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L’apologie du partage de données sans limites

Il y a quelques temps, j’ai réagi à un article de Geneamick sur le partage des données via twitter.

Il était remonté contre un autre utilisateur de Geneanet qui a copié sans ménagement tout un pan de son arbre pour le reproduire à l’identique, photographies inclues, dans son compte personnel. On appelle le copieur un « pilleur » dans le jargon des généanautes et il y a des témoignages de victime de pilleurs chaque semaine sur le forum officiel de geneanet. Si bien que pour dénicher les pilleurs, certains geneanautes disséminent des erreurs volontaires dans leurs arbres afin de jouir de la reproduction à l’infini de cette erreur. « Voyez comme ce sont de mauvais généalogistes, ils copient sans vérifier ! ».

La conséquence est évidemment désastreuse pour le copié (qui finit par ne plus partager), pour le copieur (qui a un arbre vraiment pourri s’il multiplie les pillages) et pour geneanet surtout (dont la crédibilité décroit au fil des pillages).

Alors pourquoi est-ce que la victime est énervée contre le pilleur ? Evidemment parce qu’elle se sent volée, parfois même violée, car le résultat d’années de recherches est sans ménagement, sans égards, copié, déformé, reproduit comme si cela n’était rien. Car toute son histoire familiale est reprise, comme appropriée par un autre, comme si on lui volait ses ancêtres. Et puis parce qu’il n’est pas cité comme la source du travail effectué.

Voici mon apport à ce débat, sans fin, qui me passionne autant que beaucoup d’entre vous.

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Pourquoi je partage mes données sur geneanet ?

Je pense que c’est la une question fondamentale qui peut expliquer certaines choses. Il y a deux versions qui s’affrontent, se mélangent, s’unissent et se séparent. D’abord je publie pour partager. Réellement partager. C’est-à-dire que je veux vraiment montrer à la communauté des généalogistes qui sont mes ancêtres et pouvoir bénéficier des connaissances de la communauté pour m’aider à remonter plus loin.

C’est via geneanet que j’ai pris contact avec une femme d’une soixantaine d’année qui se trouve être la cousine germaine du grand-père de ma copine (oui, le lien est ténu, mais présent) avec qui les échanges ont été fructueux. Elle a pu me donner des photographies d’époque, des informations que je ne possédais pas. En échange, je lui ai volontiers partagé des informations sur les plus jeunes générations de la famille Carrot. Nous étions tous les deux ravi de cet échange et en sortions enrichis.

Mais je publie également pour flatter mon égo, ne serait-ce qu’un peu. Nous avons tous un égo à flatter et publier un arbre toujours plus beau, gros, bien sourcé est une source de flatterie pour moi, pouvant paraître étonnante, mais réelle. Mais je suis sur que de nombreux lecteurs sont dans ce cas, sans pour autant se l’avouer ou en avoir conscience. Je suis parfois tellement fier d’avoir trouvé l’ancêtre que je cherche depuis deux ans. Il faut me comprendre !

Alors oui, celui qui me vole la date de naissance de mon SOSA en quelques clics alors que j’ai fait 300km, passé deux ans de recherche et de nombreuses heures sur internet pour trouver un acte, oui, ce-dernier m’irrite.

Mais la deuxième raison pour laquelle je publie ne doit pas surpasser la première, car c’est une raison négative, inutile et qui ne fera pas avancer la généalogie. Geneamick a certainement (je parle au conditionnel, je ne le connais pas) été touché dans son égo car tout son travail a été volé sans qu’il ne soit mentionné, alors qu’il est d’ailleurs un des seuls descendants de cette lignée. Je le comprends, mais je ne le soutiens pas.

A qui appartiennent mes données généalogiques ?

Se sentir volé, c’est aussi se sentir propriétaire des données volées. Mais nous appartiennent-elles vraiment.

Voilà une question épineuse à laquelle je ne peux pas répondre sans l’aide bienveillante de Jordi Navarro qui l’explique dans un excellent billet. A lire absolument.

Mais pour faire simple, votre base de donnée publiée sur geneanet est constitué de trois « morceaux » :

Les données = Le contenu
C’est-à-dire nos ancêtres, leurs dates de naissance etc. Elles sont des données publiques, et ne nous appartiennent pas. Je ne suis pas propriétaires du prénom et de la date de naissance de mon ancêtre en somme. Mention spéciale pour les photographies de Geneamick qui, probablement, sont les siennes.

La base = Le contenant
Sauf pour ceux (et il y en a sur ce blog) qui font leurs propres logiciel, le contenant ne nous appartient pas. De toute façon, pour partager des données, il faut que le contenant soit commun et donc, le plus souvent, il ne nous appartient pas. Que ce soit geneweb qui propulse notre arbre geneanet, gedcom qui permet le transfert du logiciel vers geneanet ou notre logiciel, rien n’est à nous, même si nous avons payé pour l’utiliser.

Le travail pour mettre le contenu dans le contenant.
La seule chose dont nous pouvons être fier, ce qui flatte l’égo, c’est le travail effectué. Il ne peut pas être couvert par aucun droit « d’auteur » puisque nous ne sommes que des amateurs. Il en va  certainement différemment des professionnels, et leur avis éclairé dans les commentaires me permettra d’en savoir plus sur la protection de leur travail.

En somme, rien ne nous appartient en généalogie. Rien. Il faut donc le savoir.

Est-ce que la copie de mes données me porte préjudice ?

Non, à moi, elle ne me porte pas préjudice. Elle me blesse dans mon égo, pendant un moment, mais elle ne m’enlève pas le plaisir de la recherche. Et encore moins le plaisir de partager.

Par contre, si Jordi mentionne qu’elle peut porter préjudice au copieur dans ses recherches futures, je rajoute qu’elle peut surtout porter préjudice aux individus copiés (si ce sont des contemporains) et il est absolument nécessaire de protéger les contemporains avant l’export gedcom. Et puis cela porte préjudice à la communauté des généalogistes car la notion de partage est froissée, dénaturée, la crédibilité de certains sites est remise en cause et de nombreux généalogistes parmi les plus illustres vont se refuser à publier leurs données pourtant très bien documentées. Dommage.

Comment aller à l’encontre des pilleurs ?

Une fois que mon point de vue est exposé, on va avoir l’impression que les pilleurs auront de beaux jours devant eux. Je ne crois pas.

Page contact   Clement BECLE  clementbecle    GeneaNetJe pense que l’idée de gennus pour valoriser les généalogistes les mieux documentées, et les généalogies les plus sourcées devrait être reprise par de nombreux sites de partage de données. Geneanet a déjà commencé en placardant un indice Geneanet sur les pages profils.

Il suffirait ensuite à geneanet de repérer via matching les doublons dans sa base de données et de présenter dans la page résultats de l’arbre des données similaires dont l’auteur aurait un meilleur Indice Geneanet.

Ainsi les pilleurs ne se voyant affublés que d’un indice geneanet tout petit serait-il probablement blessé … dans leurs égos. Si cela peut leur permettre de découvrir les joies de la recherche documentaire, ils verraient toutes les possibilités et tous les bonheur de la recherche en salle, ou derrière l’écran des archives en ligne. Cela pourrait avoir un but pédagogique.

Enfin, je pense que la collaboration, la création de belles bases de données bien sourcées et documentées en utilisant les forces de la communauté est ce qu’il y a de mieux pour lutter contre les collectionneurs d’ancêtres. Et c’est pourquoi le résultat du #ProjetTHMPF1418 lancé en 2013 sera en licence CC BY-SA (ou équivalent) afin de pouvoir le diffuser le plus largement possible. 

Comme j’aime cette notion de partage à l’infini, sachez également que toutes les données de ce blog sont en licence CC BY-SA (vous pouvez copier tout l’article, le vendre, le couper, le modifier) et que vous pouvez aussi recopier toute ma généalogie. Je ne vous en voudrai pas. 

20 réflexions sur “ L’apologie du partage de données sans limites ”

  1. Bonjour,

    Concernant le droit d’auteur, il naît à partir de la date de création de l’œuvre sans formalités de dépôt :
    - celle-ci doit toutefois être “originale”, c’est-à-dire qu’elle doit porter la marque de votre personnalité en tant qu’auteur. C’est le cas des dépouillements s’ils contiennent une mise en forme ordonnée de données existantes différente de celle du document d’origine, une rédaction nouvelle, des commentaires, des compléments…
    - vous devez être en mesure d’apporter la preuve de la date à laquelle votre œuvre a été créée, en cas de litige, d’où l’intérêt du dépôt légal et du numéro ISSN pour les publications.
    Professionnel ou pas ça ne change donc rien à l’affaire.

    Rien n’empêche de n’indiquer qu’une année sur Généanet ou ailleurs en transformant le GEDCOM donc sans jour ni mois. Ceux qui sont intéressés vous contacteront pour plus d’informations. Les « pilleurs » repartiront avec des données incomplètes.

    1. Difficile de reconnaître à un généalogiste amateur un droit d’auteur sur un travail qui consiste à compiler des données qui existent par ailleurs.
      Surtout quand cette compilation de données est un hobby.
      Mais je ne néglige pas le travail et la passion que je mets dans mes recherches. Je ne pense pas cependant que j’ai une quelconque propriété sur la généalogie de la Famille Bècle-Goubert.

  2. Voici mon expérience personnelle.

    Pour ma part j’ai démarré la généalogie en 1991.

    J’ai commencé en « pillant » les généalogies de tous ceux qui avaient fait des travaux avant moi. J’ai un certains nombres personnes plus ou moins proches qui m’ont fournis sans restriction tous leurs travaux. J’ai complété cela en « pillant » les travaux imprimés ou ceux de la Bibliothèque Généalogique.

    Ensuite je me suis mis à vouloir compléter les « trous » dans ma généalogie. C’est là où j’ai commencé à travailler à partir des sources manuscrites.

    De « pilleur » je suis à mon tour devenu une source d’informations fiables.

    Par respect pour mon passé de « pilleur », je partage tous mes travaux et j’en autorise le pillage.

    Cela me parait important de citer ses sources. Cela permet immédiatement d’évaluer la qualité d’un travail. Cela permet également – quand c’est une recopie – de gratifier l’auteur originel des travaux.

    Le seul moment où je me suis énervé c’est quand je suis tombé sur une généalogie qui paraissait intéressante car basée sur des sources manuscrites. En fait c’était une recopie de mon travail et de mes sources sans mention de la recopie. Je préfère dans ce cas quelqu’un qui ne cite pas ses sources à quelqu’un qui s’approprie des sources.

    En conclusion tout pilleur est susceptible de devenir un contributeur et apporter à son tour des informations nouvelles à celui qui a été pillé à l’origine.

    Jacques

    1. J’ai également commencé la généalogie en recopiant des données. Mais mon esprit cartésien a rapidement eu besoin de sources fiables.
      Mais le travail des sources est long, difficile et parfois fastidieux quand on veut remonter rapidement une branche. C’est tout l’intérêt de geneanet : débloquer rapidement, facilement et collaborativement (par le principe même de geneanet) une branche et avoir le plaisir ensuite de l’étoffer de sources manuscrites.

  3. Le débat est assez simple finalement. Étant également chercheur, j’utilise les travaux scientifiques déjà produits. Pour autant, je ne les plagie pas et je cite mes sources.

    J’ai vu de nombreuses personnes reprendre des données de mon arbre en me citant et je leur en sait gré SEULEMENT s’ils ont trouvé l’information sur mon arbre. S’ils les ont trouvés dans les archives, pourquoi croire qu’ils me les auraient volés ? Quand je trouve un renseignement dans les archives et que je le source comme tel, je prendrais mal qu’un généalogiste vienne me dire qu’il possède cette découverte. Peut-il prouver que je suis passé par son arbre et que je n’ai pu trouver ce renseignement seul ?

    Pour ma part, m’a pratique de généalogiste amateur m’a surtout fait rencontrer des gens amicaux posant des questions pour savoir comment j’avais trouvé tel ou tel renseignement (ce qui m’a amené à sourcer, ce que je ne faisais pas avant) ou m’aidant dans mes recherches. Lorsque j’ai trouvé un renseignement grâce à quelqu’un, je le cite systématiquement dans mes sources.

    La question est simplement : ne faut-il pas éduquer le généalogiste amateur qui, n’étant pas chercheur de profession, ignore peut-être qu’il faut citer ses sources ?

    1. Je pense qu’on a tous un peu raison.

      Si je veux résumer ce que je pense être l’avis de tous, dont le mien, je dirais :

      1- On ne peut pas reprocher à quelqu’un de copiller nos données sur le plan « légal »
      2- On ne peut que lui reprocher de ne pas être courtois et respectueux d’un travail effectué avec temps et passion
      3- On doit le mener sur le chemin de la recherche généalogique passionnante, documentaire, en salle ou sur internet
      4- Le partage de données généalogique doit rester sur le premier plan
      5- Il faut protéger les gens vulnérables, les contemporains, et ne pas diffuser des données sensibles émotionnellement ou légalement, par crainte de gens irrespectueux.
      6- Il faut encourager le partage libre, gratuit et le travail collaboratif.

  4. bonjour :)

    C’est très rare que je laisse un commentaire sur un blog mais là, je dois avouer que c’est un sujet qui me tient à cœur et que j’ai abordé en septembre dernier sur mon blog. Si j’ai bien compris tu es (comme moi) contre les copieurs, ces généalogistes qui appellent « recherche » le simple fait de coller des bouts de nos branches à nos arbres. J’ai reçu il y a quelques jours le témoignage d’une personne qui m’a raconté la mauvaise expérience qu’elle a eu sur Geneanet avec quelqu’un qui a copié une partie de ses données. Elle me demande si j’ai trouvé un moyen de protéger mes ancêtres. Une telle demande, c’est devenir (si je peux me permettre l’expression) un extrémiste de la généalogie. Même si c’est une idée que j’ai eu, il faut garder en tête que le partage doit rester une règle de base de la généalogie. Pour moi, on peut jeter un œil pour trouver un cousin, ou débloquer une branche mais on ne doit pas importer des centaines d’individus d’un coup comme le font certaines personnes.

    Je suis d’accord quand tu dis que nous ne sommes pas propriétaires de nos ancêtres. Mais j’estime quand même avoir un certain droit d’auteur (ce n’est pas le terme le mieux adapté, mais tu comprendras le fond de ma pensée) sur le travail de reconstitution des familles que j’ai passé tant d’années à réaliser.

    Comme je l’ai déjà dit, j’ai passé plusieurs années à enquêter sur des cousins de mon arrière-grand-père qui sont partis vivre au Etats-Unis au début du XXe. J’ai commencé avec juste un prénom et un nom, j’ai du contacter des généalogistes américains, des associations de Pennsylvanie, j’ai passé des centaines d’heures à lire des journaux en anglais. Alors savoir qu’il existe sur le net le risque de voir tout ce travail volé par un généalogiste qui va se l’approprier sans même mentionner mon nom, ça fait un peu mal au cœur.

    Pour conclure, (je suis un peu long désolé) je dirais juste que je suis 100% d’accord pour trouver un moyen de valoriser les généalogies les mieux documentées. De cette façon, une personne qui a une grosse proportion de « recopiage » sera pénalisée. Je n’ai pas la prétention d’être le généalogiste parfait, peut-être que si une telle méthode devait être appliquée je découvrirai que ma généalogie n’est pas assez documentée, ou que des documents ne sont pas assez variés.

    1. « De cette façon, une personne qui a une grosse proportion de « recopiage » sera pénalisée ».

      Comment? Pourquoi?

      Sans entrer dans le débat puéril consistant à tenter de démontrer que sur le web tout le monde copie, je me demande bien en quoi une personne serait pénalisée par le recopiage indépendamment du fait qu’elle citerait ou non ses sources généalogiques.

      Je peux comprendre que l’on puisse avoir l’ego de froissé et c’est humain mais, j’ai lu avec attention mais je ne pense pas avoir compris et me sens con: quel est l’argument principal dans cette protection de données aussi imprécise que confuse?

      J’aurai du mal à imaginer qu’un webmaster ne fasse pas de copié/collé de portions de codes, de textes, de sons voire d’images à retravailler…

      Le profil des généalogistes est forcément évolutif et ceux qui copient ont de grandes chances de devenir également des chercheurs traditionnels et ainsi boucler la boucle. Je ne connais pas un seul généalogiste ou historien qui ne s’est pas approprié le travail d’un autre sans le citer, ne serait-ce que par exemple celui qui nous a aidé à comprendre la partie d’un acte que l’on a pas su déchiffrer.

      Chacun peut puiser dans son expérience propre une matière destinée à alimenter cette affirmation aussi, je cherche à comprendre en quoi ce que l’on accepte pour soit serait inacceptable chez l’autre?

      L’essentiel ne serait-il pas dans la participation collective?

    2. Je suis webmaster pro, faites attention à ne pas mettre les pieds sur un terrain que vous ne connaissez pas. Les développeurs sont très respectueux du travail réalisé par leurs collègues, soit ils citent les sources, soit ils demandent l’autorisation de réutiliser le code. C’est pour cette raison que beaucoup de codes sont mis à disposition sous une licence qui permet de réutiliser. On ne peut pas créer un site en utilisant des bouts de codes récupérés un peu partout, ce n’est pas possible.

      Vous mélangez tout. Je vous parle de personnes qui recopient les données de plusieurs centaines d’individus et vous me répondez en argumentant autour de l’entraide à la transcription d’actes. Je suis sûr que je peux, dès maintenant, aller faire un tour sur les sites de partage. Je vais sans doute trouver des dizaines de cousins et combler mes branches incomplètes. Mais où sera le plaisir ? Où sera l’intérêt ? J’aurai 45000 individus sur Geneanet, et alors ?

      Vous dites : « Je ne connais pas un seul généalogiste ou historien qui ne s’est pas approprié le travail d’un autre sans le citer, ne serait-ce que par exemple celui qui nous a aidé à comprendre la partie d’un acte que l’on a pas su déchiffrer. ». Et alors ? C’est ce que je me tue à faire comprendre depuis plusieurs années. On peut utiliser le travail de quelqu’un en mentionnant la source, ça ne me cause aucun problème. Mais dire « J’ai fait des recherches » alors que l’on s’est contenté de recopier le travail et les recherches effectués par les autres sans même prendre la peine de citer la personne qui est à l’origine des recherches ou même de vérifier… ça me révolte.

      PS: Désolé Clément, je ne veux surtout pas créé une révolte sur ton blog, j’ai juste une furieuse envie de défendre mon opinion. ;-)

    3. Il n’y a pas de révolte dans une polémique, juste un débat d’idées ou les arguments fusent.

      Détrompez-vous, je connais bien ce sujet ayant été dans une autre vie webmaster (entre autres) pour un cabinet de formalistes. Je veux bien que l’on utilise le couplet vertueux, mais dans le monde professionnel comme ailleurs on copie avec plus ou moins de talent.

      J’ai également parcouru de nombreuses archives et lu des années entières de journaux sans me retrouver, à aucun moment, dans ce que vous écrivez.

      Par exemple pour votre site pro, j’ai juste jeté un œil rapide et je suis tombé au pif sur une page « la tutoriel pour m’apercevoir d’un copié/collé de phrases d’un article de Mario Lebrun Éditeur Internet et Spécialiste de l’affiliation daté de 2009. Ne prenez pas cela pour une attaque, c’est juste une illustration.

      Nous sommes donc dans le même état d’esprit et j’ai également envie de défendre mon opinion ;)

      Tant qu’il n’y a pas de réutilisation commerciale d’une compilation personnelle, il n’y a pas de raison de se sentir outré. Je ne pense pas qu’il soit bon de juger d’autres généalogistes qui s’amusent à collectionner un nombre impressionnant de personnes et nous ne connaissons pas leurs motivations. Ils sont aussi utiles que les autres. Que certaines personnes soient rustres ou encore que dans la frénésie du recopiage oublient de mentionner une source, je ne vois pas là matière à fouetter le chat. Penser qu’une citation est une garantie de la primauté de la source reste une illusion naïve facilement démontrable à la vue de la durée limité d’un site web ou elle a pu être pompée.

      Finalement, si le seul argument se repose sur un ego froissé, il est totalement en déphasage quant à l’utilisation réelle du web surtout par les plus jeunes.

      Je pense sincèrement que si l’on ne veut pas se faire copier, il suffit de ne pas se mettre ses résultats sur le web et ne s’afficher sur les médias sociaux qui eux font une utilisation commerciale de nos données autrement plus scandaleuses ;)

  5. La généalogie n’est que gestion de problèmes dont le plus gros est celui de l’ego toujours surdimensionné. On prend et on donne.., autrement notre « travail » ne sert à rien! A maints égards, la généalogie est le miroir de nos contradictions et surtout du ridicule du sens de la propriété quand il est noyé dans l’intérêt commun. En un sens, la généalogie a été précurseur des problèmes que pose, plus largement, l’internet de nos jours.

    Que l’on vampirise mes données m’indiffère autant que le beau mot que j’ai pu lâcher ou piquer à une soirée arrosée. Il y a des trucs plus importants dans la vie ;)

  6. Je ne crois pas que l’indice Geneanet dépende du nombre d’individus figurant dans un arbre. Le site indique ceci, je cite : « Il prend en compte l’ensemble des informations publiées sur les fiches « individu » d’un arbre (sources, notes, dates, lieux, références à des documents d’archives…). Plus les informations publiées sont riches et sourcées, plus le nombre d’étoiles est élevé. Ce nombre ne préjuge pas pour autant de l’exactitude des informations publiées, il s’agit simplement d’une aide pour qualifier et vérifier celles-ci. »
    À nous de vérifier les informations figurant sur les arbres en ligne en remontant à la véritable source de l’info : actes dans les registres BMS et NMD, archives notariales, etc.

    1. Oui, il donne une information sur la qualité globale de l’arbre, mais ne permet pas d’être sur de la source. Néanmoins, il semble un peu trop facile d’obtenir un bon score. J’ai **** et pourtant, je ne suis pas le roi de la source.

  7. Bonjour.

    Partager / ne pas partager ? Vaste question.
    Personnellement, j’ai débuté mes recherches en 1983/84, si à l’époque personne n’avait partagé avec moi (sans informatique, ni Internet) Il est fort probable que mes recherches généalogiques n’auraient pas l’ampleur qu’elles ont actuellement. J’ai des collègues généalogistes qui refusent de mettre des données sur Internet, qui ne jurent que par le papier. Curieusement ils sont sur des forum et sont parmi ceux qui utilisent et conseillent GENEANET et similaires.
    J’ai actuellement deux fichiers sur GENEANET (patronymique et reconstitution familles d’une commune) Je crois pouvoir dire qu’il ne se passe pas une semaine sans que je ne reçoive un message de quelqu’un au sujet de mes fichiers. Mieux, il y quelques années, un lointain cousin Anglais à été très heureux de trouver un quart de ses ancêtres sur mon fichier et moi de savoir ce qu’était devenue cette sœur de mon grand père, dont nous ignorions tous son devenir après son départ en Angleterre. Rien que pour cela, alors VIVE le PARTAGE.

    Bonne année à tous

    Jean-François CROHAS

  8. Ce serait intéressant que geneanet explique l’algorithme des calcul de l’Indice Geneanet, qu’il le perfectionne et l’utilise plus pour séparer les travaux documentés des autres.

    1. Bonjour Clément,

      Le système de classement et de calcul de l’indice est expliqué ici:
      http://www.geneanet.org/forum/index.php?topic=449383.msg664780#msg664780

      Il y a un classement très fin en recherche « individu » qui normalement met en fin de recherche les données de moindre intérêt.

      L’idée est de retrouver en tête des recherches les données exhaustives et bien sourcées (avec des sources d’archives) pour répondre au problème de la recopie.

      Le classement en recherche « nom/lieu » se fait en fonction de l’indice, qui est une moyenne et est donc loin d’être parfait.

      Jacques
      GeneaNet

    2. L’indice Geneanet me semble une belle opportunité de rendre aux meilleurs généalogistes l’envie de continuer à parfaire leurs généalogies et aux « pilleurs » de progresser dans la recherche documentaire.
      Il est peut-être intéressant de parfaire l’algorithme de cet indice et de le rendre robuste et un vrai indicateur de recherche de sources.

  9. Les étoiles dépendent des sources, il faut donc au moins indiquer quelque chose dans de champ pour avoir les 5 étoiles.

    Sinon, je suis absolument d’accord avec tout ce qui est dit. Mis à part les contemporain dont il faut protéger l’accès si on ne veut pas les voir recopiés (une action en justice peut contraindre le copilleur indélicat à les retirer le cas échéant), les ancêtres de plus de 100 ans appartiennent à tout le monde et leurs données sont consultables dans le domaine public. Nous n’allons pas nous en plaindre, sans cela, nous ne pourrions faire de la généalogie.

    Pour ma part, je prends grand soin de compléter les branches collatérale afin d’aider d’éventuels cousins dans leurs recherches. Je sais à quel point d’autres arbres ont pu débloquer mes recherches et c’est grâce à cette solidarité entre généalogistes amateurs que nous pourrons chacun avancer dans nos arbres.

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