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Prise de Vue de La Sauvage

La Sauvage

La Sauvage est le nom donné à un terrain, situé sur la commune de Goult, en Vaucluse. Ce terrain est la propriété de la famille ARNAUD depuis (au moins) les années 1800.

On retrouve une trace d’une « maison et cour » sur la parcelle F.28 en 1810 qui appartient, comme de nombreuses autres propriétés de Goult, à Augustin François ARNAUD. Ce dernier est fabriquant de draps. Il possède toujours cette maison à la révision du cadastre en 1823. Sur un plan trouvé dans la maison récemment, on retrouve la parcelle F.28 avec à son emplacement un bâtiment nommé « La Grange ». A la place de la maison actuelle devait certainement être construit un local agricole.

Il est important ici de rappeler que les ARNAUD avaient également une maison dans le village, qui devait être leur maison d’habitation.

Plan de La Sauvage, Réalisé par Bachet géomètre 1e Classe (ci-dessus) et deux détails (ci-contre)

Vue Satellite de la Sauvage et de ses environs

Adrien Arnaud, avocat, 1817 - 1873

En 1852, cette maison est cédée à Augustin Guillaume Antoine ARNAUD qui décédera en 1858. Augustin est le père de trois enfants : Adrien, avocat à Aix, Henri, médecin à Paris et Marguerite, habitante de Puyricard. La maison ira en indivision à Henri et Adrien et ne subira visiblement pas de modification jusqu’en 1874 (Partage succession devant Maître BOYER, notaire à Gordes le 3 Avril 1858).

A cette date, Adrien décède et la maison revient donc de droit à son frère Henri. La maison subira alors d’importants travaux de rénovation (même de reconstruction) qui démarrent en 1874 comme en atteste la plaque retrouvée dans la cave.

« Le doct. Augn Ant Henri Arnaud a fait construire par les frères Grangier Cette villa dont la première pierre a été posée le 1er Juillet 1874

Henri Arnaud, docteur en médecine, 1822-1880

Il y aura successivement 5 ouvertures imposables en 1875 puis 14 nouvelles ouvertures imposables en 1891. On retrouve d’ailleurs des traces de sa présence sur la maison, comme les lettres HA entrelacées sur le balcon. En 1880, Henri Arnaud décède sans testament. La maison revient alors à sa soeur Marguerite, seule et unique héritière. Celle-ci s’affranchira rapidement des biens de ses frères et les léguera à Caroline Granier, cousine au quatrième degré.

Celle-ci était la domestique d’Henri entre 1874 et 1880 lorsqu’il avait installé son cabinet à La Sauvage, elle est mariée à Ponciant ARNAUD, un carrier de Goult avec qui elle habite la Folie (maison juste à côté, appelée également La Californie) avec Henri ARNAUD (futur étudiant en médecine) et Marie-Thérèse Caroline ARNAUD (mon SOSA numéro 27).

Puis les différents propriétaires retrouvés seront :

  • en 1943 Charles CHABAUD époux de Marie-Thérèse Caroline ARNAUD
  • en 1946 Léon CHABAUD (son fils) époux ETIENNE
Léon CHABAUD décède en 2000. Juste avant son décès, en 1999, il a cédé ses biens à son neveu, Jacques GOUBERT (mon grand-père) qui lui-même les divisera en trois parties égales entre ses enfants.

Depuis Avril 2006, l’habitant de Lumières n’est autre que Matthieu Bècle, premier du nom.

La Maison, telle quelle est aujourd'hui

Les Différentes Familles ayant vécues à La Sauvage

Famille d’Augustin ARNAUD. La Maison est encore sous forme d’une grange jusqu’à ce que Henri en fasse son habitation principale et la transforme radicalement en ce que nous connaissons actuellement. Aucun des deux frères n’ayant de descendance, La Sauvage ira à la soeur qui la donnera à leur cousine au quatrième degré, Caroline Granier.

Cliquez sur la photo pour l’agrandir !

Famille de Ponciant ARNAUD. Parmi les habitants de La Sauvage appartenant à cette famille, notons Henri ARNAUD, étudiant en médecine qui se suicida en 1898, ou Jules CHABAUD qui mourut en 1916 au départ d’une reconnaissance lors de la Grande Guerre, à laquelle il participa encore mineur et qui grava dans un des arbres du bosquet un dessin avec des avions pour son petit frère, Léon.

Enfin, pour finir, voici quelques photos de diverses époques de la Sauvage pour vous faire une idée de la vie à La Sauvage dans l’ancien temps.

Neublans

Vue de Neublans

Vue de Neublans

Neublans est potentiellement la commune d’origine des Bècle. Elle est située dans le Jura (39).

Géographie

La commune de Neublans est constituée de trois parties:

  • le haut de Neublans
  • le bas de Neublans
  • l’Abergement

Le bas du village est situé dans la vallée du Doubs, sur la rive gauche, puis le village est construit sur un talus et finit de s’étaler sur un petit plateau de 200 mètres d’altitude environ.

Le Nord du territoire communal est occupé par la vallée du Doubs, qui a formé là deux anciennes îles occupées par une ripisylve, mise en valeur par l’agriculture (champs, prairies); la partie Sud de la commune est plus vallonnée, sur un plateau dépassant les 200 mètres d’altitude, couvert de bois et d’étangs (étang de Barbe, étang du Meix).

La commune est située à l’extrémité septentrionale de la vaste plaine de Bresse et au sud-ouest de la ville de Dole. Le village est desservi par les routes D9 et D13E. Le territoire de la commune, situé dans le Jura, est limitrophe du département voisin, la Saône-et-Loire .


Agrandir le plan

Histoire

  • L’origine du village serait probablement celtique. Lors de fouilles archéologiques, des objets Mérovingiens, notamment des sarcophages, furent trouvés dans la partie basse du village.
  • 1275 : Hugues d’Antigny, seigneur de la maison de Vienne, accorde une charte de franchise au village.
  • Dès le XIIIe siècle, on note la présence d’un château. Au XVe, suite à héritages et partages successifs du vicomté de Neublans, il semble qu’il y ait eu deux châteaux détruits par la suite.
  • 1421 : on rapporte le miracle de Sainte Colette, qui venant de Poligny pour se rendre à Seurre, aurait fait halte à Neublans. Les eaux du Doubs étaient hautes : avec son escorte elle traverse la rivière à pied, comme marchant sur les eaux. Dans l’église paroissiale, un vitrail commémore cet événement.
  • 1535 : François Brion, autrement connu comme l’Amiral Chabot, est propriétaire d’une partie des terres de Neublans. Il y reçoit le roi François Ier dans son château.
  • De 1610 à 1612, l’Assemblée des Commissaires chargés de trancher sur la délimitation entre Duché et Comté de Bourgogne siège à Neublans.

Catastrophe aérienne de Neublans

A la fin du mois d’août 1939, la menace hitlérienne se précise. Les unités de l’Armée de l’Air reçoivent l’ordre de rejoindre leur terrain opérationnel. Dans ce cadre, le 28 août vers 8 heures , le groupe de chasse GC III/3 équipé de Morane MS 406 quitte Dijon pour rejoindre Salon-de-Provence. Arrivée peu après au-dessus de la vallée du Doubs, la 6e escadrille se trouve en présence d’un épais brouillard . Le leader qui est en tête, décide de percer par le dessous : descendus à quelques mètres d’altitude, six avions percutent la colline située sur les communes de Neublans (Jura) et Authumes (Saône-et-Loire) .

Le bilan de la catastrophe est lourd : trois morts, trois blessés et six appareils hors de combat : un coup dur pour l’aviation française.

1943 – 1944 : Dans la France occupée, Neublans se trouve en zone dite « libre », la ligne de démarcation s’arrêtant au Doubs. Des Résistants du Groupe Bruckmaster provoquent plusieurs déraillements de trains sur la ligne de chemin de fer Dole-Chalon sur Saône.

Lieux et monuments

Cette commune présente un intérêt architectural par la présence d’un magnifique château du XVIIIe siècle de style néo-classique. Les toitures et certaines pièces d’écuries sont inscrites à l’inventaire des Monuments Historiques. La Révolution ayant stoppé l’avancement de sa construction, l’aile droite n’a jamais été terminée. Il englobe par ailleurs les restes du précédent château. Aujourd’hui résidence privée, il ne se visite pas. Dominant la plaine du Finage il se voit de très loin. Ne disait-on pas : « Le château de Neublans, quand on le voit on n’est pas dedans »

Le premier château a été construit au XI ème siècle par le seigneur Raolin. Il était destiné à résister à la Bourgogne et à la France et régnait sur un immense territoire. Les seigneurs de Neublans dépendaient de la maison de Chalon. Ils ont pris part aux Croisades. Le château et le village sont brûlés à deux reprises par les troupes de Louis XI. Le château est en ruines quand le marquis de Froissard en fait l’acquisition en 1703. Il fait reconstruire le château en briques rouges en prolongement de la tour restante. Ses descendants continuèrent les travaux, rêvant de le doubler par une construction symétrique. A la révolution, le dernier propriétaire s’exile et ses biens sont confisqués. Son épouse va le racheter, mais il ne reprendra pas les travaux à son retour à la restauration. Le château est toujours la propriété de la famille Broissia.

Il est à noté qu’en 1815, lors de la naissance et du décès de Denis Bêcle, Le Maire est Marie Charles Hylaire Flavien de Froissard Broissia, surement habitait-il dans ce château. Au carrefour face à l’entrée du château, une croix de pierre, dite « patibulaire », marquerait l’ancien emplacement du gibet.

Neublans est potentiellement la commune d’origine des Bècle. Elle est située dans le Jura (39)

rousset-goubert

Caveau Rousset – Goubert

Caveau Rousset - Goubert, Saint-Saturnin-lès-Apt, novembre 2009

Caveau Rousset – Goubert, Saint-Saturnin-lès-Apt, novembre 2009

  • Alphone Rousset
  • Joséphine Roux
  • Joséphine Jean
  • Firmin Rousset ?
  • Hippolyte Rousset
  • Anaïs Thérèse Léonie Callot
  • Félicienne Roux la tante, soeur de Joséphine ROUX, n’apparait pas sur l’arbre ci-dessous
  • Joseph Jean plâtrier à Perreal, a construit la maison adossée au moulin, frère de Joséphine JEAN
  • Paul Callot le long, frère d’Anaïs Thérèse Léonie CALLOT
  • Jacques GOUBERT (1924-2005)
  • Anne-Marie ETIENNE (1928-2013)