyHeritage, on me le faisait savoir.

Ensuite RecordMatches recherchait des données généalogiques pertinentes correspondantes aux données de notre arbre, quel que soit le document source (journaux, photo, stelle, …). Ainsi si une tombe mentionnant Claude Denis Bècle était dans la base de données MyHeritage, on me le faisait savoir.

Ensuite, ils ont proposé d’extraire automatiquement les informations du document pour les intégrer dans l’arbre. Puis ont proposé le RecordDetective® qui, en quelques mots, permet une fois un document trouvé sur le moteur de recherche d’aller plus loin dans la découverte en trouvant pour vous tous les autres documents en rapport, ainsi que les fiches des individus cités.

SuperSearch est une sorte de super moteur de recherche généalogique qui va chercher dans les arbres de MyHeritage, mais aussi dans les documents de MyHeritage, donc qui agrège toutes les technologies précédemment citées.

Tout cela semblait bien intéressant, mais les quelques fois où j’ai essayé de l’utiliser, il n’y avait aucune information pertinente pour le petit généalogiste français que je suis, les documents étant essentiellement anglo-saxon.

Cela sera peut-être réglé avec le partenariat entre FamilySearch et MyHeritage. Visiblement le premier est intéressé par les technologies du second, alors qu’il manque au second les données généalogiques pléthoriques du premier.

En tout cas, cela confirme l’intérêt grandissant que je porte à MyHeritage, car ils proposent véritablement une généalogie multiplateforme via le cloud, des outils de recherche qui semblent de plus en plus pertinents (il faudra voir à l’usage bien entendu) avec des données qui vont devenir intéressantes et surtout, une énergie débordante et donc régulièrement des nouveautés et des améliorations de leurs services. Un modèle à suivre pour les sociétés françaises (qui restent mes préférées =) ).

Lire aussi :

http://blog.myheritage.fr/2013/10/un-partenariat-avec-familysearch-apporte-des-milliards-de-donnees-a-myheritage/

Qu’est-on en droit d’attendre d’Heredis 2014 ?

Edit du 15 octobre : en savoir plus en lisant cet article datant du 15 octobre. La sortie d’Heredis 2014 est prévue pour aujourd’hui 16 octobre 2013.

Hier 10 septembre, BSD Concept a commencé son teasing pour son nouveau produit : Heredis 2014. Cette attente se fait sous la forme de témoignages des bêta-testeurs et, en essayant de lire entre les lignes, on pourrait commencer à en savoir plus sur cette nouvelle version. Ce qui suit est le fruit de ma réflexion, et est non officiel.

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Heredis Online, son arbre sur le web

Heredis Online serait un service permettant de diffuser son arbre en ligne. Il rentrerait probablement en concurrence avec geneanet et marcherait sur les plates-bandes de planète généalogie (le service actuel de diffusion d’arbres issus d’Heredis). Cela signifierait selon moi l’arrêt de planète-généalogie (qui ne m’a jamais vraiment conquis) pour se recentrer sur une marque plus connue du public (Heredis).

Officiel : Planète-généalogie devient officiellement Heredis Online1. Il ne sera désormais plus nécessaire d’installer le logiciel PG, tout sera géré depuis le logiciel Heredis 2014. Les noms d’utilisateurs, mots de passe et données seront conservés.

On pourrait imaginer un peu plus encore : Heredis est connu comme logiciel de généalogie, alors Heredis online serait-il la version en ligne du logiciel ? Autrement dit une web-application ? A mon sens ce serait l’idéal : notre fichier de généalogie maître dans le cloud, et de nombreux logiciels pour le mettre à jour : logiciel installé sur l’ordinateur (Heredis 2014), application mobile, web-application (Heredis Online). Nous verrons bien.

Une synchronisation automatique via le cloud ?

Voilà qui manque cruellement à Heredis. Si Heredis online permet de publier facilement son arbre, voire de le synchroniser et de faire des back-ups, alors cela nécessite une synchonisation totale via le cloud (et non plus simplement par son réseau wifi local). C’est ce que j’imagine de plus simple et efficace quand un utilisateur parle « d’ouverture sur internet ».

Une nouvelle interface graphique

Visiblement, une nouvelle interface devrait voir le jour. Plus colorée (quatre thèmes différents devraient être proposés) et plus épurée. Un nouveau logo devrait aussi être dévoilé pour l’occasion.

Un module de recherche sur plusieurs sources ?

On retrouvera un module de recherche qui pourrait aller chercher des informations sur différentes sources, dont geneanet ( « Le module Recherches sera un très grand plus pour mes recherches puisque j’utilise beaucoup Geneanet. » ). Ce module permettrait également de noter son avancement, et d’organiser ses recherches. En ce mois de #geneatheme « organisation », cela conviendra surement @gazetteancetres.

Un onglet famille remanié

L’onglet famille semble amélioré, avec notamment la possibilité de visualiser la famille étendue d’un simple coup d’œil.

Edit du 10 Octobre 2013 : Un nouvel onglet famille verra bien le jour, avec possibilité de voir la famille étendue. Un visuel officiel vient d’être dévoilé par Heredis.

Nouvel onglet famille d'Heredis 2014.

Nouvel onglet famille d’Heredis 2014.

Disponibilité et prix d’Heredis 2014

Heredis 2014 serait disponible dans les semaines qui viennent, à un prix identique aux versions précédentes (car sur twitter, on signale que les acheteurs d’Heredis 13 à partir du 1 septembre 2013 verront la mise à jour gratuite vers Heredis 2014).

Officiel : la date de sortie d’Heredis 2014 est pévue pour le 16 octobre 2013

Les absents

Pas de traces d’une meilleure gestion des sources, d’amélioration dans la saisie des documents, et notamment des actes (une des grandes force d’Heredis, mais qui a des limites certaines, cf. article Brozer).

Pas de traces d’une version Android d’Heredis.

Pas de traces d’une compatibilité améliorée avec les standards actuels, ni de volonté de respecter les standards futurs (gedcomX).

Pas d’amélioration de la politique tarifaire, sachant que je suis pour une politique d’abonnement, beaucoup plus en phase avec l’époque, et à mon avis plus simple pour les utilisateurs et pour l’éditeur.

Au total

Une ouverture sur le web qui se faisait attendre serait sur le point de voir le jour. Avec une web-application et une synchronisation via le cloud, on se rapprocherait de ce que fait actuellement MyHeritage.

La spécificité française d’Heredis, et si son module de recherche permet vraiment d’aller trouver des données sur geneanet ou d’autres sites français, cela en ferait un atout indéniable par rapport à la concurrence anglo-saxonne.

Un teasing qui nous en apprend un peu donc, mais qui surtout nous permet de repenser au logiciel de nos rêves.

  1.  http://www.heredis-genealogie.com/newsletter/newsletter-13-09-2013.html  []

Deux start-ups françaises de généalogie prometteuses : #2 Brozer.fr

La philosophie des start-up du net est assez simple : une idée = une entreprise (se résumant le plus souvent à quelques employés, un serveur internet, un site, et de l’huile de coude). Et des idées dans le monde de la généalogie, gennus.org et brozer.fr en ont de bonnes.

La deuxième start-up que je voulais vous présenter, c’est Brozer.

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Brozer.fr (et bientôt .coop) se présente comme un nouveau modèle de logiciel de généalogie en ligne (ou webapps) avec, comme gennus, deux très grandes ambitions : la première, c’est de repenser complètement la façon de créer son arbre généalogique et la deuxième, c’est que chaque généalogiste, au lieu de travailler sur son arbre personnel, travaille sur un morceau d’un arbre généalogique universel.

1) Brozer : Une nouvelle façon de construire son arbre

La logique du processus généalogique (celui que nous suivons tous dans nos recherches) est simple : nous cherchons un document généalogique (naissance, mariage, décès, notaire, passeport, témoignage) et à partir de ce document, nous extrayons des informations concernant un individu. Ainsi, il n’existe pas (ou ne doit pas exister) un individu dans notre généalogie qui ne soit pas mentionné quelque part, sur un acte, au dos d’une photographie, dans le témoignage d’un proche.

Or il est important de noter qu’aucun logiciel de généalogie actuel ne permet de suivre simplement cette logique. Seul Heredis à ma connaissance l’aborde via la « saisie d’un acte » mais il a de nombreuses limites : les données saisie via ce formulaire sont transformées en arbre, certes, mais ne sont pas conservées pour une réutilisation ultérieure : si je saisis l’acte de naissance de Jean Dupont, né en 1823 avec les données de ses pères, mères et témoins (qui sont donc bonnes, puisque dans l’acte) mais que je le relis dans mon arbre au mauvais Jean Dupont, je ne peux pas réutiliser les données saisies pour les relier au bon Jean Dupont. Il me faut tout effacer, et recommencer la saisie de l’acte comme s’il s’agissait d’un nouvel acte.

L’idée des créateurs de Brozer, c’est de partir de cette logique et d’en faire un logiciel de généalogie en ligne. La construction de notre arbre ne commencera pas par la saisie du de-cujus, comme souvent, mais bien par la saisie d’un acte. Ainsi, il n’y aura aucun individu dans les arbres de Brozer qui ne sera pas cité par un document, fut-il un témoignage oral indexé. Ce qui n’est vraiment pas le cas chez la concurrence, convenons en.

Le maître mot de cette approche est donc la traçabilité des informations, et franchement, c’est une très bonne idée.

2) Brozer : l’introduction d’un nouveau concept, celui de « la personne »

Pour améliorer cette traçabilité chère à Nicolas, le créateur de Brozer, il faut introduire un nouveau concept en généalogie, qui existe également en philosophie, celui de « la personne », opposé à celui de « l’individu ». En fait, cela revient à essayer de comprendre ce qui définit un individu, quelle est son identité.

Ce n’est pas vraiment un nouveau concept en soi, car pour les lecteurs de la revue française de généalogie1 Guillaume de Morant rappelait que « le modèle Gentech porté par la national Genealogy Society américaine a été la première à proposer la notion de « persona » ».

Pour comprendre ce qu’est une personne, il faut la distinguer d’un individu. Et c’est très simple.

La personne, c'est un individu à un instant t. Par exemple lors de son premier mariage, la personne de J DUPONT, c'est : J DUPONT, 23ans, Agriculteur, demeurant à AVIGNON, se mariant à SETE avec Marie DURAND. Alors que lors de son décès en 1905, la personne de J DUPONT c'est : J DUPONT, 82ans, employé de Banque, demeurant à Lyon et décédant à Paris.  Si les deux personnes sont différentes, on parle pourtant bien du même J DUPONT, l'individu.

En fait, la personne correspond à ce qu’est Jean DUPONT à un instant t : lors de son mariage, il a 23 ans, il est agriculteur et il vit à Avignon. La personne de Jean DUPONT lors de son décès en 1905 est différente : il est employé de banque, a 82 ans et il vit à Lyon. Cependant si les deux personnes sont différentes, l’individu Jean DUPONT est le même. Ainsi l’individu est la somme des personnes et une personne est un individu à un instant t.

L’idée de Brozer est de reprendre ce concept et de l’appliquer : dans chaque document généalogique est définie une personne, et chaque personne mise bout à bout définissent l’individu. Autrement dit, dans Brozer, un individu sera décrit par sa « ligne de vie »2 , soit par l’ensemble de ses personnes.

Voici un schéma qui représente le concept de personne opposé au concept d'individu.

Voici un schéma qui représente le concept de personne opposé au concept d’individu.

3) le document et son indexation, le cœur de Brozer

Chacune des personnes définissant un individu est détaillée dans un document généalogique. Les informations issues de ces documents constituent ainsi le cœur du système Brozer, et seront codées dans un nouveau format, le .DGS. Ce format sera capable d’intégrer de façon permanente toutes les informations généalogiques contenues dans tous les documents : noms, prénoms, dates mais aussi taille, couleur de cheveux etc. Ce format se devra d’être modulable (vu la multitude de documents pouvant être une ressource généalogique) et surtout uniforme pour toujours être reconnu du système.

L’indexation (ou le relevé) du document sera effectué par la communauté des utilisateurs de Brozer pour en extraire les informations. Et toutes les informations extraites seront intégrées dans l’arbre généalogique et auront comme source le document indexé.

tracabilite2

Ainsi, en cliquant sur l’individu x, on aura tous les documents dans lesquels il est apparu, y compris ceux dont l’individu central n’est pas l’individu x. C’est la forme ultime de traçabilité. Et cela semble prometteur.

Evidemment, cela nécessite que l’indexation par la communauté soit juste, exhaustif, et relié au bons individus. Nicolas m’a confié que les relevés auront 4 « niveaux de preuve » : le premier correspond à une indexation partielle quand le quatrième sera un relevé exhaustif vérifié par d’autres membres de la communauté. De quoi intégrer une hiérarchie dans la validité des informations.

Les liens qui seront créés manuellement entre individus de l’arbre et personnes extraites des documents seront évidemment réversibles en cas d’erreurs, sans toutefois perdre les informations de l’indexations du document. L’intelligence humaine gardera donc bien le contrôle du système, en intégrant les notions de doute, d’hypothèse et d’erreur.

On peut ici voir le lien avec un autre volet du projet Brozer qui est déjà très avancé : le service Téléarchives, qui permet à chacun (particulier et association) de déposer ses documents numérisés sur le web (son propre serveur ou un espace de stockage loué à Téléarchives), de les visionner facilement et de les indexer (dans le futur, avec le format .DGS).

4) l’arbre universel et le matching

Sur Brozer, on ne travaille pas sur son arbre généalogique, mais sur une partie d’un grand arbre universel. En effet, l’hypothèse de départ de Brozer est de dire qu’il n’existe pas deux individus identiques (comme il n’existe pas deux documents identiques) et donc, il est inutile d’avoir deux arbres différents avec les mêmes individus dedans. De plus, Nicolas est persuadé qu’il est impossible techniquement de fusionner deux arbres ensemble, même si les individus qui les composent sont identiques.

Alors qu’est ce qui va se passer concrètement :

  1. Je vais rentrer des documents dans Brozer que je vais indexer
  2. Je vais en extraire des personnes que je vais pouvoir lier à des individus déjà existant dans l’arbre, ou en créer de nouveaux, évidemment.
  3. Mais le logiciel va également me proposer des individus qui pourraient correspondre à la personne extraite de mon document. C’est ce qu’on appelle le matching.
  4. Libre à moi de dire au logiciel si je pense qu’il a raison (et valider le matching) ou lui indiquer que je pense qu’il a tort (et rejeter le matching). Si je pense qu’il a tort, le lien créé sera « ne correspond pas à cet individu » avec la raison de ce rejet, car l’absence de lien avec son explication est une donnée généalogique à prendre en compte.

Mais comment le logiciel me propose des individus ? Si l’idée de Gennus est de comparer les empreintes des individus, Brozer compare les documents sources et donc les personnes extraites. En effet, il ne peut pas exister deux actes de naissance identiques. Si deux documents postés sur Brozer sont identiques, c’est que les personnes extraites sont identiques. Donc l’individu auquel les personnes sont liées. Cela nécessite une indexation propre, avec un niveau de preuve élevé (cf. paragraphe précédent) et donc une communauté active et nombreuse.

5) la communauté Brozer se devra d’être besogneuse

Tout l’enjeux de Brozer est là pour moi. Car si le l’idée d’une généalogie  en tant que science participative, très documentée, avec des sources bien indexées, et une traçabilité optimum le tout sur un arbre universel avec une interface simple et claire, est très intéressante, elle ne pourra pas être concrétisée sans une communauté active de généalogistes expérimentés qui pourront intégrer de nombreuses informations fiables au site.

Mais comment inciter les généalogistes à utiliser la plateforme en sachant que :

  1. Le droit d’entrée sur Brozer s’élèvera à 25€ par an (ou un peu moins selon son appartenance à des associations, etc.)
  2. Que l’import gedcom n’est pas autorisé, sinon comme aide de départ, car il n’est pas compatible avec le modèle (la logique) de Brozer.

Car oui, c’est là le principal problème pour moi : comment faire en sorte que des généalogistes chevronnés reprennent leurs travaux à zéro en commençant par rentrer des documents, les indexer dans un nouveau format, en extraire des personnes et les lier à des individus quand on a 1000, 5000, 10 000 individus dans son arbre ?

Si ce travail est long, fastidieux, et rébarbatif, il sera absolument nécessaire pour le fonctionnement futur de Brozer. Car sans communauté, pas de base de données conséquente et sans base de données conséquente, pas de matching efficace, pas d’arbre universel et donc pas de futur à cette start-up.

Nicolas LAWRIW pense que son projet d’avoir un arbre avec des informations plus fiables, de pratiquer la généalogie de cette façon (en tant que science participative) et d’avoir un arbre universel appartenant à une coopérative (donc à l’ensemble de ceux qui le crée) est suffisamment porteur pour attirer les généalogistes en masse afin d’approvisionner la base de données initialement. Il va falloir néanmoins réussir à les convaincre que cette façon de faire est mieux que leurs habitudes de 20 ans, et on sait tous que changer les habitudes des généalogistes est très difficile.

Pour les débutants qui vont démarrer leurs travaux par contre, la simplicité de la construction de l’arbre à partir des documents, cette logique de la recherche appliquée à la saisie des informations, et la traçabilité importante peuvent paraître suffisant pour inciter les jeunes à utiliser Brozer plutôt qu’un autre logiciel de généalogie.

Passée cette étape critique du lancement, lorsque le nombre de documents indexés sera conséquent, Brozer pourra alors apporter sa véritable valeur ajoutée pour les généalogistes, à savoir une généalogie fiable et très documentée. Scientifique.

Conclusion

La philosophie de Brozer me parait très intéressante. Cette façon d’entrer des informations dans l’arbre par la saisie d’un acte est une fonction qui me plait déjà chez Heredis, mais la traçabilité des informations et le fait d’avoir une généalogie propre est très documentée est un vrai plus pour Brozer.

Cependant il va falloir faire un très gros travail pour inciter de nombreux généalogistes à transposer leurs travaux sur Brozer. Personnellement, et je ne suis pourtant qu’un généalogiste débutant, je n’ai pas très envie de reprendre ma généalogie, qui est le résultat de sept années de travail, à zéro. Il va falloir un premier contact très positif avec Brozer et donc une première ébauche très réussie pour me convaincre. Le premier contact sera primordial et Brozer n’aura pas le droit à l’erreur.

Pour en savoir plus

  1. Contacter nicolas.lawriw@brozer.fr par mail
  2. Le compte twitter de Brozer @Brozer_coop
  3. Lire l’interview de Nicolas LAWRIW par Guillaume de Morant dans le numéro 207 de la revue Française de généalogie, daté d’août-sept. 2013, p.39-40
  1. Revue Française de Généalogie,  N° 207, daté d’août-septembre 2013, p.40 []
  2. chère à Sophie Boudarel : Voir ici []

De la convergence des logiciels et des sites de généalogie grâce au mobile

Geneanet a publié il y a quelques jours son application pour Android, celle pour iOS devant suivre sous peu. Même si celle-ci est aujourd’hui simplement une application de consultation de l’arbre envoyé préalablement sur leur site geneanet.org, il est évident que d’ici quelques mois cette application permettra de modifier son arbre, de l’enrichir, d’ajouter des photos et deviendra un véritable logiciel de gestion de sa généalogie pour smartphones et tablettes.

Avant : des domaines distincts, des produits bien différenciés

Un logiciel de généalogie local ? Tellement 1998.... Place à la généalogie 2.0 (capture issue du forum BSD pour tous)

Un logiciel de généalogie local ? Tellement 1998…. Place à la généalogie 2.0 (capture issue du forum BSD pour tous)

Il est intéressant de remarquer que depuis quelques années on assiste à un changement très rapide dans le monde des nouvelles technologies. Les frontières sont brisées, les domaines d’activité se superposent, doucement mais surement. Avant, nous avions un ordinateur sur lequel on installait :

  1. des logiciels applicatifs (notamment de gestion de généalogie) et
  2. un navigateur qui nous permettait également de consulter des sites web de partage de données (comme Geneanet).

On distinguait alors bien les différences entre les logiciels comme Heredis et les sites de recherche et de partages de données comme Geneanet. Et ce d’autant plus que l’ordinateur n’était pas connecté en permanence à internet. Chacun avait sa place, et se développait dans son domaine d’activité.

L’arrivée de l’iPhone change la donne en 2007

Les apps mobiles révolutionnent notre façon de consulter internet, mais par leur philosophie, également notre façon de faire notre généalogie.

Les apps mobiles révolutionnent notre façon de consulter internet, mais par leur philosophie, également notre façon de faire notre généalogie.

Mais l’arrivée de l’iPhone en 2007, puis des smartphones Android performants et de l’iPad en 2010 ont tout bousculé en peu de temps. Maintenant, nous avons différents devices (smartphones, tablettes, ordinateurs) qui sont en permanence connectés à un internet toujours plus performant et rapide. Et surtout, le modèle économique représenté par les Apps (ces petits logiciels qu’on installe sur nos smartphones et tablettes) tend à s’imposer également dans le monde des ordinateurs de bureau avec windows 8.Et cela a plusieurs conséquences :

  1. Les sites internet deviennent de plus en plus efficaces et proposent de véritables logiciels en lignes (que l’on nomme webapps) : on n’a parfois plus besoin de logiciels applicatifs installés sur son ordinateur puisque ceux-ci sont disponibles en ligne. Les plus connus sont notamment les webapps de gestions d’emails comme Gmail ou la suite créative Google Documents
  2. Les sites internet de tous bords proposent des applications mobiles (facebook, twitter, mais aussi geneanet) qui sont de véritables logiciels pour smartphones et tablettes, et bientôt pour PC. Ainsi, certains site ne se consultent que via des Apps mobile (comme news republic), et le trafic internet mondial via mobile explose au point de dépasser parfois les ordinateurs de bureau. Les applications mobiles révolutionnent notre façon de consulter internet, et aussi notre façon de faire notre généalogie.
  3. Les éditeurs de logiciels se doivent de proposer leurs logiciels pour les mobiles : les anciens logiciels pour PC sont donc obligés d’être connectés en permanence à internet pour synchroniser leurs données. Et ce faisant, ils investissent dans des sites de partage de données (comme planete-genealogie.fr).

Et ainsi nous avons des sites internet comme Geneanet qui empiètent le marché du logiciel de généalogie (que ce soit via les applications mobiles ou via leur arbre en ligne propulsé par geneweb) et des logiciels de généalogie comme Heredis qui ont besoin de se développer dans les technologies internet pour proposer leurs applications sur mobiles et empiètent sur le marché des sites de recherche et de partage de données en ligne.

Le futur, la convergence

Dans un avenir proches Geneanet, MyHeritage, BSD Concept (Heredis), Généatique (CDIP), FamilySearch ou Ancestry, pourtant issus d’univers différents, proposeront les mêmes services, et nous devront nous, généalogistes amateurs et professionnels, choisir et sélectionner les plus innovants, les plus performants et ceux qui évolueront le plus rapidement. Et à ce jeux là, je pense que les mammouths-éditeurs de logiciels BSD Concept et le CDIP vont y laisser des plumes s’ils ne se mettent pas à jour plus vite. Cela fait des années que leurs modifications annuelles ne sont qu’esthétiques, ou presque. Il va falloir faire quelque chose pour espérer continuer à exister dans une dizaine d’années mesdames et messieurs les éditeurs.

Microsoft Office Excel propose un modèle de généalogie

Dans le domaine des logiciels de généalogie, il y a plusieurs catégories : les logiciels au sens strict du terme, du type Heredis ou Geneatique, les web-application (Geneanet, le futur Gennus), ceux qui font un peu les deux (Ancestry, MyHeritage) et puis il y a le très old school Microsoft Excel.

Microsoft vient de publier il y a quelques jours un modèle (template) pour faire sa généalogie à l’aide du célèbre tableur.

Vos origines n’auront plus de secrets pour vous ! Établissez votre généalogie à l’aide de ce modèle : http://t.co/hDRY91uppM

— Office France (@OfficeFrance) July 15, 2013

Grâce à ce modèle, cela devient facile de faire son arbre avec le logiciel : il suffit de se laisser guider par le modèle, de changer les noms et prénoms, les dates et lieux de naissance pour que la mise en page se fasse toute seule. J’ai essayé, et c’est vraiment simple.

La présentation du modèle Excel de généalogie

Microsoft Excel - Généalogie - 01

Voici la page principale, qui représente l’ascendance du de-cujus.
Alors certes, c’est simple, mais assez jolie.

La page principale représente l’ascendance du de-cujus. Elle est simple, colorée et assez jolie finalement. En cliquant sur les détails (les points gris) on accède à la page des détails (également accessibles via les onglets en bas).

La page des détails du couple.

La page des détails du couple.

Les pages de détails sont présentés sous la forme du couple principal. Les enfants sont plus bas. On peut y insérer des photographies, modifier les détails des individus.

La page des enfants.

La page des enfants.

L’intérêt sera surtout ressenti par les débutants.

L’intérêt pour les généalogistes avertis est clairement nul, le fichier ne permettant pas d’exploiter les données. On peut compléter quelques générations, et puis plus rien. On préférera un logiciel du type d’Heredis.

Par contre pour les débutants, c’est très sympa : il s’agit tout simplement d’un arbre numérique vierge qu’il faudra remplir en ajoutant les photos de ses parents, de ses grands parents, en essayant de trouver les dates de naissance ou de mariage des individus. Cela peut permettre à certains de découvrir la généalogie et de se prendre de passion pour cette science.

Télécharger le modèle Excel de généalogie

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Deux start-ups françaises de généalogie prometteuses : #1 Gennus.org

La philosophie des start-up du net est assez simple : une idée = une entreprise (se résumant le plus souvent à quelques employés, un serveur internet, un site, et de l’huile de coude). Et des idées dans le monde de la généalogie, gennus.org et brozer.fr en ont de bonnes.

logo de gennus.org

logo de gennus.org

Gennus.org, une ambition d’arbre généalogique universel, mondial, gratuit, amélioré par la communauté.

La première start-up que je souhaite présenter c’est gennus.org. Actuellement en phase de développement bêta (donc de tests et d’amélioration quotidienne, dans une version instable) ce site est ambitieux. Le projet démarre en janvier 2011 quand Pierre et Bastien commencent à s’intéresser à leurs généalogies. Ces deux informaticiens souhaitent proposer un service innovant de généalogie à base de matching : en mettant en ligne mon arbre généalogique via un import gedcom, gennus.org me proposera un matching (un individu similaire d’un arbre d’un autre utilisateur) que je pourrai valider ou non. Il me proposera ensuite d’enrichir mon arbre avec les données des autres internautes. Mais Pierre et Bastien vont encore plus loin : ils veulent créer un arbre universel de qualité sur une plateforme mondiale (donc multilangue) gratuite et sans utilisation commerciale des données. Quelle ambition ! Mais sans elle, point de travail acharné.

arbre universel gennus.org

L’arbre universel, un vieux fantasme de généalogiste bien plus compliqué à mettre en place qu’il n’y parait.

La qualité de ce service s’évaluera à mon avis sur plusieurs points :

1) La qualité du matching, c’est-à-dire de la pertinence des propositions d’individus similaires. J’ai récemment (suite à cet article) réfléchi à cette problématique qui est compliquée : comment savoir que deux individus sont identiques vu les variations possibles d’écriture de patronymes, des prénoms, des métiers, des dates (et la gestion de calendriers différents), des lieux de vie, des conjoints potentiels etc. J’en était arrivé à une question presque philosophique : « qu’est-ce qui définit un individu ? ». Autant dire que je m’étais perdu dans ma propre réflexion. Pris sous un angle différent, cette problématique se résume à une reconnaissance efficace des doublons dans la base de donnée. Sur ce sujet, Heredis se casse les dents (la gestion des doublons dans ma généalogie est catastrophique), geneanet a du mal, seul MyHeritage propose des SmartMatchs a peu près cohérents. C’est la création de cet algorithme de « gestion des doublons » qui est le cœur de métier de Pierre et Bastien. La qualité du site sera principalement définie par la pertinence des matchings, et donc par la qualité de l’algorithme. Voilà comment travaille l’algorithme : En fait, ce n’est pas seulement l’individu qui est analysé, mais tout son environnement, ce qu’il est mais également ce qu’il a vécu, ses parents, ses conjoints, ses enfants. Pierre nomme cela une empreinte. Dans un premier temps, il faut extraire toutes les empreintes de chaque arbre en ligne, puis l’algorithme compare les empreintes une à une; enfin le site propose les empreintes similaires à l’utilisateur concerné et les soumet à la validation de l’humanae intelligentiae, car c’est bien l’utilisateur qui a le dernier mot et décide si « son » Jean Martin est le même que celui proposé par l’algorithme.

Un algorithme très puissant donc, qui intégrera de nombreuses variables, simulant l’intelligence et la réflexion du généalogiste quand il travaille sur son arbre. Et cet algorithme sera affiné tous les jours par les actions de la communauté.

L'algorithme, difficile à mettre en place, mais indispensable au succès de gennus.org

L’algorithme, difficile à mettre en place, mais indispensable au succès de gennus.org

2) La qualité des données mises en ligne sur le site : en effet, si les données mises en ligne sont fausses, on me proposera des données fausses pour enrichir ma généalogie qui deviendra… fausse également. Bref ce point est crucial et j’avoue qu’une longue discussion récemment avec Pierre sur ce sujet m’a largement rassuré. En effet, le service proposera un système d’authority rank, c’est-à-dire que les arbres et les généalogistes se verront attribuer une « note » de qualité. Par exemple, je m’inscris sur le site avec une généalogie petite, mais complète, bien sourcée, et dont les informations sont fiables : ma généalogie sera bien notée, mon arbre fera autorité parmi les autres. Ainsi si une généalogie X similaire de mon arbre voit le jour sur le site comprenant des erreurs (un cousin moins assidu dans ses recherches, un co-pilleur d’arbre comme sur geneanet) , gennus.org comprendra grâce à mon autorité élevée que mon arbre est plus fiable que celui de M. X. Et les matchings que proposera le site se feront principalement à partir de mes données plutôt que celles de X.

En sera-t-il alors fini des erreurs de généalogie qu’on voit se propager sur tous les arbres geneanet, dont on ne sait plus trier le bon grain de l’ivraie ? Pas si sur, mais nous le verrons à l’usage.

3) La qualité de l’import gedcom : le généalogiste est un passionné, qui aime parfois le labeur des listes et des relevés exhaustifs. Mais le généalogiste n’aime pas devoir faire plusieurs fois la même chose. Ainsi l’import gedcom devra être propre et exhaustif quel que soit le logiciel qui a généré le gedcom. Vu que la norme gedcom est ancienne, vu qu’aucun logiciel ne respecte parfaitement la norme gedcom, vu que les calendriers utilisés peuvent varier, ce travail d’import propre devra être prédominant. C’est d’ailleurs cela qui est principalement analysé dans cette première version bêta.

La communauté, ciment de l'algorithme pour faire marcher gennus.org

La communauté, ciment de l’algorithme pour faire marcher gennus.org

4) La qualité de la communauté : il semble évident à ce stade que gennus.org sera un site communautaire, et nécessitera de nombreuses actions des utilisateurs pour s’affiner, progresser et devenir une référence. Sans une communauté active, efficace et nombreuse, l’algorithme ne s’affinera pas, le nombre de données sera faible et le service rendu inutile. Gennus revendique dans sa version bêta1.0  35 testeurs pour 25.000 fiches créées qui éprouvent chaque jour la plateforme. 250 généalogistes seraient en attente d’un accès pour la prochaine version d’essai.

L’ambition des créateurs de ce site va plus loin : pourquoi ne pas créer un arbre universel de qualité en intégrant les données des meilleures généalogies du site ? Plusieurs grands acteurs se sont déjà cassés les dents sur un tel projet, mais le système d’autorité avec des arbres de grande qualité et des généalogistes fiables pourrait surmonter les problématiques que rencontrent actuellement les grands sites participatifs.

Enfin, je dois signaler que la philosophie du site me plait : une interface qui promet d’être lisible, claire, rapide et simple (« à la google » dira Pierre Ammeloot) le tout propulsé par un site gratuit, sans publicité, sans but lucratif et sans réutilisation commerciale des données (qui a dit wikipédia ?).

Le financement du site devrait se faire via le fundraisings : les utilisateurs de ce service gratuit pourront effectuer des dons à gennus. Mais la participation au site ne sera pas uniquement financière : tous les utilisateurs pourront s’impliquer activement si le coeur leur en dit (traduction, aide, …) et participer à l’amélioration de gennus.org.

Pour en savoir plus :

  1. Demander des informations à pierre@gennus.org 
  2. S’inscrire à la bêta 2 sur gennus.org et espérer être sélectionner pour tester le service
  3. lire une interview de Pierre Ammeloot sur le blog ami rhit-genealogie.blogspot.fr