De la convergence des logiciels et des sites de généalogie grâce au mobile

Geneanet a publié il y a quelques jours son application pour Android, celle pour iOS devant suivre sous peu. Même si celle-ci est aujourd’hui simplement une application de consultation de l’arbre envoyé préalablement sur leur site geneanet.org, il est évident que d’ici quelques mois cette application permettra de modifier son arbre, de l’enrichir, d’ajouter des photos et deviendra un véritable logiciel de gestion de sa généalogie pour smartphones et tablettes.

Avant : des domaines distincts, des produits bien différenciés

Un logiciel de généalogie local ? Tellement 1998.... Place à la généalogie 2.0 (capture issue du forum BSD pour tous)
Un logiciel de généalogie local ? Tellement 1998…. Place à la généalogie 2.0 (capture issue du forum BSD pour tous)

Il est intéressant de remarquer que depuis quelques années on assiste à un changement très rapide dans le monde des nouvelles technologies. Les frontières sont brisées, les domaines d’activité se superposent, doucement mais surement. Avant, nous avions un ordinateur sur lequel on installait :

  1. des logiciels applicatifs (notamment de gestion de généalogie) et
  2. un navigateur qui nous permettait également de consulter des sites web de partage de données (comme Geneanet).

On distinguait alors bien les différences entre les logiciels comme Heredis et les sites de recherche et de partages de données comme Geneanet. Et ce d’autant plus que l’ordinateur n’était pas connecté en permanence à internet. Chacun avait sa place, et se développait dans son domaine d’activité.

L’arrivée de l’iPhone change la donne en 2007

Les apps mobiles révolutionnent notre façon de consulter internet, mais par leur philosophie, également notre façon de faire notre généalogie.
Les apps mobiles révolutionnent notre façon de consulter internet, mais par leur philosophie, également notre façon de faire notre généalogie.

Mais l’arrivée de l’iPhone en 2007, puis des smartphones Android performants et de l’iPad en 2010 ont tout bousculé en peu de temps. Maintenant, nous avons différents devices (smartphones, tablettes, ordinateurs) qui sont en permanence connectés à un internet toujours plus performant et rapide. Et surtout, le modèle économique représenté par les Apps (ces petits logiciels qu’on installe sur nos smartphones et tablettes) tend à s’imposer également dans le monde des ordinateurs de bureau avec windows 8.Et cela a plusieurs conséquences :

  1. Les sites internet deviennent de plus en plus efficaces et proposent de véritables logiciels en lignes (que l’on nomme webapps) : on n’a parfois plus besoin de logiciels applicatifs installés sur son ordinateur puisque ceux-ci sont disponibles en ligne. Les plus connus sont notamment les webapps de gestions d’emails comme Gmail ou la suite créative Google Documents
  2. Les sites internet de tous bords proposent des applications mobiles (facebook, twitter, mais aussi geneanet) qui sont de véritables logiciels pour smartphones et tablettes, et bientôt pour PC. Ainsi, certains site ne se consultent que via des Apps mobile (comme news republic), et le trafic internet mondial via mobile explose au point de dépasser parfois les ordinateurs de bureau. Les applications mobiles révolutionnent notre façon de consulter internet, et aussi notre façon de faire notre généalogie.
  3. Les éditeurs de logiciels se doivent de proposer leurs logiciels pour les mobiles : les anciens logiciels pour PC sont donc obligés d’être connectés en permanence à internet pour synchroniser leurs données. Et ce faisant, ils investissent dans des sites de partage de données (comme planete-genealogie.fr).

Et ainsi nous avons des sites internet comme Geneanet qui empiètent le marché du logiciel de généalogie (que ce soit via les applications mobiles ou via leur arbre en ligne propulsé par geneweb) et des logiciels de généalogie comme Heredis qui ont besoin de se développer dans les technologies internet pour proposer leurs applications sur mobiles et empiètent sur le marché des sites de recherche et de partage de données en ligne.

Le futur, la convergence

Dans un avenir proches Geneanet, MyHeritage, BSD Concept (Heredis), Généatique (CDIP), FamilySearch ou Ancestry, pourtant issus d’univers différents, proposeront les mêmes services, et nous devront nous, généalogistes amateurs et professionnels, choisir et sélectionner les plus innovants, les plus performants et ceux qui évolueront le plus rapidement. Et à ce jeux là, je pense que les mammouths-éditeurs de logiciels BSD Concept et le CDIP vont y laisser des plumes s’ils ne se mettent pas à jour plus vite. Cela fait des années que leurs modifications annuelles ne sont qu’esthétiques, ou presque. Il va falloir faire quelque chose pour espérer continuer à exister dans une dizaine d’années mesdames et messieurs les éditeurs.

64 réflexions sur “ De la convergence des logiciels et des sites de généalogie grâce au mobile ”

  1. Voilà pourquoi j’ai abandonné Heredis pour aller vers MyHeritage, il y a un an, depuis la sortie d’H13) et Ancestry (depuis 3 ans). BSD est CDIP sont complètement largués. Geneanet me plait moins avançant eux aussi à petits coups de nouveautés de temps en temps. Bref, on voit bien que l’Outre-Antlantique a du retard et, est peu à l’écoute de sa clientèle !

    1. Je pense que les américaines ont une longueur d’avance sur nous…Heredis n’est en réalité qu’un petit logiciel qui n’a aucune existence au-delà des frontières françaises et qui, en plus, ne respecte pas les standards. J’observe que le Gedcom, même s’il y a des problèmes, est globalement mieux respecté.

      Attention à familysearch…J’ai dans l’idée que le site va être très utilisé dans très peu de temps…

    2. C’est clair que le familySearch Tree est très prometteur. Et il a l’air efficace en terme d’ergonomie. A voir, le jour où l’import gedcom sera efficace justement.

    3. Gageons aussi que les besoins des américains ne sont peut être pas forcément les mêmes que les européens. Et que leurs moyens ne sont pas les mêmes. Comment comparer des petites PME comme geneanet, CDIP ou BSD qui font 1 million (voir moins) d’euros de CA par an et les mormons qui ont des ressources quasi illimitées.

      L’offre existe. À chacun de choisir son logiciel suivant ses besoins et ses moyens.

      PS: l’Outre Atlantique sur un blog français, c’est les US, pas l’Europe. ;-) Tout le monde ne sait peut être pas que tu vis au Québec.

    4. C’est évident qu’il y a une exception nationale dans la pratique de la généalogie, ne serait-ce que dans le type d’actes disponibles et leur nomenclature. Les logiciels « régionaux » ont leur intérêt par rapport aux blockbusters américains.

  2. Je suis très ambivalente sur ces services en ligne. Le partage d’information me fait pencher de ce côté. Par contre,
    rien n’est gratuit dans la vie, surtout pas de l’espace disque sur le web, ces services se payent donc en ramassant les données des utilisateurs afin d’en faire quoi?
    Telle est la question!
    Et ma réponse sera : « Pour les revendre, tout simplement! »
    Au début, j’ai éparpillé ma base sur ce genre de service, jusqu’au jour où j’ai compris qu’avec le sérieux que j’y mettais, je me devais de protéger mes recherches. Comme j’avais les connaissances, j’ai opté pour m’héberger moi-même. Dommage que ça ne soit pas à la portée de tous…

    1. Je ne pense pas que geneanet se paye en vendant nos données personnelles. A mon avis, leur chiffre d’affaire est représenté par les publicités, les ventes de documents (livres, cartes postales, etc.) et les abonnements premium. Je leur demanderai à l’occasion.

      Evidemment, le top du top est l’auto-hébergement. Qui n’est pas à la portée de tous, en terme de coût, de difficulté, et de maîtrise. Si on choisit quand même ce mode, je conseille OVH parce que c’est vraiment bien.

    2. Sauf s’il s’agit de données très récentes, les données généalogiques en elles-mêmes sont dans le domaine public, ne sont pas concernées par le droit d’auteur (et ne l’ont jamais été). Alors ?

  3. Très honnêtement, je doute de l’efficacité d’une application généalogique sur iphone (ou tout autre smartphone). C’est joli, ça permet d’emmener sa généalogie avec soit (j’ai Hérédis sur mon iPhone et il faut reconnaître que c’est très joli), de la montrer aux autres et d’avoir sous la main des informations, mais on ne fera jamais de la généalogie uniquement sur smartphone. Allez saisir des notes, transcrire un contrat de mariage ou un bail de 3 ou 5 pages (ou un partage de 40 pages) sur un smartphone dans chaque fiche de vos ancêtres ! ?

    La généalogie suppose
    – un confort pour lire des documents (actes anciens, photos prises aux AD et à transcrire, en latin ou en flamand) et
    – un confort pour la saisie (avec un pavé numérique, possibilité de passer MAJ/min…). Tout celà est impossible sur un écran de smartphone;
    Le généalogiste est « condamné » à utiliser au moins un ordinateur portable (et encore, pour retravailler chez soi, rien de mieux qu’un écran 25 pouces ou plus, car aller lire des actes sur les différentes AD en ligne avec un écran de poche c’est impossible).

    Car la généalogie ce n’est pas aligner des dates de naissance, de mariage, des prénoms et des communes. Ca c’est à la portée d’un enfant de 12 ans ! La généalogie, c’est aller au délà du simple état civil de ses ancêtres et comprendre les métiers qu’ils ont exercé, les terres qu’ils ont travaillés (baux, terriers), les relations qu’ils ont noué (contrat de mariages, dispenses matrimoniales) en passant beaucoup de temps en salle de lecture aux archives.

    Donc tout ce qui touche dans le cadre généalogique le smartphone et tablette relève plus du gadget et comme tout gadget c’est amusant, mais ça s’arrêtera là.
    au mieux celà conviendra t il au collectionneur d’ancêtres (qui alignera fièrement des noms, prénoms, dates et des communes sur plusieurs colonnes, mais ça, même Excel peut le faire à la limite)

    merci pour l’analyse de Roselyne, à laquelle j’adhère (et donc je n’ai rien à ajouter) et que je salue au passage ;)

    1. Tout à fait d’accord. J’utilise depuis des années le logiciel US Reunion dont l’une des caractéristiques qui m’ont convaincu à le conserver est sa capacité à faire de la saisie rapide et en grand volume, ce que ne permet pas et ne permettra pas une web app sur tablette.

      J’ai mis au point une procédure pour exporter mes données sur Geneanet qui inclus un post-traitement des informations et je ne vois pas comment ce pourrait obtenir la même chose sur une tablette.

      Par contre, pouvoir consulter ma généalogie sur la tablette avec un confort et une ergonomie adaptés me parait une avancée intéressante.

      De là à y voir une convergence totale, sans doute pas en ce qui me concerne.

  4. Je suis créateur d’un arbre de 1500 personnes avec 10 12 générations. J’ai commencé sur généanet rose et bleu puis geneweb gratuit; puis j’ai ouvert par mégarde Héritage.com qui m’a apporté un cousin en Ardèche que je n’ai pu exploiter car au delà de 250 membres affichés ils me demandaient de cotiser premium, ce qui n’avait aucun sens car geneanet gratuit procure tous les cousinages nécéssaires et même plus.
    Sur les conseils d’une cousine j’ai acheté Heredis 11 et j’y ai transféré mon gedcom geneanet de 500 individus qui est vite devenu un arbre de 150 en transférant le livre de mon giénial cousin généalogiste René Clenchard, la famille Clenchard de Saint Benoit en Glandève (04) et Guillaumes (06).
    A ce sujet je voudrais faire cesser les critiques à l’encontre des « professionnels » qui font payer leurs recherches. Quoi de plus normal que d’acheter leurs livres, soit papier soit numériques avec recours aux logiciels généalogiques: une mine.René Clenchard m’a tout appris et m’a lancé vers Hérédis;
    J’en suis à Hérédis 13 (payant 60 €) mais Planète généalogie (gratuit) n’apporte pas grand chose car il faut payer 1€ pour voir une personne, ce qui est fastidieux et nous empêche de découvrir nos cousins. Alors qu’avec les alertes geneanet on voit mille personnes sans débourser un sou (ce qui est normal car notre cousin voit simultanément gratuitement nos 1000 ascendants et alliés).
    Lorsque j’ai voulu rechercher les ancêtres américains de ma petite fille j’ai découvert ancestry.com un logiciel (mormon sans doute?) d’une remarquable efficacité car il se base sur les recensements décennaux américains pour faire découvrir d’un coup des fratries de 5 à 15 enfants. Remarquables; Puis on trouve les livres, magazines quotidiens, faire part, éloges funèbres, tombes, liste de passagers des bateaux d’immigrants. Une mine mais chère (environ 30€ par semestre). Pas très convivial non plus.: rien ne permet de trouver facilement des cousins et de trouver des arbres descendants.
    C’est alors que j’ai découvert un petit groupement de descendants de « Manchois » qui ont créé un arbre collectif geneanet gratuit qui arrive à avoir plus de 100000 individus gérés par une cinquantaine de magiciens bénévoles. Comme dans ancestry les progrès sont fulgurants et les cousinages se multiplient à la 10ème génération.
    C’est formidable ce geneanet!: Les progrès on les attend sur la possibilité d’intégrer dans son arbre des branches entières de cousins ou alliés et de publier des Chroniques lisisbles sur IPAD, moyennant peut être une petite rémunération (de l’ordre de 3€ pour 100 pages, 5€ pour 250 pages) avec obligation comme sur Wikipedia de publier des rectificatifs, additifs, ajouts de branches, listes de cousinages. L’objectif c’est bien sûr d’arriver à nous proclamer tous cousins comme le fondateur de la Croix Rouge…

    à tous mes cousins français, belges, allemands , anglais, italiens et à tous les amis de mes cousins

    alain revel

  5. Bjr,
    Quitte à passer pour rétrograde, je trouve excessif de se présenter comme généalogiste quand on se contente de bricoler sa généalogie et de se trouver des « cousins » en puisant sur des sites de partage gratuits ou payants.
    Vous parlez en fait d’utilisateurs de données généalogiques. Loisir parfaitement estimable convoité par des officines à but lucratif, ce qui préoccupe les services d’archives qui font valoir qu’il s’agit de données publiques appartenant aux collectivités départementales ou nationale selon les dépôts et certainement pas à ceux qui entendent en tirer profit. La mise en ligne des BMS et NMD par les départements leur coupe un peu l’herbe sous le pied.
    Le généalogiste reste celui qui effectue des recherches directement à partir des documents originaux détenus par les services d’archives. Il est capable de lire les écritures anciennes, d’interpréter un texte, de comprendre des situations et de résoudre des problèmes. Il vérifie aussi systématiquement les données qui lui ont été communiquées parce qu’il constate journellement des erreurs sur Internet. Pas seulement des coquilles mais des filiations non avérées et des absurdités manifestes.
    Nombreux sont les généalogistes qui, ayant réalisé par eux-mêmes leur arbre généalogique, se mettent à réaliser bénévolement des publications, relevés et dépouillements pour le compte des associations et… des sites généalogiques. Ils aident également les débutants à démarrer.
    L’historien des familles met la barre plus haut : à partir de l’arbre, il s’efforce à travers diverses sources et séries de retracer la vie de ses aïeux, exercice nécessitant un minimum de connaissances mais nettement plus intéressant.
    Pour les généalogistes et historiens des familles, les logiciels sont un simple outil pour gérer la masse d’informations, sortir des listings, accessoirement pour réaliser des arbres plus ou moins décoratifs. Pour eux, encore, Internet est un autre outil permettant des comparaisons et de trouver des indices, d’ouvrir des pistes de recherches surtout en généalogie descendante. Plus intéressant, il élargit la communauté généalogique notamment vers l’étranger et lui sert de lien.
    Il y a donc un monde entre le besogneux et le consommateur, fût-il équipé dernier cri, qui ignore superbement les sources.

    1. Vous distinguez, si je résume, l’historien des familles, le généalogiste et l’utilisateurs de données généalogiques. J’imagine que vous vous placez dans une des deux premières catégories, vu comme vous jugez la troisième. De quelle catégorie fais-je partie ? Peut importe finalement.
      Ce que je pense, c’est que chacun pratique ce loisir comme il l’entend. Et qu’on n’est personne pour en juger.
      Et je pense aussi que la technologie aide chacune des trois catégories que vous désignez., et que mieux elle est gérée, intégrée, simple et puissante, plus elle nous aide.

  6. Je viens de lire l’article, et il y a un détail qui me chiffonne.

    On ne parle jamais d’ergonomie.

    Clément, tu indiques que tu vas prochainement faire le saut en passant d’Heredis à Geneanet. Pourquoi pas, n’importe qui peut changer de logiciel quand bon lui semble suivant ses aspirations.

    Mais ce qui m’étonne, c’est la raison que tu donnes. Geneanet va bientôt sortir une version où l’on pourra saisir directement depuis une tablette.
    Cela veut il dire que TOUTES tes saisies se feront sur tablette ? A titre personnel, quand je me mets à faire de la saisie, chercher des actes sur internet, les implémenter dans ma généalogie, je passe au minimum 1h au moins dessus. J’ai du mal à imaginer me faire des sessions de plusieurs heures de saisie sur une tablette.
    Pour moi, à ce jour, la tablette va servir en déplacement. Mais pas à la maison, où il y a le confort d’un grand écran, du clavier et de la souris. La généalogie est chronophage, et pour ceux qui font leurs recherches quasi excluvisement sur Internet, il faut tout un tas de petits logiciels annexes (pour reprendre les images pour n’en citer qu’un).

    D’ailleurs, au passage, il est tout à fait possible de saisir directement sa généalogie sur Geneanet, et ce depuis des années. Inutile de passer par Heredis, Geneatique, Gramps ou autre.
    Pour faire basculer les utilisateurs des mastodontes (CDIP – BSD) vers Geneanet, il faudrait aussi que Geneanet propose une interface de saisie convivial sur PC (et Mac, et Linux…). Là, il y aurait peut-être un gros transfert d’utilisateurs.

    1. D’accord avec toi sur toute la ligne. L’ergonomie et la simplicité doivent être au cœur de la conception des logiciels. C’est d’ailleurs pour ça qu’on peut remarquer que de tous les services puissants, ce sont les plus simples qui persistent et qui donnent le « la » pour les autres services. (Google, iOS, …).

  7. Pour moi le principal problème du Gedcom est qu’il n’y a pas d’alternative. En clair si un généalogiste ne veut pas être seul dans sa petite bulle, il est obligé de l’utiliser.

    Quant-au cloud…je suis assez méfiant car comme l’a dit Guyard avant moi, j’ai un peu peur que ça facilite encore la tache des pilleurs qui auront comme excuse que la généalogie c’est avant tout le partage. Si je te donne un morceau de mon gâteau, c’est du partage. Si tu le prends et que tu te sauves, c’est du vol.

    Mais bon…c’est une autre histoire…

    1. Des noms et des dates ne sont que des données brutes…La généalogie, ce n’est pas cela. D’ailleurs, dans très peu de temps et grâce à la puissance de l’internet, tout ce qui est « trouvable » va l’être.

  8. Attention Clément,

    Ton dictionnaire est périmé car il ne communique pas avec le web!
    En es-tu bien sûr?

    La grammaire GedCom est toujours valable! Elle peut être utilisée sur le web via une interface logicielle et non directement.
    Les règles de base de la grammaire GedCom seront toujours utilisées quelque soit la version de celle-ci!

    La norme GedCom se doit être un mode d’emploi pour la construction du fichier. Le travail du logiciel est justement de respecter ce mode d’emploi pour commencer. Ensuite ton logiciel pourra faire d’autres travaux comme mettre cela sur Internet! Nous avons bien deux choses différentes!

    Tu es en train de me dire d’une certaine façon que lorsque j’achète un ordinateur neuf je dois obligatoirement prendre Windows8 avec parce que c’est la mode et que tout le monde doit faire pareil!
    Moi je te dis non je peux mettre autre chose aussi performant voire plus! Il y a une grammaire de base c’est le langage binaire et c’est tout.
    Dit autrement parce que j’ai Windows je dois avoir la suite Office ou Word, Excel, PowerPaint, …
    Moi je te dis non je peux très bien avoir LibreOffice ou Writer, Calc, …

    Aujourd’hui on a la fâcheuse habitude de vouloir systématiquement tout casser parce que cela ne fait pas ce que l’on veut! On oublie singulièrement de se poser la question de savoir si ce que l’on demande n’est pas possible autrement! Mon ordi rame je ne me pose pas la question de savoir si je ne l’ai pas saturé d’une certaine façon! Je dis qu’il n’est pas à la page et zou à la benne!
    Désolé mais ce n’est absolument pas ma façon de voir!
    Tu utlises ton stéthoscope et tu entends mal, tu accuses le matériel ou tu cherches si tu n’es pas responsable de ta déficience audio? Un patient a mal au pied, tu ne vas quand même pas l’amputer au niveau de la cuisse car il y a une solution qui pourrait être plus performante sans savoir si tu n’as pas d’autres solutions pour aider ton malade!

    La norme GedCom c’est pareil! Un mode d’emploi n’est pas là pour faire le travail mais présent pour t’aider à le faire bien!

    Amitiés

    1. En fait, je pense que nous sommes d’accord :

      1) il faut un format d’échange des données qui soit un standard. On peut l’appeler GedCom ou Babinsky si on veut.

      2) La norme GedCom dans sa forme actuelle a des limites trop importantes pour l’utiliser tel quel : il faut la modifier au moins pour communiquer avec le web. On peut l’appeler GedCom X ou GedCom 6, ou demander comme je l’écris souvent, un nouveau format.

      3) Enfin vous semblez être un bon bidouilleur de fichier, de logiciels etc. Mais ce n’est pas la norme. Il faut que ce soit simple. Mais très simple, si simple que l’on n’ait même pas à s’en soucier. On ne devrait même pas discuter du GedCom, de code, de balise, et de tout ça. On devrait simplement avoir quelque chose qui fonctionne, voilà tout. Aujourd’hui ce n’est pas le cas, et c’est ça qui est un véritable problème.

    2. Bonjour,

      Je pense que sur le fond nous sommes d’accord.
      Une seule différence je dis qu’il faut partir de l’existant. Il ne faut pas réinventer la roue car on va la faire carrée.
      Une grammaire ou un dictionnaire (GedCom) ne sont pas un livre (généalogie).
      La grammaire n’a pas à communiquer avec le lecteur du livre. C’est le constructeur du livre (auteur/logiciel) qui lui doit prendre les moyens de communiquer avec le lecteur.
      Par contre certains points de la grammaire peuvent et doivent être améliorés.

      Ton troisième point me fait trop d’honneur. Je suis loin d’avoir toutes les compétences que tu me prêtes. Je suis simplement TRÈS attentif à ce que j’utilise. J’écoute, je demande de l’aide et je lis aussi beaucoup.
      Ce que tu décris c’est le travail d’un logiciel et là je suis 100% d’accord il doit être suffisamment intuitif pour que la grammaire utilisée ne soit un sujet de discussion.

      Mes compétences GedCom ce n’est pas les logiciels pros qui me les ont données! Vas donc faire un tour du coté de Ancestris et tu comprendras vite comment j’ai pu acquérir mes petites compétences.

      Amitiés

  9. Devenue une vraie mordue de généalogie, comme beaucoup de ceux qui s’y essaient, je me suis rendue compte qu’il était difficile de re-situer rapidement un patronyme dans sa généalogie lorsque l’on dépasse les 500 individus (ce qui va très vite !) et que l’on a peu travaillé sur son patronyme. De même lorsque l’on consulte les généalogies d’autres personnes : savoir d’emblée que son sosa 487 concerne la branche de sa grand-mère maternelle n’est pas évident au premier coup d’œil. N’ayant rien trouvé qui me permette de le faire, si ce n’est calculette en main, j’ai fait un petit tableau qui me facile grandement la vie. J’ai le plaisir de vous le proposer, peut-être que cela peut servir à d’autres généalogistes.

  10. « Pour la Fédé je suis d’accord avec toi car il faut de vrai changement pour voir la Fédé évoluer et entrer dans le jeu. Avec un discours qui dit en gros en dehors de nous pas de salut on a vraiment du soucis à se faire.
    Qu’elle commence à avoir un vrai poids, visible, au près du généalogiste de base et non des associations et nous pourrons en reparler. »

    Par définition une fédération est un regroupement d’associations. Elle n’est donc pas une association en tant que telle. Le souci des associations se resume assez souvent à des problêmes de personnes : les dirigeants ne prennent pas les « bonnes » décisions alors on rale ou on créé sa propre association ! La fédération a pour but de réunir en son sein les associations ayant pour intérêt la généalogie. Il n’y a qu’à s’incrire dans une association fédérée, se faire élire au conseil d’administration, puis au bureau de ce dernier, posez sa candidature comme représentant auprès du conseil d’administration de la fédération, se faire élire, se faire ensuite élire au bureau de la fédération comme président et ensuite CONVAINCRE les administateurs de chacun des niveaux des bonnes idées que l’on a pour faire vivre la généalogie.
    Si les dizaine de milliers de généalogistes devaient voter, ils resteraient toujours dépendant des volontés de leurs élus. Comme disait Churchill, « La démocratie est le pire des régimes à l’exception de tous les autres » .

    1. Les associations avaient leur intérêt tant qu’Internet n’existait pas…Je pense qu’elles vont toutes couler, les unes après les autres. Quelle valeur ajoutée peuvent-elles mettre en avant ?

  11. Si je ne m’abuse la norme Gedcom est celle des Mormons, qui ont la plus grosse base (2 milliards d’actes). La Fédé ? Celle de Généalogie ? Il faudrait lui adresser un courrier mais la norme doit être universelle sinon on refera le coup du minitel face à Internet.
    Amitiés,
    François

    1. Les Mormons ont crée de toutes pièces une norme qui a été adoptée de fait par tous les généalogistes.
      Les bases des Mormons ne sont pas meilleures que celles de nos associations. Ce sont des listes avant tout. Ils collectent les données que l’on veut bien leur donner. Ils en font un index.
      La base soutenue par la Fédé est simplement moins riche que celle des Mormons en taille et en qualité.
      La norme est universelle et existe. Il suffit juste de l’exploiter correctement!
      Les bases de données des associations ne sont pas en forme vis à vis du GedCom car ce ne sont, de facto, que des index de présence d’individus. C’est donc parfaitement inutilisable en données brutes.

      Par contre ce qui est parfaitement plausible c’est que la Fédé fédère les énergies pour créer un arbre unique où chacun apporterait son travail et se raccrocherait directement au travail des autres. On sait faire des fusions de fichiers et supprimer les éventuels doublons chacun chez soi suite à des échanges de GedCom.
      Qu’est-ce que l’arbre universel? Ce n’est rien d’autre que des millions de généalogies normées réunies dans un seul fichier.
      Techniquement nous savons faire donc nous avons simplement un problème de volonté politique de le faire. Le gros hic c’est que chacun, quoique il en dise, se sent propriétaire des données collectées et veut bien les partager sans que cela ne soit diffusé par un autre que lui.
      L’autre problème, pas vraiment technique, est l’espace disque nécessaire. Quand on regarde bien on se rend compte que là aussi c’est la volonté politique qui manque et une belle dose d’égoïsme aussi. Nous préférons tous dépenser 100€ que de dépenser 1millions d’Euros collectivement ce qui ferais une dépense individuelle de 50€ (chiffres donnés en exemple sans aucune connection avec une réalité quelconque).

      Nous savons ce qu’il faut faire! Y a pu k…

      Il y a aussi un autre aspect à voir! Acceptons-nous de livrer nos données à des marchands!? La réponse est clairement non à la très grande majorité! Nous revoilà donc renvoyer vers le tissu associatif et un système contrôlé par ses contributeurs.
      La Fédé pourrait jouer ce rôle mais en l’état actuel c’est non pour la simple et bonne raison que ce sont les intérêts des associations en tant que personnes morales qu’elles représente et non les individus. Le jour où les associations accepteront ce deal où la Fédé est un une association d’individus tout sera possible. 1 individu = 1 voix nous en sommes loin actuellement.

      Amitiés

  12. Bonsoir,
    Je ne suis pas certain que la généalogie de demain soit le cloud.
    Personnellement, je n’ai pas envie que toutes mes recherches dépendent d’un service web dont les conditions d’utilisations peuvent changer et qui peut disparaître du jour au lendemain (disparition de MegaUpload).

    Par contre, je suis d’accord, il est probable que Geneanet, BSD Concept, … proposeront les mêmes services dans un futur plus ou moins lointain. Mais pour l’instant, j’ai l’impression que Heredis et Geneanet restent assez complémentaires.
    Même si Généanet s’améliore au niveau de la saisie d’informations, certains points sont quand même gênants. Par exemple, la source est simplement un champ texte, il n’y a aucune gestion des différents élements de la norme GEDCOM. Et puis, il n’y a pas d’auto-complétion lors de la saisie des différents champs. A mon avis, Heredis a encore beaucoup d’avance dans ce domaine.
    Mais un des points faible d’Heredis reste la publication des données. L’export HTML n’a pas évolué depuis plusieurs versions et la navigation dans un arbre Planète-Généalogie n’est pas aussi intuitive
    que sur Geneanet.

    J’aimerais bien que les prochaines versions de ces logiciels respectent enfin la norme GEDCOM, et qu’ils améliorent la gestion des sources, parce qu’en généalogie le plus important ce sont les sources.

    Amicalement

    1. Bonsoir,

      Attention aux confusions!
      Généanet est un service sur le web.
      Pour vous offrir la partie arbre de son service ils utilisent le logiciel libre Geneweb. Geneweb a un gros défaut il ne propose pas de sortie imprimées. Il est vrai aussi que la gestion des sources n’a pas été implémentée. Il faut se rappeler que Geneweb n’est pas un logiciel jeune et son géniteur ne l’a plus maintenu à moment donné. Pour la norme tous les champs qu’il exploite sont respectueux. Certes il ne les utilise pas tous.

      Généanet a choisi de mettre certaines informations en champ texte. Il faut l’accepter même si ce n’est pas très respectueux. À l’inverse Hérédis les implémente mais ne respecte pas la norme sur ces points car il mélange les identités SOUR et REPO d’une part et quand il ne mélange pas les tags des entités.
      J’aime mieux un logiciel incomplet mais respectueux qu’un logiciel qui fait des conneries.
      Généanet contribue depuis quelques temps au développement de Geneweb.
      Vous faites donc appel au développement de Geneweb et non pas à l’usage que Généanet en fait.

      En cherchant sur Généanet vous trouverez sûrement l’endroit où télécharger Geneweb. Rappelez vous les griefs que vous faites et l’absence de sorties papier.

      Si vous cherchez un logiciel 100% GedCom regardez l’un de mes précédents posts sur ce fil.

      Amitiés

    2. J’ai l’impression qu’assez rapidement, Geneweb va devenir un boulet pour geneanet…

      Vous l’avez dit vous-même : Il n’existe qu’un champ texte pour les sources alors même que le Gedcom 5.5 (l’actuel)  » distribue » l’information sur plusieurs tags . Le Gedcom X le fait aussi et de manière plus importantes encore Comment vont-ils faire pour s’adapter et éviter les pertes d’information ?

    3. Pas d’accord car ils ont la possibilité de le modifier! C’est cela le gros avantage d’un logiciel libre.
      Le gros soucis c’est surtout que Geneweb ne fait pas de sortie papier donc tant que qu’il y aura cette lacun ce sera un problème et peu de développeurs s’y investiront!

      Amitiés

    4. Oui, bien sûr mais comment vont-ils procéder ?

      Pour Geneweb (et donc geneanet) et pour ce qui concerne les sources, un simple champ texte et donc des informations « en brut » non structurées. Or, tant le gedcom 5.5 que le gedcom x « structurent » l’information et le distribuent dans des tags différents (REPO, QUAY, PAGE et d’autres.

      Comment vont-t-ils faire ? Si je ne m’abuse tous les autres sites (Ancestry et d’autres) structurent les données sur les sources.

    5. La norme gedcom ne répond plus à nos besoins actuels. Il faut en changer, et pas s’aligner dessus (à mon sens). Effectivement, vous avez raison, Heredis et Généatique ont quand même de nombreux avantages par rapport à toutes les webapps, dont geneweb/geneanet. La plus importante reste à mon avis la saisie d’acte d’Heredis, une pure merveille.

    6. Bonjour,

      Heredis est une catastrophe pour ce qui concerne la gestion du Gedcom.

      Il semble que cela soit un défaut très « français ». Mais le futur viendra des états-Unis (comme toujours). Et Heredis n’existe pas en dehors des frontières françaises.

      Une nouvelle norme, initiée par les Mormons (appelée Gedcom x ) est en passe d’être utilisée semble-t-il sur familysearch et ancestry. Les Mormons ont la capacité, de par leur force de frappe, de l’imposer. Des logiciels permettant de faire la conversion Gedcom 5.5 vers Gedcom x sont actuellement développés d’où l’importance de respecter le gedcom 5.5 au maximum.

      Et j’ai peur que la mutation sera difficile pour généanet notamment pour cette question des sources justement.

    7. Rien ne vous interdit de placer vos données sur plusieurs sites de stockage ! Personnellement, j’utilise Dropbox (fichiers envoyés après chaque séance de travail). Puis, une fois par mois, une copie sur Hubic : 25 GO gratuits, les données dupliquées sur 3 datacentres distincts situés en France : http://www.hubic.com (en fait hubic, c’est ovh).

      De toute façon, ces deux sites proposent la synchronisation.

  13. Bonsoir,

    La seule solution clairement universelle est celle qui respecte strictement la norme GedCom! Une fois bien compris cela l’outil pour produire le GedCom n’a que peut d’importance.

    Le problème c’est que sur le marché sur 100 logiciels il n’y en a qu’une très petite dizaine qui respecte la norme! Derrière on peut toujours se battre, c’est voué à l’échec! Jour où l’autre il y aura un souci.

    L’arbre universel est rapidement faisable si TOUT le monde respecte la norme! En ligne c’est juste un problème d’interface pour exploiter le fichier (propre bien sûr).
    Cet arbre obligera aussi à sourcer correctement les données (GedCom sait le faire donc ce n’est pas un souci à la base).

    En fait ce qui est posé comme préalable absolu c’est le respect de la norme après ce sera à celui/celle qui aura la plus grosse base! Quel dommage! La Fédé aurait là un rôle à jouer pour faire cesser les disputes avant même qu’elles ne commencent, mais bon …

    Amitiés

    1. Je suis d’accord avec vous Yannick sur plusieurs points, mais pas tous. D’accord qu’il faut un format universel que chacun respecte pour avancer. Mais pas d’accord pour le gedcom actuel, car il est clairement dépassé.

      L’arbre universel n’est pas dépendant uniquement du support de transfert de données (gedcom) mais il y a d’autres paramètres délicats à prendre en compte : les orthographes qui varient, les langues qui changent, les calendriers qui diffèrent.

      Pour ce qui est de la fédé, elle va plutôt subir qu’agir. Elle n’a strictement aucun poids à mon avis en ce qui concerne le format gedcom, ses améliorations, son code. Elle ne peut que se satisfaire d’une avancée ou déplorer un échec. Elle restera spectatrice.

    2. Bonjour Clément,

      Nous avons un format/norme qui existe c’est le GedCom. Il y a lieu de s’en servir et d’essayer de l’améliorer.
      Mais a-t-elle vraiment besoin d’amélioration si violente qui la rendrait inutile dans son état actuel? A-t-on pris le temps de l’éplucher à fond, d’en tirer toute la puissance?
      Je connais très peu de chercheur qui l’ait vraiment étudiée à fond. Seul Patrick TEXIER l’a fait en France ET a diffusé son travail!
      Il est certains que les poids lourds du logiciel généalogique ne font rien pour rendre cette norme accessible.

      L’arbre universel n’est pas tributaire des éléments que tu avances! Le seul paramètre vraiment important est le respect de la source. Et là force est de constater que l’on voit de tout et n’importe quoi.
      La langue qui change n’est pas un problème si on respecte LE document. Après on se pose la question de quelle orthographe prendre en compte? Je suis inconditionnel de l’acte de naissance (même avec son imperfection flagrante parfois); il faut parfois chercher un acte rectificatif qui interviendra au moment du service militaire ou au mariage.
      Le calendrier qui diffère nous ramène encore une fois à la source qui seule fait foi. Il faut la respecter. Certes il y a le problème des passages julien-grégorien mais le généalogiste n’est-il pas scientifique dans l’âme? Il se doit donc de chercher à comprendre.
      On oublie un peu trop facilement qu’un champ note existe dans la norme et il est malheureusement souvent mal utilisé et pourtant…

      Pour la Fédé je suis d’accord avec toi car il faut de vrai changement pour voir la Fédé évoluer et entrer dans le jeu. Avec un discours qui dit en gros en dehors de nous pas de salut on a vraiment du soucis à se faire.
      Qu’elle commence à avoir un vrai poids, visible, au près du généalogiste de base et non des associations et nous pourrons en reparler.

      Tu parles de code pour la norme! Je crois que tu n’as jamais dû regarder un fichier GedCom! C’est une grammaire (plus simple que la française je te rassure). ce ne sont pas des lignes de codes au sens informatique du terme.
      Ouvres un fichier .ged avec ton éditeur de texte préféré (NotePad, par exemple sous W$) Tu verras vite que c’est QUE du texte et rien d’autre. Ce sont les gros logiciels qui nous font croire que la norme est un truc indigeste en nous pondant des formats de fichiers incompatibles entre eux.

      Amitiés

    3. (re)Bonjour,

      A propos du gedcom 5.5 de 1998 (dont je connais le code source, ne vous en faites pas ;) : je modifie moi-même à la main mes exports Heredis.)

      • Concernant la norme gedcom actuelle, elle a de nombreux inconvénients. Le premier, le plus important pour moi, est son architecture en texte, comme vous dites. Cela permets certes d’être léger, et de communiquer de logiciels à logiciels. Mais pour les communications logiciel/web et web/web, elle ne fonctionne pas. Les navigateurs interprète mal les fichiers textes et le gedcom 5.5 de 1998 ne facilite pas les échanges sur internet.
      • L’architecture texte est également à l’origine de problème sur l’interprétation des caractères accentués.
      • Enfin, si les indicateurs gedcom sont limités, ils ne sont plus en adéquation avec le monde actuel : mariage de même sexe, pacs, et autres spécificités locales. Il n’est donc pas si universel que cela

      A propos de l’arbre universel

      • Le respect de la source ne fait pas tout. Quelle source fait foi ? La naissance, OK, pourquoi pas. Et si on n’en dispose pas ? Une idée intéressante vient de gennus.org : « l’empreinte », autrement dit un faisceau d’arguments, et d’informations. L’orthographe si elle n’est pas un problème pour l’intelligence humaine, reste un problème pour l’intelligence artificielle qui sera en charge de créer cet arbre universel à partir des infos des utilisateurs.
    4. Bonsoir,

      La norme GedCom n’a jamais été pensée pour le web donc ne pas demander l’impossible.
      Un début de norme 6 avait été entamé. Pourquoi cela a-t-il été abandonné? Je l’ignore, mais il serait opportun d’en connaître les raisons. La refonte devait se faire en XLM. Ce qui répondait à ce que tu semble souhaité.
      Si quelqu’un se sent l’âme de baliser la norme en XLM je pense que nombre seront les heureux. C’est un très gros travail.
      Te semble-t-il normal de demander à un traitement de texte de faire des tableaux avec des calculs. Non pourtant on peut, et la logique veut que l’on utilise un tableur pour manipuler les chiffres.

      Je préfère cent fois un logiciel qui fait correctement ce qu’il est censé faire à un qui fait plein de trucs mais mal. Ceci quitte à avoir plusieurs logiciels pour arriver au résultat que je veux.
      Donc les logiciels de généalogie doivent servir un fichier d’échange propre (au sens GedCom). Nombre d’entre eux savent faire des pages web propres (au sens html).
      Comme tu peux le voir c’est toujours un problème de qualité du fichier de départ! S’il est pourri tu n’auras JAMAIS un résultat propre.

      L’interprétation des caractères n’est pas le fait du texte lui même.
      Il est le fait de l’encodage du fichier. Actuellement certains font encore du windows dans leur logiciel courriel. Ils viennent se plaindre de ne pouvoir lire correctement les messages UFT-8.
      Le fait de coder son fichier en UTF8 garanti, en l’état actuel, une parfaite reconnaissance des caractère. Il suffit donc de recoder le fichier en l’enregistrant sous un nouveau nom… Des outils existent pour faire le changement de codage. Il ne devrait pas y avoir cet argument car ce n’est pas un réel blocage.

      La norme GedCom n’interdit absolument pas le mariage de même sexe. Simplement au point de vue génétique c’est bien une anomalie car deux individus de même sexe ne peuvent créer.
      Le tag ADOP accepte la double adoption donc ce n’est pas non plus un blocage en soit.
      C’est la même chose avec le système de patronyme composé! La norme ne dit absolument pas qu’un enfant doit avoir le nom de son père seul. Ce n’est qu’une pratique. Il suffit de faire la modification nécessaire en se fiant à l’état-civil.

      En ce qui concerne l’arbre il faut faire attention! Soit nous créons un arbre solide et étayé soit nous le construisons avec des suppositions.
      Les suppositions, mêmes vérifiées plus tard, n’en sont pas moins que des pistes de recherche et en aucun cas une base solide.
      J’ai une naissance dont je subodore fortement le père mais rien pour le prouver! Pourtant je suis quasi certain que c’est le bon. Je le mets ou non dans mon arbre? Je peux introduire l’individu mais surtout pas en relation avec la naissance car mon arbre serait faux.
      On se doit de travailler avec les actes ou documents que l’on possède! Si j’avais écouté la famille mon coté paternel ne serait jamais traité car fille mère, pas de chance c’est faux! L’acte de naissance est toujours trouvable à partir de 1750 avant c’est moins vrai, mais c’est la source qui n’existe plus c’est différent et on ne va pas inventer. Ce n’est que lorsque TOUTES les sources disponibles sont épuisées que l’on peut faire une extrapolation et encore je reste opposé à cette façon de faire.

      Amitiés

    5. La norme GedCom n’a jamais été pensée pour le web donc ne pas demander l’impossible.

      Rien qu’avec cette phrase, vous avez tout compris. La norme GedCom actuelle est dépassée car oui, je lui demande de communiquer avec le web pour pouvoir synchroniser mon arbre avec mon téléphone, ma webapps, mon logiciel et ma tablette.

      Aujourd’hui, il serait impensable de demander aux sites internet de respecter strictement la norme HTML 3.2 de 1997 car on n’utilise plus netscape, on en demande + aux sites internet et on a besoin de nouvelles choses. Du coup on a l’HTML 5. Il en est de même avec la norme GedCom : elle ne correspond plus à nos besoins actuels. C’est tout. Même pas besoin de savoir si tel site respecte la norme ou pas, puisque cette norme est dépassée.

    6. Quelle que soit la norme, c’est toujours du texte. Pour ce qui concerne le Gedcom x, ce sera à la fois du Xml et du json.

      A noter que Gramps utilise aussi un format en xml ce qui rendra la « conversion » probablement plus facile que pour les autres logiciels.

      Les meilleurs logiciels actuels sont à mon avis les plus « rustiques ».

    7. Attention: il ne faut pas confondre le support de données sur le site de publication (logiciel sur l’ordinateur ou un site web) avec le format par lequel on échange des données (Gedcom pour ne citer que celui-là )

      Pour la plupart des généalogistes (amateurs, sans être péjoratif ), peu importe où et comment les données sont stockées puisqu’ils font la saisie en un seul endroit. Seule compte l’ergonomie de cette saisie, à charge pour l’éditeur (du logiciel ou du site web) d’apporter les meilleurs outils et une présentation agréable des données. Geneanet confirme avec la sortie des versions tablettes qu’il répond à nos attentes en ce domaine.

      Pour ceux qui différencient saisie et publication, il se pose effectivement le problème de l’échange des données entre les deux plate-formes et le choix du Gedcom est tout à fait approprié. Ce format est suffisamment complet et bien conçu pour être conservé à l’avenir. Mais cela ne suffit pas. Il faut d’une part que le logiciel de saisie propose un export aussi exhaustif que possible, mais aussi que le site de publication propose un import tout aussi complet. Et c’est généralement la que le bas blesse.

      J’utilise le logiciel Reunion dont l’export Gedcom, aussi complet soit il ne peut exporter que les données qu’il traite. D’un autre côté, Geneanet ne permet pas d’importer certaines informations qui me seraient pourtant bien utiles d’y retrouver. J’ai développé pour mes besoins un logiciel intermédiaire qui comble certaines des ces lacunes, mais je préférerai que Geneanet apporte un support total des tags Gedcom afin de ne pas limiter l’internaute dans le choix des informations qu’il souhaite publier.

  14. Bonjour Clément
    Finalement je suis de l’avis de François
    Je me rends compte petit à petit qu’il n’y a pas d’intérêt à avoir Heredis Mac d’un côté et Geneanet de l’autre.
    Depuis quelques jours j’ai limpression d’avoir été pris au piège dans le sens où je ne vois plus trop la différence de prestations entre Heredis et Geneanet, si ce ne sont peut être les illustrations et les biographies, et encore…
    En effet je ne vois pas à quoi sert de saisir dans Heredis pour exporter un Gedcom vers un site qui propose la même chose , le tout simplement pour publier ma généalogie.
    Finalement pourquoi intégrer mes photos et les actes dans Heredis alors que sur geneanet ils sont liés à la personne mais sont aussi publiés : pourquoi saisir deux fois la même chose?
    J’en suis là depuis quelques jours mais je n’ai pas encore pris définitivement ma décision.

    1. Pour te corriger, il faut dire qu’il n’y a plus d’intérêt. De complémentaire il y a quelques temps (Heredis pour la saisie, Geneanet pour la recherche et la publication) ils deviennent peu à peu concurrents. La Webapps geneweb qui propulse les arbres en ligne de Geneanet est devenue très puissante. De plus le principe même de l’export gedcom devient d’un intérêt limité, notamment à cause de la perte de données que cela entraine.

      Tu prendras bien vite ta décision, et tu switcheras pour Geneanet, j’en suis sur. Moi-même, pourtant utilisateur d’Heredis depuis toujours, vais bientôt franchir le pas. Je le pense.

    2. Nécessité fait loi…Le problème se pose en ces termes maintenant.

      Les Mormons ont les moyens. Qu’il soit adopté par familysearch, ancestry et les 2 ou 3 logiciels américains qui comptent (family tree maker notamment) et c’est une affaire qui roule.

    3. En fait il n’y a pas d’intérêt à avoir un logiciel qui ne respecte pas strictement la norme!

      Un logiciel est simplement une interface visuelle avec le fichier, qui devrait être GedCom et non pas machin truc.

      Avec un logiciel qui travaille directement en GedCom tu n’as pas de soucis de conversion puisque tu as déjà le fichier à utiliser!
      Certes il n’y en a pas beaucoup, je n’en connais que 3 francophone! Donc le tour est vite fait:
      * GenJ
      * Ancestris (fork de GenJ)
      * LifeLines
      Ce dernier exige une bonne connaissance de la norme et de LATEX ce qui n’est pas à la portée de tous.

      Tout est dans le respect de la norme! Dès lors avoir un fichier *.bidule (sauf *.ged) est une escroquerie car bien souvent la norme est mal appliquée.

      Amitiés

    4. Oupss!
      Je l’avais zappé
      Merci de l’avoir rappelé!
      Cela ne change pas fondamentalement le fond du problème il n’y a quasiment pas de produits respectueux de la norme.

      Amitiés

    5. @ Bruno
      Oupssssssssss encore un oubli! Cela fait 5 produit dont 1 propriétaire.

      Toutefois Ohmnigène présente un inconvénient son développement n’est pas libre donc modifier le code n’est pas autorisé. Seul l’auteur peut le faire.
      Les quatre précédent eux le sont ce qui leur donne un avantage certain au niveau de leur pérennité. Autre point négatif il ‘est pas disponible sous GNU/Linux.
      Pour moi ces deux points ne sont pas négligeables.

      Amitiés

    6. Je comprends votre réaction….si votre seul souhait est de publier votre généalogie sur le net. Autant saisir directement sur Geneanet.

      Mais il y a beaucoup d’autres fonctions dans les logiciels de généalogie, qu’ils soient propriétaires ou open source. Voir même, il en faudrait plusieurs (ce que j’ai). A ce jour et à titre d’exemple, Genopresse est le plus performant pour faire un livre généalogique (de mon point de vue et suivant mes gouts).

      Et si j’étais taquin, je dirais que vous n’avez pas besoin de Geneanet, puisqu’Heredis Mac vous propose aussi un moyen de publier votre généalogie. Avec Planète Généalogie.

      Mais comme moi, vous le publiez probablement sur Geneanet car c’est le site le plus visible aujourd’hui. Preuve que les gens vont sur Geneanet parce qu’ils sont numéro 1 en terme d’ancêtres en ligne. Et pourtant, le logiciel qu’ils utilisent (Geneweb) est pourtant très archaïques.

      Si BSD ou le CDIP (pour citer les deux plus gros) avec Planète Genealogie et Mes Arbres.net était numéro 1 en matière d’ancêtre en ligne, vous auriez très probablement le discours inverse en vous demandant pourquoi vous le laissez sur Geneanet ;-).

      Pour rebondir sur l’article de Clément (toujours très bon), il y a pour moi deux choses: la saisie et la restitution. En France, le CDIP et BSD se partagent le premier gateau. Geneanet et Genealogie.com se partagent le second (il est d’ailleurs amusant que personne ne pense aller chez Genealogie.com, mais c’est une autre histoire).

      A titre personnel, je verrais bien une fusion de société entre un éditeur « classique » et un éditeur web. Celui là pourrait profiter de la force des deux. Et rafler la mise.

    7. Tu as bien raison sur ta dichotomie du monde de la généalogie. La saisie et la restitution (ou partage). J’avoue que je ne sais jamais quoi penser de genealogie.com, jamais le mettre dans une case, je ne l’utilise pas. Vous l’utilisez ?

    8. Pour ma part (je parle à titre purement personnel), je me refuse à l’utiliser en raison de leurs attaques contre les AD (qui sont un service public, ce qui revient donc à nous attaquer).

      J’utilise Heredis car c’est, pour MON usage, le meilleur logiciel (même si beaucoup d’autres logiciels me plaisent sur certaines fonctions, comme les greffons de Gramps, les smart match d’Ancestry ou la gestion des doublons de Legacy).
      Geneanet n’est pour moi qu’une grande base de données, qui apporte beaucoup de lisibilité. Mais si MesArbres.net (du CDIP, concurrent de BSD) était le numéro 1 en France, je mettrais aussi mon arbre sur MesArbres. Car je privilégie l’ergonomie de saisie à la diffusion. Saisir des données prend des heures. Publier prend 5 minutes. Synchroniser mes devices pas plus de tempsJe préfère donc mettre le confort là où je passe le plus de temps.
      Crois moi, si BSD sortait une version Android, je ne suis pas sur que tu les quitterais pour basculer sur Geneanet. ;-)

  15. D’accord avec toi sur le fait que les logiciels dinosaures doivent évoluer. Comme tu le sais, j’ai déjà fait mon choix il y a quelques semaines pour GeneaNet !

    1. Je le sais bien. Je me demande maintenant moi où j’en suis. J’utilise Heredis depuis mes débuts en 2007, mais je pense qu’il faut vivre avec son temps. Je vais passer le pas sous peu.

    2. La généalogie de demain c’est l’arbre universel dans le cloud, un moyen d’être toujours plus transparent pour les visiteurs et … les pilleurs.

    3. Bonjour à tous,

      Merci Clément pour ce bel article qui donne à réfléchir.

      En effet la situation n’est pas simple et je suis bien placé pour le dire :
      – j’échange avec des généalogistes depuis plusieurs années sur leur utilisation des outils au service de leur généalogie.
      – travaillant au développement de Gennus je voit la difficulté de faire comprendre à la machine comment faire matcher des centaines d’arbres entre eux alors que leurs points communs sont rarement très clair pour un algorithme (un caractère qui change et pour l’outil ce n’est plus la même chaine de caractère).

      Personnellement je pense que le salut des logiciels de généalogie « dinosaures » passera par l’interconnexion avec un service web. Afin que l’utilisateur profite de la puissance de l’interface proposée par le logiciel (certain me font penser à un cockpit d’avion, mais pour un habitué je comprend que cela peux être pratique) et de la puissance des services web, permettant un archivage sécurisé et des options de partage et de publication sans précédant.

      Je fait le rêve que nous arrivions à fédérer les grands services et logiciels afin de créer des ponts entre eux et Gennus car nous sommes complémentaires.

      Ensemble nous pourrions faire évoluer la norme Gedcom vers plus de souplesse (le format XML est une bonne piste mais pas la seule) et surtout de s’assurer que l’ensemble des services/logiciels existant soit interopérable à 100% laissant donc la possibilité aux utilisateurs de changer de crémerie quand bon leur semble (c’est le but initial de la norme Gedcom).
      Cela remettrai un peu de concurrence dans le monde des outils liées à la généalogie pour le plus grand plaisir des généalogistes.

      Clément, je te remercie encore une fois pour cet article de grande qualité qui nous donne à réfléchir.

      A bientôt,
      Pierre

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