The Who

Quel généalogiste suis-je ?

Depuis que je me suis mis à lire quelques blogs de généalogie, j’apprends beaucoup d’un point de vue méthodologie généalogique. En effet, ça me permet d’élargir mes différents interlocuteurs (ou seulement les locuteurs, car parfois il n’existe pas d’interrelation) et de découvrir d’autre façon de faire. En ces vacances de Noël, je me suis mis à lire les archives de certains blogs et me suis rendu compte que beaucoup de blogueurs, sous l’impulsion de d’Aïeux et d’Ailleurs, s’étaient posés la question de leur pratique généalogique. Et moi de faire la même chose en ce début de nouvelle année, comme un bilan de 2010.

Who are you ? who who, who who ?

Je n’ai pas relevé systématiquement les témoins, parrains, marraines, et autres présents cités dans les actes. Maintenant c’est systématique pour les aïeux directs, sauf difficultés de lecture. Mais parfois la flemme me reprend lors de relevés sur les patronymes et éventuels cousins ;

Je ne relève pas non plus systématiquement les noms, tous les noms, présents sur les actes. D’une manière générale, je ne suis pas assez exhaustif dans mes recherches (comme dans la vie d’ailleurs) et je pars facilement un peu de partout. Par contre, je suis beaucoup plus précis sur les lieux, les communes, les paroisses, les cimetières avec rangée et aussi les adresses où ont vécu nos ancêtres sur certains actes. J’aime ensuite me rendre dans la rue si je peux, ou via street view afin de voir la maison, l’immeuble où ont passé un moment tel ou tel ancêtre.

Par contre, je prends bien en note la méthode de mistike visant à attacher les signatures à chaque individu. Je vais me l’approprier et le faire de ce pas. Je le faisais déjà implicitement car lorsque je cherche dans les registres les actes d’un individu (qui signe), je ne regarde quasiment que les signatures de cet individu ! Cca me permet d’aller beaucoup plus vite. Généraliser cette méthode est une bonne idée.

Je ne note pas les registres, lieux, périodes, où je fais chou blanc. Au risque de me les retaper un jour ;

Je n’ai pas lu, analysé assez de registre et jamais (ou quasiment jamais) de manière exhaustive (se référer au premier item pour comprendre) pour noté ceux dans lesquels je fais choux blanc de manière exhaustive. Mais parfois, je me surprends moi-même en ayant marqué dans une note sur Heredis que le nom de tel individu n’apparaît pas dans le registre de telle année. Eh oui, ça m’est donc déjà arrivé !

Je parcours les registres en lecture automatique, repérant les trois ou quatre patronymes en tête sur le lieu… Le jour où je ferai un peu plus de généalogie descendante, je vais m’amuser ;

Tous le monde le fait non ? Une fois qu’on a saisi comment le registre fonctionne, quelle est la logique du rédacteur, parfois même sur quelle ligne de l’acte le curé écrit le patronyme, on ne lit plus que ça.

Alors oui, on passe forcément à côté de certaines données, ce qui me permet d’asseoir mon point numéro 2 et de me féliciter de ne (presque) jamais dire d’un registre qu’un patronyme n’y apparaît pas car (presque) aucun registre n’est vraiment bien lu de fond en comble.

Par contre, niveau rapport temps passé/patronymes retrouvés, je pense que c’est favorable. Je continuerai donc certainement encore longtemps comme ça, jusqu’à la retraite quoi. En plus, ça me ressemble.

Je fais rarement l’effort de différencier décès et inhumation. Je mentionne généralement la date de décès (celle mentionnée par l’acte). Côté naissances et baptêmes, je me suis améliorée ces derniers mois ;

J’ai toujours fais la différence. Et je note toujours les deux si j’ai l’information. Et puis les déclarants ne sont pas les mêmes. Ceci dit, comme je ne les note pas (cf. item n°1), ça n’a pas d’importance pour moi. Héhé, je m’auto-trouve des contradictions.

NB : je différencie même mariage civil de religieux.

Pour les lieux-dits (les subdivisions de Geneanet), j’essaie d’être relativement disciplinée ;

Je ne les notais pas avant, je les note depuis peu. Je trouve ça important +++ en fait.

Je n’utilise jamais le champ « Source » sur Geneanet ou dans mon logiciel pour les actes d’état civil. Par contre, je le fais systématiquement pour les documents autres (actes notariés ou autres documents d’archives). Et j’ai une tonne de favoris dans mon navigateur (jusqu’au jour où je plante mon ordi ?) ;

  • La source d’Heredis, je l’utilise depuis quelque temps déjà. Etat-civil et autres. En fait je l’utilise depuis que, en travaillant sur un ancêtre, je me suis rendu compte que j’avais noté qu’il était boulanger, mais que je ne le retrouvais nulle part dans les actes ni dans les documents. Je n’ai jamais retrouvé d’ailleurs. Si bien que je ne suis plus sur qu’il fut boulanger. Et je m’en veux.
  • J’ai aussi une tonne de favoris dans mon navigateur, et si mon ordi plante, ce n’est pas grave parce que Chrome synchronise tout

Je fais peu de sauvegardes, même si l’essentiel (les plus de 700 actes d’ancêtres directs) est dupliqué ;

J’ai beaucoup moins d’acte que ça pour le moment ! Je ne fais pas beaucoup de sauvegardes sur différents supports non plus. Pas de craintes majeures, ni de vol, ni de perte massive de données. Et puis si ça lâche, je me ferais autant plaisir à recommencer que j’ai eu de plaisir à commencer.

J’ai mis un moment à m’astreindre à une charte de nommage pour mes fichiers et répertoires, mais désormais je m’y tiens. Tout est numérisé. Pour les photos, je n’ai pas encore de solution pour le nommage et la base ;

Ah ben pour le coup, je suis bon ! Après quelques stages en labo ou mon maître boudinait parce que je n’avais pas daté le western blot dans l’ordinateur, j’ai appris (il m’a appris) à faire comme lui : aaaammjj_type_lieu_nom_prénom. Ainsi, je suis plus ordonné dans l’ordinateur que dans la vie.

Je Google beaucoup, Geneanete pas mal (et j’ai repris mon abonnement Privilège), Gallicate doucement mais sûrement. Côté Mormons, c’est assez pauvre ; NotreFamille, c’est en cas de nécessité extrême ; Geneaservice, c’était lorsque les AD de Paris n’étaient pas en ligne. Et j’aime bien Ellis Island ;

  • Google : +/-
  • Geneanet : +++
  • Gallica : -
  • Mormons : +
  • NF : +/-
  • Geneaservice : -
  • Ellis Island : 0
  • Planète généalogie : ++
  • Cartes et Patrimoines : +
  • SGA mémoires des hommes : +++
  • Léonore : +
  • Encyclopédie de Diderot et d’Alembert : ++
  • Littré : ++

Je contacte systématiquement les généanautes avant de mettre sur Geneanet les données que j’ai pompées sur leur arbre. Je fais très souvent un lien direct dans le champ Notes vers le couple au niveau duquel nous cousinons. Et désormais je ne mets que les branches collatérales sur mon arbre en ligne. Trop de bruit sinon. Par contre je propose facilement des GEDCOM et mes actes consciencieusement nommés ;

Je ne pompe pas d’arbres. Parfois, il m’arrive de contacter certains généanautes et de discuter avec eux de la partie commune de nos arbres mais je ne recopie pas tel quel. J’aurais trop peur de me tromper. Je vérifie tout ce que je mets dans hérédis, tout est « sourcé » (au moins dans ma tête).

Pour mes actes, ils sont consultables en ligne, et en partie ICI.

Oui, je donne tout ce que je peux si on en veut.

Parfois par flemme de me perdre dans les multiples paroisses d’un département, je préfère dérouler un peu la pelote de laine en achetant un acte sur Bigenet ;

Pas assez de sous :-)

Aller aux archives en tant que lecteur me manque. Mais c’est le métier qui veut ça.

Moi j’adore ça ! C’est une ambiance sympa, confinée, comme une vieille bibliothèque ou une bonne librairie. Coup de cœur pour celles du Vaucluse dans le Palais des Papes. En vacances, j’y vais régulièrement.

Au final, je suis donc un généalogiste tête en l’air, non organisépassionné, non travailleur, bordélique, enregistrant de nombreuses conversations au dictaphone, aimant plus discuter avec les autres généalogistes d’histoire et de généalogie en général que de copier des pans entier d’arbre pour augmenter le nombre d’ancêtres, lisant parfois de façon plus approfondies les actes qui sont à côté de ceux qui sont nécessaires à ma généalogie parce que j’aime bien, passionné par les métiers que pouvaient exercer mes ancêtres, et cherchant le plus possibles des « objets » ayant appartenu à tel ou tel ancêtre.

Si avec ça, vous avez compris qui je suis, merci de me le dire en me laissant un message ! Je n’ai personnellement toujours pas compris !

Liste des autres généalogistes qui se sont dévoilés :

6 réflexions sur “ Quel généalogiste suis-je ? ”

  1. Cool d'avoir encore de nouvelles expériences de généalogistes sur les pratiques :) Maïwenn a vraiment eu une bonne idée avec son billet.

    Haha d'accord avec Mistike pour "Et puis si ça lâche, je me ferais autant plaisir à recommencer que j’ai eu de plaisir à commencer.".

    Mon D.ieu non ! Une généalogie ça ne se finit jamais, alors si en plus on devait la recommencer… :)

    Pour Gallica, tu vas pouvoir changer le "Gallica : -" maintenant :)

  2. Comme de bonnes résolutions pour ce début 2011, ces commentaires sur "quel généalogiste suis-je ?" sont vraiment les bienvenus pour réexplorer et améliorer sa méthode. Merci

  3. Le jour où ton disque dur mourra (parce que oui, ils meurent aussi, comme tout le monde), on reparlera de ton "Pas de craintes majeures, ni de vol, ni de perte massive de données. Et puis si ça lâche, je me ferais autant plaisir à recommencer que j’ai eu de plaisir à commencer."

    Backupator a parlé ;-)

    Sinon, j'aime beaucoup le nouveau design, j'avoue qu'à l'usage Mimbo me saoûle aussi, et le format magazine est finalement peu adapté. Suis en train de tout refaire aussi, mais ça va encore me prendre des mois, au rythme où je vais ! Vivement la retraite, tiens !

    Bonne année !

    1. Héhé :-) Pour ce qui est de la sauvegarde, je ne suis pas fou ! je sauvegarde aussi, mais je ne suis pas du style de certains que j'ai lu/entendu qui sauvegardent tout sur différents supports en simultané et (presque) en live !

      Pour le design, je pensais aussi initialement que le format magazine était adapté, au départ. Mais en fait, pas tant que ça.

      Enfin, et je suis d'accord avant même d'avoir (vraiment) travaillé externat = travail ? : vivement la retraite !

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