#geneatheme La cigale et la fourmi, ou l’apologie de ma non-organisation

Notre community manager à tous, @gazetteancetres, propose comme thème d’article pour septembre l’organisation de notre généalogie. Je m’y prête volontiers, sachant que j’ai déjà un peu utilisé ce thème dans mes articles de fin d’années « Quel généalogiste suis-je ?« . Mais le dernier date maintenant un petit peu, et comme je suis jeune, j’évolue vite. =)

Voilà le point 2013 de mon organisation. Et cela ne va pas dans le sens de la méthode.

Il faut dire que j’ai un agenda bien chargé, que j’aime profiter des moments de la vie pour faire la fête, sortir, voir mes proches et discuter.

J’aime évidemment la recherche généalogique, mais je l’aime tant que je la butine. Je papillonne d’ancêtre en ancêtre à la recherche d’une information sur l’un, d’une date pour l’autre. Au gré de mes discussions je me passionne très vite pour un ancien combattant dont j’ai alors envie de retracer le parcours militaire, puis pour un patronyme dont je vais vouloir rechercher l’ancêtre commun et les descendants, puis pour une photographie que je vais vouloir dater, identifier, et en prendre soin (bravo à l’initiative de MyHeritage à ce propos). Pour cela je vais aller acheter un cadre dans une rue dans laquelle mes ancêtres Goubert avaient un magasin de vaisselle, ce qui me rappelle évidemment que 1) je n’ai pas fini mes recherches sur le patronyme Goubert 2) que le département d’origine des Goubert n’est pas encore en ligne. En revenant à la maison, je me connecte alors sur geneinfos.fr pour vérifier que le site n’est effectivement pas en ligne mais en checkant twitter, il se trouve qu’Heredis vient faire du teasing pour son futur logiciel. J’écris alors un article à ce sujet et relance mon ancienne version du logiciel (pour comparer avec la future) et je tombe sur mon patronyme, Bècle, et je me rappelle que j’ai pour objectif un jour prochain de retracer leur parcours migratoire.

Alors je ressors mon carnet noir, qui est une ébauche de mon organisation. J’y note des listes de noms, des dates, de lieux. J’y colle des cartes que j’annote, des photographies que je légende, des données que j’utilise. Au gré de mes recherches. Sans sommaire, sans queue ni tête, sans logique apparente. Simplement celle du plaisir. Alors quand il faut y chercher des données, on reprend du début et on repart dans cette course effrénée où mon esprit va tellement plus vite que mon stylo ou que mon clavier.

Mon carnet Noir. Mon héros.

Mon carnet Noir. Mon héros.

Dans mon carnet noir, il y a aussi des objectifs que je dois suivre (dispo aussi ici) à long terme. Il y a les retranscriptions des souvenirs de ma grand-mère. Dans mon carnet noir, il y a surtout les documents dans lesquels je n’ai trouvé aucune donnée qui intéresse ma généalogie.

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Et en lisant mon Carnet Noir, je me rends compte qu’il faut que j’écrive un mail au doctorant qui fait des recherches sur le muscat de Frontignan, dont le Bècle-Combette, qu’il faut que j’appelle M. Nougaret qui m’a donné des infos sur les Argelliès, qu’il faut que je contacte Jean Valette qui travaille sur l’abbé Argelliès, qu’il faut que je renomme mes fichiers sources dans mon PC (parce que je ne vous ai pas dit, mais quand je fais mes recherches sur des AD en ligne, je télécharge les photos que je légende (quand même !) pour les retrouver… Mais jamais de la même façon ! Ce qui fait que chaque session de recherche possède son propre type de nommage. Ce qui est aberrant, certes, mais me ressemble). Chaque session de recherche possède également une note numérique, mais le logiciel change souvent (j’essaye de nombreuses options, vous comprenez). Evernote, One Note, Bloc-note, Word, Excel, tout y passe. Sans qu’aucun ne me satisfasse. D’où le retour au bon vieux Carnet Noir.

J’ai aussi un listing de documents que je dois 1) numériser 2) sourcer.

Ah tiens, il faut aussi que je repense à mon objectif #BackToBasics8 et #Sources que j’ai du laisser en plan parce que mon oncle m’avait donné de nouvelles photographies à étudier.

Bref, je chante la généalogie, je danse la généalogie comme la cigale de la fable Je prends du plaisir chaque fois que j’ouvre ce carnet, chaque fois que je lance Heredis, chaque fois que je rédige un billet. Et je repense à la fourmi dès que je lis les billets de @gazetteancetres, qui semble tellement organisée, méthodique, et efficace. Mais peu importe mon organisation qui n’en est pas une, le principal, c’est que je prenne du plaisir dans ce que je fais.

Post-scriptum : en lisant cet article, j’ai lu sur mon téléphone que Généatique 2014 allait sortir le 4 novembre 2013. Voilà qui est dit.

14 réflexions sur “ #geneatheme La cigale et la fourmi, ou l’apologie de ma non-organisation ”

  1. Bonsoir! j’ai commencé mes recherches généalogiques cet été…et ça me rassure de voir que je ne suis pas la seule à papillonner, à chaque trouvaille je rebondis et pars dans une nouvelle direction…! Pourtant je devrai être plus rigoureuse (je suis documentaliste) mais non je vagabonde, j’amasse, et pour le moment ça me va bien comme ça ;-)

  2. Moi je trouve que tu es super organisé au contraire : ta page de carnet est magnifique. En plus tu y prends plaisir, c’est bien le signe que ça fonctionne. Ton organisation est efficace, tu t’y retrouves et elle te laisse l’esprit libre pour rebondir d’idées en idées, de trouvailles en trouvailles … C’est ça le top !
    Après c’est vrai qu’il faut différencier travail perso et pro. Dans le cadre de mon association, je travaille différemment par rapport à mes propres recherches. Pour les autres, il faut que mes réponses soient plus formelles. Perso, j’ai aussi mon carnet (cahier pour moi) où je note tout et j’avoue que c’est paradoxal … moi qui adore l’informatique et les nouvelles technologies, je ne sais pas faire de généalogie autrement qu’en écrivant sur du papier ! No comment !

    1. Je suis également un grand adepte des nouvelles technologies, il faut en convenir. Mais rien ne vaut le plaisir du schéma et des listes sur un beau carnet.
      visiblement je préfère encore plus l’esthétisme aux nouvelles technologies. D’où ma difficulté à passer à gramps ou myheritage. Je ne les trouve pas beau.

  3. Ton organisation me plait bien !
    Je me souviens d’un professeur de zootechnie qui avait toujours avec lui un petit carnet. Dès qu’il sortait quelque part, il prenait des notes et ce depuis toujours. Je n’ose pas imaginer toutes les connaissances qu’il y a dans sa pile de carnets !

  4. Papillonner d’un ancêtre à l’autre, butiner les informations, se faire plaisir, c’est tout à fait ma philosophie. Inutile de culpabiliser, bien au contraire, c’est comme cela que nous progressons. Le désordre de l’artiste, en quelque sorte !

  5. Comme je me retrouve dans ce dédale ! Enfin, moi, mais avant… d’avoir 2 enfants. Avant je papillonnais, d’un ancêtre à l’autre, d’une session d’archives en ligne à un livre sur une commune dans l’ancien temps. J’y passais beaucoup de temps, j’en perdais aussi beaucoup, je n’avais pas de carnet, ne prenais aucune note, mais mes recherches avançaient tant bien que mal. Depuis que j’ai assuré ma descendance, j’ai dû révisé la méthode pour découvrir mon ascendance. Et j’ai adopté un petit carnet (que j’emmène aussi partout, on ne sait jamais !).

    1. Le vrai plaisir, pour un amateur, c’est de butiner. Les professionnels eux ont besoin d’être efficaces. Nous, on cherche entre les enfants d’une part, le boulot, les autres loisirs. Il faut se faire plaisir avant tout !

  6. Moi aussi j’ai succombé au bon vieux carnet gris…mais qui a plus de charme qu’un tableur Excel :)
    J’essaye de me centrer sur mon organisation. Malgré tout, comme tout bon généalogiste, je pars dans tous les sens dès que je me rappelle une recherche à faire, qui m’en rappelle une autre, etc…
    Aujourd’hui je me suis remis à la lecture de registres…que je n’avais pas ouvert depuis plusieurs mois…mais c’est ça un loisir, on le vit suivant nos envies et sans louper la vie d’à côté :)
    A plus pour une CGB :)

    1. Et vous le verrez en vrai ce Carnet à une CGB, parce qu’il est toujours dans mon sac (on ne sait jamais, des fois qu’au décours d’une rue je croise un ancien parachutiste qui a entraîné mes grands-oncles en Indochine… True Story).

    1. Il est en effet très esthétique. Le lire, le relire encore est un vrai plaisir. En plus, il a deux faces. Une face recherche (celle que l’on voit) et si on le commence par la fin (en le prenant dans l’autre sens donc) il contient des notes et des brouillons de blogs (tout ce que Brozer et Gennus m’ont dit que je ne dois pas dire =) ). Il est riche en informations !

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