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Les nouveautés des sites web de généalogie.

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Que nous réserve Geneanet pour 2014 ?

Dans quelques jours, Geneanet déménagera. Environ trente employés vont découvrir de nouveaux bureaux pour encore mieux propulser le site de généalogie français numéro 1. Il y a 10 ans, ils n’étaient que deux, en plus du créateur de GeneaNet, Jacques Le Marois. Mais 2014 ne sera pas seulement l’année des nouveautés pour l’équipe. Très bientôt, les visiteurs vont découvrir un nouveau logo, plus moderne, et dès cet été la version 5.0 du site internet sera déployée.

Geneanet : Nouveau logo pour une nouvelle vie

geneanet2014

Plusieurs choses changent dans ce nouveau logo. D’abord GeneaNet change de nom. Celui-ci devient Geneanet. Une maigre différeNce, certes, mais qui philosophiquement veut dire beaucoup. Le « N » majuscule signait l’importance du Net, du Web, et la nouveauté que cela représentait dans les années 90-2000. Maintenant, cela sonne presque vieux, comme les « web » de geneweb ou francegenweb. Or Geneanet reste un site moderne, qui évolue avec son temps, qui se construit lentement mais surement. Il fallait moderniser cela.

Il en va de même pour le logo cerclé qui précède le nom. Avant, nous avions droit à une version stylisée d’un arbre en ligne, un logo finalement très geek. Il fallait être initié pour le comprendre. Maintenant, nous avons un arbre naturel, et non plus virtuel. Comme pour montrer qu’après de nombreuses années, le site est toujours là, bien présent dans la vie des gens, toujours près de nous, inaliénable et indispensable. Mais ce nouveau logo est aussi fait pour être compris de tout ceux qui n’aurait jamais fait de généalogie. L’arbre est un symbole universel. Avec ce logo, on est à la fois plus moderne par la police d’écriture et plus marqué dans la durée avec l’arbre naturel.

Ce nouveau logo est presque le même que celui de MyHeritage. Comme pour montrer que le petit site français n’a pas peur de s’immiscer sur les plates-bandes du géant israélien, pour montrer son envie d’expansion à l’international aussi (excusez la résolution du nouveau logo Geneanet, un peu faible et la version a peine modifiée du logo de MyHeritage).

comparatif

On sent que ces deux sites se battent sur le même créneau, l’Histoire Familiale, contrairement à FamilySearch plus tourné vers le futur de la Généalogie Technologique.

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Continuer à croître, un défi permanent pour Geneanet

Aujourd’hui, Geneanet revendique 2 500 000 visiteurs uniques par mois. Très loin devant Généalogie.com. Mais les concurrents sont ailleurs, à l’international. Parce que pour continuer à grandir alors que tous les généalogistes français sont acquis à sa cause, Geneanet a trois solutions. Soit se développer à l’international (et devenir concurrent de MyHeritage ou d’Ancestry), soit conquérir un public plus familial. Soit les deux. Et c’est cette dernière solutions qu’ambitionne Geneanet.

Le logo est le premier indice du futur de Geneanet. Un logo plus simple, pour s’adresser à un public plus familial (Geneanet passera d’un site de généalogistes avertis vers un site d’Histoire Familiale, probablement) et un logo plus universel pour s’adresser à un public international.

Mais le logo ne fait pas tout, et la future version du site, la 5.0, devra apporter une belle valeur ajoutée à Geneanet pour se distinguer d’une concurrence déjà très développée, et surtout très riche.

Une version 5.0 de Geneanet plus simple, plus claire et plus efficace

L’objectif est de créer une version 5.0 du site plus simple à utiliser, plus harmonisée, claire et efficace. La version 4.0 date maintenant de 2011 et une remise à plat s’imposait.

Un nouveau moteur de recherche devrait voir le jour. Un concurrent au SuperSearch de MyHeritage ? 

La page d’accueil du site sera également revue. Aujourd’hui, d’une certaine manière, on peut considérer que sur Geneanet, j’ai deux pages d’accueil : celle de mon arbre en ligne (geneweb, qui est presque « mon site perso ») et celle de la page d’accueil de Geneanet. Demain, ces deux pages vont s’unifier.

Sur la page d’accueil de Geneanet, j’aurai un accès facilité à mon arbre en ligne, pour le modifier, l’arranger, le mettre à jour. Et puis, mon arbre en ligne, s’il conservera son URL, devrait être mieux intégré à Geneanet pour une harmonisation globale du site.

Le défi est important car, comme de nombreux généalogiste, je tiens à l’aspect petit-site-personnel de l’arbre en ligne, mais pour le visiteur issu de Google qui tombe sur mon arbre en ligne, il faut qu’il puisse facilement bénéficier des ressources de Geneanet. Enfin, pour Geneanet, il s’agit de rendre la recherche plus efficace, et donc d’amener plus d’utilisateur vers la page d’accueil du site, et son nouveau moteur de recherche.

Enfin, Geneanet a repensé toute la charte graphique et la navigation du site. Car depuis 1996, Geneanet a beaucoup évolué. Il a lentement empilé de nouvelles fonctions, qui sont venus d’abord étoffer le site puis rapidement le complexifier. Un bon design web devrait permettre d’accéder plus facilement aux meilleures fonctionnalités de Geneanet.  Nous verrons si le résultat tiendra ses promesses.

La nouvelle version sera disponible cet été (avec une période de test au préalable) et espérons qu’un nouveau design et de nouvelles couleurs soient au rendez-vous. Le bleu-vert fait un peu cheap et j’espère voir un design plus sobre.

Un arbre universel, pas pour tout de suite

La question de l’arbre universel reste d’actualité chez Geneanet. Comme Brozer ou Gennus, on se pose la question. Mais la réponse est loin d’être à portée de clic. Cela nécessite visiblement un algorithme complexe et des ressources matérielles très importantes, en calculateur et en hébergement.

L’arbre universel n’est donc pas pour tout de suite, mais je suis sur que leurs esprits carburent pour fournir une alternative acceptable pour l’utilisateur.

Bonne année 2014 à Geneanet, et à bientôt pour tirer le bilan de ces nouveautés.

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L’apologie du partage de données sans limites

Il y a quelques temps, j’ai réagi à un article de Geneamick sur le partage des données via twitter.

Il était remonté contre un autre utilisateur de Geneanet qui a copié sans ménagement tout un pan de son arbre pour le reproduire à l’identique, photographies inclues, dans son compte personnel. On appelle le copieur un « pilleur » dans le jargon des généanautes et il y a des témoignages de victime de pilleurs chaque semaine sur le forum officiel de geneanet. Si bien que pour dénicher les pilleurs, certains geneanautes disséminent des erreurs volontaires dans leurs arbres afin de jouir de la reproduction à l’infini de cette erreur. « Voyez comme ce sont de mauvais généalogistes, ils copient sans vérifier ! ».

La conséquence est évidemment désastreuse pour le copié (qui finit par ne plus partager), pour le copieur (qui a un arbre vraiment pourri s’il multiplie les pillages) et pour geneanet surtout (dont la crédibilité décroit au fil des pillages).

Alors pourquoi est-ce que la victime est énervée contre le pilleur ? Evidemment parce qu’elle se sent volée, parfois même violée, car le résultat d’années de recherches est sans ménagement, sans égards, copié, déformé, reproduit comme si cela n’était rien. Car toute son histoire familiale est reprise, comme appropriée par un autre, comme si on lui volait ses ancêtres. Et puis parce qu’il n’est pas cité comme la source du travail effectué.

Voici mon apport à ce débat, sans fin, qui me passionne autant que beaucoup d’entre vous.

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Pourquoi je partage mes données sur geneanet ?

Je pense que c’est la une question fondamentale qui peut expliquer certaines choses. Il y a deux versions qui s’affrontent, se mélangent, s’unissent et se séparent. D’abord je publie pour partager. Réellement partager. C’est-à-dire que je veux vraiment montrer à la communauté des généalogistes qui sont mes ancêtres et pouvoir bénéficier des connaissances de la communauté pour m’aider à remonter plus loin.

C’est via geneanet que j’ai pris contact avec une femme d’une soixantaine d’année qui se trouve être la cousine germaine du grand-père de ma copine (oui, le lien est ténu, mais présent) avec qui les échanges ont été fructueux. Elle a pu me donner des photographies d’époque, des informations que je ne possédais pas. En échange, je lui ai volontiers partagé des informations sur les plus jeunes générations de la famille Carrot. Nous étions tous les deux ravi de cet échange et en sortions enrichis.

Mais je publie également pour flatter mon égo, ne serait-ce qu’un peu. Nous avons tous un égo à flatter et publier un arbre toujours plus beau, gros, bien sourcé est une source de flatterie pour moi, pouvant paraître étonnante, mais réelle. Mais je suis sur que de nombreux lecteurs sont dans ce cas, sans pour autant se l’avouer ou en avoir conscience. Je suis parfois tellement fier d’avoir trouvé l’ancêtre que je cherche depuis deux ans. Il faut me comprendre !

Alors oui, celui qui me vole la date de naissance de mon SOSA en quelques clics alors que j’ai fait 300km, passé deux ans de recherche et de nombreuses heures sur internet pour trouver un acte, oui, ce-dernier m’irrite.

Mais la deuxième raison pour laquelle je publie ne doit pas surpasser la première, car c’est une raison négative, inutile et qui ne fera pas avancer la généalogie. Geneamick a certainement (je parle au conditionnel, je ne le connais pas) été touché dans son égo car tout son travail a été volé sans qu’il ne soit mentionné, alors qu’il est d’ailleurs un des seuls descendants de cette lignée. Je le comprends, mais je ne le soutiens pas.

A qui appartiennent mes données généalogiques ?

Se sentir volé, c’est aussi se sentir propriétaire des données volées. Mais nous appartiennent-elles vraiment.

Voilà une question épineuse à laquelle je ne peux pas répondre sans l’aide bienveillante de Jordi Navarro qui l’explique dans un excellent billet. A lire absolument.

Mais pour faire simple, votre base de donnée publiée sur geneanet est constitué de trois « morceaux » :

Les données = Le contenu
C’est-à-dire nos ancêtres, leurs dates de naissance etc. Elles sont des données publiques, et ne nous appartiennent pas. Je ne suis pas propriétaires du prénom et de la date de naissance de mon ancêtre en somme. Mention spéciale pour les photographies de Geneamick qui, probablement, sont les siennes.

La base = Le contenant
Sauf pour ceux (et il y en a sur ce blog) qui font leurs propres logiciel, le contenant ne nous appartient pas. De toute façon, pour partager des données, il faut que le contenant soit commun et donc, le plus souvent, il ne nous appartient pas. Que ce soit geneweb qui propulse notre arbre geneanet, gedcom qui permet le transfert du logiciel vers geneanet ou notre logiciel, rien n’est à nous, même si nous avons payé pour l’utiliser.

Le travail pour mettre le contenu dans le contenant.
La seule chose dont nous pouvons être fier, ce qui flatte l’égo, c’est le travail effectué. Il ne peut pas être couvert par aucun droit « d’auteur » puisque nous ne sommes que des amateurs. Il en va  certainement différemment des professionnels, et leur avis éclairé dans les commentaires me permettra d’en savoir plus sur la protection de leur travail.

En somme, rien ne nous appartient en généalogie. Rien. Il faut donc le savoir.

Est-ce que la copie de mes données me porte préjudice ?

Non, à moi, elle ne me porte pas préjudice. Elle me blesse dans mon égo, pendant un moment, mais elle ne m’enlève pas le plaisir de la recherche. Et encore moins le plaisir de partager.

Par contre, si Jordi mentionne qu’elle peut porter préjudice au copieur dans ses recherches futures, je rajoute qu’elle peut surtout porter préjudice aux individus copiés (si ce sont des contemporains) et il est absolument nécessaire de protéger les contemporains avant l’export gedcom. Et puis cela porte préjudice à la communauté des généalogistes car la notion de partage est froissée, dénaturée, la crédibilité de certains sites est remise en cause et de nombreux généalogistes parmi les plus illustres vont se refuser à publier leurs données pourtant très bien documentées. Dommage.

Comment aller à l’encontre des pilleurs ?

Une fois que mon point de vue est exposé, on va avoir l’impression que les pilleurs auront de beaux jours devant eux. Je ne crois pas.

Page contact   Clement BECLE  clementbecle    GeneaNetJe pense que l’idée de gennus pour valoriser les généalogistes les mieux documentées, et les généalogies les plus sourcées devrait être reprise par de nombreux sites de partage de données. Geneanet a déjà commencé en placardant un indice Geneanet sur les pages profils.

Il suffirait ensuite à geneanet de repérer via matching les doublons dans sa base de données et de présenter dans la page résultats de l’arbre des données similaires dont l’auteur aurait un meilleur Indice Geneanet.

Ainsi les pilleurs ne se voyant affublés que d’un indice geneanet tout petit serait-il probablement blessé … dans leurs égos. Si cela peut leur permettre de découvrir les joies de la recherche documentaire, ils verraient toutes les possibilités et tous les bonheur de la recherche en salle, ou derrière l’écran des archives en ligne. Cela pourrait avoir un but pédagogique.

Enfin, je pense que la collaboration, la création de belles bases de données bien sourcées et documentées en utilisant les forces de la communauté est ce qu’il y a de mieux pour lutter contre les collectionneurs d’ancêtres. Et c’est pourquoi le résultat du #ProjetTHMPF1418 lancé en 2013 sera en licence CC BY-SA (ou équivalent) afin de pouvoir le diffuser le plus largement possible. 

Comme j’aime cette notion de partage à l’infini, sachez également que toutes les données de ce blog sont en licence CC BY-SA (vous pouvez copier tout l’article, le vendre, le couper, le modifier) et que vous pouvez aussi recopier toute ma généalogie. Je ne vous en voudrai pas. 

détail plan la sauvage

Créer une cartographie devient vraiment facile avec Google Maps Engine Lite

Créer une carte sur laquelle figure les migrations de mes ascendants Bècle est un de mes projets généalogique sur lequel je travaille depuis un moment. Ce projet n’est pas fini, je suis en train de rentrer dans ma base de données de nombreux « nouveaux » Bècle.

Néanmoins, j’ai commencé à étudier les possibilités de représentation de ma généalogie sur une carte depuis que GeneAtlas est mort. Il y a plusieurs très bons articles à ce sujet dans la blogosphère :

Et certainement d’autres que vous pourrez me proposer en commentaire.

Avec la sortie d’Heredis 14, j’attendais beaucoup du module migration qui me permet de justement travailler cette thématique mais j’ai été déçu du rendu qui ne se fait que sur quelques générations. Je voulais un parcours plus ambitieux, sur plusieurs générations, simple de création et de saisie, précis, exportable et exploitable.

J’ai choisi Google Maps.

Google Maps permet depuis longtemps de créer ses propres cartes grâce au bouton « mes adresses ».

01 - Mes adressesMais maintenant, cela emmène directement sur Google Maps Engine Lite, qui est une web application complète de création de cartes. Elle permet notamment d’importer des fichiers Excel directement. Ce qui pour les généalogistes est intéressant car tous les listings créés par Heredis s’ouvrent sans problèmes sur Excel (via la fonction exporter puis un simple copier-coller).

Voici mon exemple : la liste éclair des Bècle, triée selon la date de première apparition dans la commune (DEBUT). On voit que les plus anciens Bècle sont apparus en 1753 à Neublans-Abergement. Si je ne remonte pas plus haut pour le moment, c’est la faute aux AD39 qui ne se mettent pas en ligne. Et de la mienne qui ne prend pas le temps d’aller faire un voyage généalogique dans le Jura. Mais passons.

02 - liste eclair excelIl suffit d’importer ce fichier Excel très simplement dans Google Maps Engine Lite. Cela se fait si rapidement que je n’ai même pas eu le temps de faire une capture d’écran de l’import en cours.

03 - importerLors de l’importation du tableau, il faut choisir quelle colonne correspond au lieu à placer sur la carte (dans mon exemple, on pourrait prendre tout à la fois le Code postal, ou la Commune). Je choisis la colonne COM (commune).

La deuxième question qui surgit est quelle est la colonne qui correspond au titre de l’onglet, de la « puce ». On peut encore une fois choisir celui que l’on veut. J’ai choisi le nom de famille.

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Parfois quelques erreurs surgissent dans la saisie du nom des communes : ce sont les différences entre la base de données d’Heredis et celle de Google. Google pointe du doigt les erreurs et il n’y a plus qu’à les corriger. Dans mon exemple, il ne comprend pas que l’Abergement Saint Jean est Abergement-Saint-Jean.

Je lui fais comprendre.

06 - Erreur

07 - Erreur

La cartographie est simple, belle, mais surtout exploitable selon les données rentrées dans le tableau. Pour moi, ce qui m’intéresse, c’est de connaître la migration des Bècle, donc de hiérarchiser les puces en fonction de la première date où un Bècle est notifié dans cette commune. Je vais donc hiérarchiser mes communes en fonction des dates de DEBUT. Cela se fait dans l’onglet « Style » qui permet de changer le motif et la couleur des puces. Le mieux pour moi est de hiérarchiser le style par « plages » et je choisis la colonne DEBUT pour les différentes plages.

08 - Rendu

09 - styleLe résultat est très satisfaisant, mais surtout exploitable, modifiable, je peux rajouter des colonnes dans l’éditeur de tableau, ou même modifier les dates et ma carte se modifiera automatiquement.

Cette carte utilise le fond de Google Maps, mais propose également d’autres fond intéressant pour une exportation ou une impression. Elle est également exportable sur Google Earth. Et du coup on peut l’utiliser avec les cartes de Cassini.

Je peux même l’intégrer dans un article de Blog ;-)

exporter

MyHeritage + FamilySearch = Super SuperSearch

Depuis quelques mois, MyHeritage propose de nombreuses nouveautés. Initiative photos,  SmartMatches™, SuperSearch, RecordMatches, RecordDetective, etc. Bon, derrière tous ces noms un peu compliqués, et qui sont plus des marques, se cachent des fonctionnalités de MyHeritage intéressantes technologiquement. Maintenant, grâce au partenariat conclu avec FamilySearch, ces technologies pourront nous proposer des données pertinentes (ce qui manquait un peu à nous autres Français).

MyHeritage est le "cool" du groupe, alors que FamilySearch est l'intello. Finalkement pas faux.

MyHeritage est le « cool » du groupe, alors que FamilySearch est l’intello. Finalement pas faux.

 

D’abord les SmartMatches cherchaient dans les arbres MyHeritage des correspondances entre individus, afin de savoir si un membre de notre arbre était présent sur celui d’un autre. Ainsi si un Claude Denis Bècle était présent dans un autre arbre MyHeritage, on me le faisait savoir.

Ensuite RecordMatches recherchait des données généalogiques pertinentes correspondantes aux données de notre arbre, quel que soit le document source (journaux, photo, stelle, …). Ainsi si une tombe mentionnant Claude Denis Bècle était dans la base de données MyHeritage, on me le faisait savoir.

Ensuite, ils ont proposé d’extraire automatiquement les informations du document pour les intégrer dans l’arbre. Puis ont proposé le RecordDetective® qui, en quelques mots, permet une fois un document trouvé sur le moteur de recherche d’aller plus loin dans la découverte en trouvant pour vous tous les autres documents en rapport, ainsi que les fiches des individus cités.

SuperSearch est une sorte de super moteur de recherche généalogique qui va chercher dans les arbres de MyHeritage, mais aussi dans les documents de MyHeritage, donc qui agrège toutes les technologies précédemment citées.

Tout cela semblait bien intéressant, mais les quelques fois où j’ai essayé de l’utiliser, il n’y avait aucune information pertinente pour le petit généalogiste français que je suis, les documents étant essentiellement anglo-saxon.

Cela sera peut-être réglé avec le partenariat entre FamilySearch et MyHeritage. Visiblement le premier est intéressé par les technologies du second, alors qu’il manque au second les données généalogiques pléthoriques du premier.

En tout cas, cela confirme l’intérêt grandissant que je porte à MyHeritage, car ils proposent véritablement une généalogie multiplateforme via le cloud, des outils de recherche qui semblent de plus en plus pertinents (il faudra voir à l’usage bien entendu) avec des données qui vont devenir intéressantes et surtout, une énergie débordante et donc régulièrement des nouveautés et des améliorations de leurs services. Un modèle à suivre pour les sociétés françaises (qui restent mes préférées =) ).

Lire aussi :

http://blog.myheritage.fr/2013/10/un-partenariat-avec-familysearch-apporte-des-milliards-de-donnees-a-myheritage/

Deux start-ups françaises de généalogie prometteuses : #2 Brozer.fr

La philosophie des start-up du net est assez simple : une idée = une entreprise (se résumant le plus souvent à quelques employés, un serveur internet, un site, et de l’huile de coude). Et des idées dans le monde de la généalogie, gennus.org et brozer.fr en ont de bonnes.

La deuxième start-up que je voulais vous présenter, c’est Brozer.

brozer_logo (1)

Brozer.fr (et bientôt .coop) se présente comme un nouveau modèle de logiciel de généalogie en ligne (ou webapps) avec, comme gennus, deux très grandes ambitions : la première, c’est de repenser complètement la façon de créer son arbre généalogique et la deuxième, c’est que chaque généalogiste, au lieu de travailler sur son arbre personnel, travaille sur un morceau d’un arbre généalogique universel.

1) Brozer : Une nouvelle façon de construire son arbre

La logique du processus généalogique (celui que nous suivons tous dans nos recherches) est simple : nous cherchons un document généalogique (naissance, mariage, décès, notaire, passeport, témoignage) et à partir de ce document, nous extrayons des informations concernant un individu. Ainsi, il n’existe pas (ou ne doit pas exister) un individu dans notre généalogie qui ne soit pas mentionné quelque part, sur un acte, au dos d’une photographie, dans le témoignage d’un proche.

Or il est important de noter qu’aucun logiciel de généalogie actuel ne permet de suivre simplement cette logique. Seul Heredis à ma connaissance l’aborde via la « saisie d’un acte » mais il a de nombreuses limites : les données saisie via ce formulaire sont transformées en arbre, certes, mais ne sont pas conservées pour une réutilisation ultérieure : si je saisis l’acte de naissance de Jean Dupont, né en 1823 avec les données de ses pères, mères et témoins (qui sont donc bonnes, puisque dans l’acte) mais que je le relis dans mon arbre au mauvais Jean Dupont, je ne peux pas réutiliser les données saisies pour les relier au bon Jean Dupont. Il me faut tout effacer, et recommencer la saisie de l’acte comme s’il s’agissait d’un nouvel acte.

L’idée des créateurs de Brozer, c’est de partir de cette logique et d’en faire un logiciel de généalogie en ligne. La construction de notre arbre ne commencera pas par la saisie du de-cujus, comme souvent, mais bien par la saisie d’un acte. Ainsi, il n’y aura aucun individu dans les arbres de Brozer qui ne sera pas cité par un document, fut-il un témoignage oral indexé. Ce qui n’est vraiment pas le cas chez la concurrence, convenons en.

Le maître mot de cette approche est donc la traçabilité des informations, et franchement, c’est une très bonne idée.

2) Brozer : l’introduction d’un nouveau concept, celui de « la personne »

Pour améliorer cette traçabilité chère à Nicolas, le créateur de Brozer, il faut introduire un nouveau concept en généalogie, qui existe également en philosophie, celui de « la personne », opposé à celui de « l’individu ». En fait, cela revient à essayer de comprendre ce qui définit un individu, quelle est son identité.

Ce n’est pas vraiment un nouveau concept en soi, car pour les lecteurs de la revue française de généalogie1 Guillaume de Morant rappelait que « le modèle Gentech porté par la national Genealogy Society américaine a été la première à proposer la notion de « persona » ».

Pour comprendre ce qu’est une personne, il faut la distinguer d’un individu. Et c’est très simple.

La personne, c'est un individu à un instant t. Par exemple lors de son premier mariage, la personne de J DUPONT, c'est : J DUPONT, 23ans, Agriculteur, demeurant à AVIGNON, se mariant à SETE avec Marie DURAND. Alors que lors de son décès en 1905, la personne de J DUPONT c'est : J DUPONT, 82ans, employé de Banque, demeurant à Lyon et décédant à Paris.  Si les deux personnes sont différentes, on parle pourtant bien du même J DUPONT, l'individu.

En fait, la personne correspond à ce qu’est Jean DUPONT à un instant t : lors de son mariage, il a 23 ans, il est agriculteur et il vit à Avignon. La personne de Jean DUPONT lors de son décès en 1905 est différente : il est employé de banque, a 82 ans et il vit à Lyon. Cependant si les deux personnes sont différentes, l’individu Jean DUPONT est le même. Ainsi l’individu est la somme des personnes et une personne est un individu à un instant t.

L’idée de Brozer est de reprendre ce concept et de l’appliquer : dans chaque document généalogique est définie une personne, et chaque personne mise bout à bout définissent l’individu. Autrement dit, dans Brozer, un individu sera décrit par sa « ligne de vie »2 , soit par l’ensemble de ses personnes.

Voici un schéma qui représente le concept de personne opposé au concept d'individu.

Voici un schéma qui représente le concept de personne opposé au concept d’individu.

3) le document et son indexation, le cœur de Brozer

Chacune des personnes définissant un individu est détaillée dans un document généalogique. Les informations issues de ces documents constituent ainsi le cœur du système Brozer, et seront codées dans un nouveau format, le .DGS. Ce format sera capable d’intégrer de façon permanente toutes les informations généalogiques contenues dans tous les documents : noms, prénoms, dates mais aussi taille, couleur de cheveux etc. Ce format se devra d’être modulable (vu la multitude de documents pouvant être une ressource généalogique) et surtout uniforme pour toujours être reconnu du système.

L’indexation (ou le relevé) du document sera effectué par la communauté des utilisateurs de Brozer pour en extraire les informations. Et toutes les informations extraites seront intégrées dans l’arbre généalogique et auront comme source le document indexé.

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Ainsi, en cliquant sur l’individu x, on aura tous les documents dans lesquels il est apparu, y compris ceux dont l’individu central n’est pas l’individu x. C’est la forme ultime de traçabilité. Et cela semble prometteur.

Evidemment, cela nécessite que l’indexation par la communauté soit juste, exhaustif, et relié au bons individus. Nicolas m’a confié que les relevés auront 4 « niveaux de preuve » : le premier correspond à une indexation partielle quand le quatrième sera un relevé exhaustif vérifié par d’autres membres de la communauté. De quoi intégrer une hiérarchie dans la validité des informations.

Les liens qui seront créés manuellement entre individus de l’arbre et personnes extraites des documents seront évidemment réversibles en cas d’erreurs, sans toutefois perdre les informations de l’indexations du document. L’intelligence humaine gardera donc bien le contrôle du système, en intégrant les notions de doute, d’hypothèse et d’erreur.

On peut ici voir le lien avec un autre volet du projet Brozer qui est déjà très avancé : le service Téléarchives, qui permet à chacun (particulier et association) de déposer ses documents numérisés sur le web (son propre serveur ou un espace de stockage loué à Téléarchives), de les visionner facilement et de les indexer (dans le futur, avec le format .DGS).

4) l’arbre universel et le matching

Sur Brozer, on ne travaille pas sur son arbre généalogique, mais sur une partie d’un grand arbre universel. En effet, l’hypothèse de départ de Brozer est de dire qu’il n’existe pas deux individus identiques (comme il n’existe pas deux documents identiques) et donc, il est inutile d’avoir deux arbres différents avec les mêmes individus dedans. De plus, Nicolas est persuadé qu’il est impossible techniquement de fusionner deux arbres ensemble, même si les individus qui les composent sont identiques.

Alors qu’est ce qui va se passer concrètement :

  1. Je vais rentrer des documents dans Brozer que je vais indexer
  2. Je vais en extraire des personnes que je vais pouvoir lier à des individus déjà existant dans l’arbre, ou en créer de nouveaux, évidemment.
  3. Mais le logiciel va également me proposer des individus qui pourraient correspondre à la personne extraite de mon document. C’est ce qu’on appelle le matching.
  4. Libre à moi de dire au logiciel si je pense qu’il a raison (et valider le matching) ou lui indiquer que je pense qu’il a tort (et rejeter le matching). Si je pense qu’il a tort, le lien créé sera « ne correspond pas à cet individu » avec la raison de ce rejet, car l’absence de lien avec son explication est une donnée généalogique à prendre en compte.

Mais comment le logiciel me propose des individus ? Si l’idée de Gennus est de comparer les empreintes des individus, Brozer compare les documents sources et donc les personnes extraites. En effet, il ne peut pas exister deux actes de naissance identiques. Si deux documents postés sur Brozer sont identiques, c’est que les personnes extraites sont identiques. Donc l’individu auquel les personnes sont liées. Cela nécessite une indexation propre, avec un niveau de preuve élevé (cf. paragraphe précédent) et donc une communauté active et nombreuse.

5) la communauté Brozer se devra d’être besogneuse

Tout l’enjeux de Brozer est là pour moi. Car si le l’idée d’une généalogie  en tant que science participative, très documentée, avec des sources bien indexées, et une traçabilité optimum le tout sur un arbre universel avec une interface simple et claire, est très intéressante, elle ne pourra pas être concrétisée sans une communauté active de généalogistes expérimentés qui pourront intégrer de nombreuses informations fiables au site.

Mais comment inciter les généalogistes à utiliser la plateforme en sachant que :

  1. Le droit d’entrée sur Brozer s’élèvera à 25€ par an (ou un peu moins selon son appartenance à des associations, etc.)
  2. Que l’import gedcom n’est pas autorisé, sinon comme aide de départ, car il n’est pas compatible avec le modèle (la logique) de Brozer.

Car oui, c’est là le principal problème pour moi : comment faire en sorte que des généalogistes chevronnés reprennent leurs travaux à zéro en commençant par rentrer des documents, les indexer dans un nouveau format, en extraire des personnes et les lier à des individus quand on a 1000, 5000, 10 000 individus dans son arbre ?

Si ce travail est long, fastidieux, et rébarbatif, il sera absolument nécessaire pour le fonctionnement futur de Brozer. Car sans communauté, pas de base de données conséquente et sans base de données conséquente, pas de matching efficace, pas d’arbre universel et donc pas de futur à cette start-up.

Nicolas LAWRIW pense que son projet d’avoir un arbre avec des informations plus fiables, de pratiquer la généalogie de cette façon (en tant que science participative) et d’avoir un arbre universel appartenant à une coopérative (donc à l’ensemble de ceux qui le crée) est suffisamment porteur pour attirer les généalogistes en masse afin d’approvisionner la base de données initialement. Il va falloir néanmoins réussir à les convaincre que cette façon de faire est mieux que leurs habitudes de 20 ans, et on sait tous que changer les habitudes des généalogistes est très difficile.

Pour les débutants qui vont démarrer leurs travaux par contre, la simplicité de la construction de l’arbre à partir des documents, cette logique de la recherche appliquée à la saisie des informations, et la traçabilité importante peuvent paraître suffisant pour inciter les jeunes à utiliser Brozer plutôt qu’un autre logiciel de généalogie.

Passée cette étape critique du lancement, lorsque le nombre de documents indexés sera conséquent, Brozer pourra alors apporter sa véritable valeur ajoutée pour les généalogistes, à savoir une généalogie fiable et très documentée. Scientifique.

Conclusion

La philosophie de Brozer me parait très intéressante. Cette façon d’entrer des informations dans l’arbre par la saisie d’un acte est une fonction qui me plait déjà chez Heredis, mais la traçabilité des informations et le fait d’avoir une généalogie propre est très documentée est un vrai plus pour Brozer.

Cependant il va falloir faire un très gros travail pour inciter de nombreux généalogistes à transposer leurs travaux sur Brozer. Personnellement, et je ne suis pourtant qu’un généalogiste débutant, je n’ai pas très envie de reprendre ma généalogie, qui est le résultat de sept années de travail, à zéro. Il va falloir un premier contact très positif avec Brozer et donc une première ébauche très réussie pour me convaincre. Le premier contact sera primordial et Brozer n’aura pas le droit à l’erreur.

Pour en savoir plus

  1. Contacter nicolas.lawriw@brozer.fr par mail
  2. Le compte twitter de Brozer @Brozer_coop
  3. Lire l’interview de Nicolas LAWRIW par Guillaume de Morant dans le numéro 207 de la revue Française de généalogie, daté d’août-sept. 2013, p.39-40
  1. Revue Française de Généalogie,  N° 207, daté d’août-septembre 2013, p.40 []
  2. chère à Sophie Boudarel : Voir ici []