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De la polémique Henri Crozier

Il y a quelques jours sur le site de la Revue Française de Généalogie est paru un article en forme de question : « Le centenaire de 1914-1918, marque déposée ? » (lien) qui revenait sur une histoire étonnante.

Le Pitch

M. Crozier a déposé auprès de l’INPI de Marseille plusieurs « marques » ayant trait au « centenaire 14-18  » (je m’expose à un risque, cette « marque » étant déposée) :

  • Centenaire 14-18
  • 2014-2015-2016-2017-2018 World War One CENTURY
  • WORLD WAR I CENTURY 1914 – 2014
  • 100 ANS 1914 – 2014 La grande guerre
  • Le Centenaire De la première Guerre mondiale 1914 – 2014
  • 1918 – 2018 CENTENAIRE de l’armistice

Voilà donc ce que nous ne pourrons pas utiliser sans accord financier avec Henri. Henri n’en est pas à son coup d’essai, il a également déposé pour l’année prochaine « TITANIC CENTURY 1912 – 2012 » .

Lorsque l’on dépose à l’INPI, visiblement, il faut choisir les « classes » qui intéresseront ce dépôt. Il a sélectionné les classes 16, 25, 35, 38 et 41 avec des produits tels que : photographies, papeterie, publicités, documentaires télévisés, livres commémoratifs, affichage électronique, émissions radiophoniques / télévisées, commémorations télévisées, mails, etc. Ces produits se comprennent aisément : ils peuvent facilement comporter la mention centenaire 1914-18. D’autres sont plus étonnants : chaussures, bonnets, sous-vêtements, chaussures de ski. M. Crozier a donc visé large.

Ensuite, M. Crozier a édité un site internet dans lequel il explique chercher des partenaires pour un « marché de plusieurs centaines de millions d’euro » en lui vendant ses licences et sous-licences. Un détail intéressant, et qui montre le sérieux de l’homme, c’est qu’il déclare avoir déposé les catégories et classes de produits : 3, 9, 14, 16, 18, 21, 25, 28, 32, 33, 34, 35, 38, 41, 43 alors que, nous l’avons vu plus haut, seules 5 de ces classes ont réellement été enregistrées.

 Interrogations

M. Crozier souhaite donc faire de l’argent facilement :

  • En déposant une marque dont on peut très franchement se questionner sur la pertinence
  • En vendant des licences sur des produits dont tous ne sont pas protégés par ses soins
Je suis étonné tout de même que l’on puisse déposer des termes aussi génériques que ceux déposés par M. Crozier. Je suis étonné que l’on puisse penser à faire de l’argent en déposant un terme ayant un lien avec une commémoration (inter)nationale. Je le suis encore lorsque, après avoir pensé à faire de l’argent avec le centenaire de la grande guerre, on décide de déposer la marque pour des chaussures de skis. Enfin je le suis toujours lorsque, après avoir déposé la marque pour des chaussures de ski, on essaye de vendre la marque pour des abaisse-langue ou des savons, que l’on n’a pas protégés.
Suis-je le seul ? non. Voici la liste (non exhaustive) des « choqués » :
En espérant que des démarches soient entreprises au plus haut niveau de l’état pour arrêter ce délire incroyable de vendre des abaisses-langues « centaire 14-18  » .
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Une réflexion sur “ De la polémique Henri Crozier ”

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