Portrait de Frederic Napoléon Argellies

Abbé Argelliès (1804-1868)

Structure Familiale

Napoléon Frédéric Adélaïde est le fils de Louis Argelliès et de Anne Berthet. A sa naissance, il a un grand frère : Silvain Fulcrand Amédée. Je suis son neveu à la 6e génération. En effet, ses parents sont également mes ancêtres à la septième génération.

Etat Civil

Frédéric-Napoléon est né le 22 brumaire de l’an XIII (13 novembre 1804), à Frontignan, quelques jours seulement avant le sacre de Napoléon. C’est son père, Louis, qui l’a présenté au maire de Frontignan, monsieur François Vincent Bruguière. Louis était à cette époque Greffier de la justice de Paix du canton de Frontignan, il avait cinquante ans.

Naissance Napoleon Argellies 1804 Frontignan

L’Abbé Argelliès est décédé le 9 janvier 1868 à 22h30 au domicile de sa belle-soeur, Mme Argelliès née Parent rue Saint-Paul. Il avait 64 ans.

Voir l'Acte de décès de Napoléon Frédéric Argelliès

Biographie

Dès son plus jeune âge, Napoléon-Frédéric a une vocation marquée pour le sacerdoce. Après le séminaire il est ordonné prêtre puis pendant un très court temps sera vicaire.

A 27 ans, il prend la cure de Balaruc-les-bains1 où il étudiera le grec, l’hébreu et les sciences abstraites en autodidacte ce qui lui apportera « une grande sagesse » d’après M. Bellonnet, maire de Frontignan.

Portrait de Frederic Napoléon Argellies

Portrait de Frederic Napoléon Argellies, issu de « La vie de l’abbé Martin (d’Agde) curé de Saint-Denis, à Montpellier » par A. Rouet.

M. Bellonnet rapporte également que Napoléon-Frédéric aurait pu prétendre au titre de « grand vicaire dans un palais d’évêque mais [qu']il préféra rester auprès de sa vielle mère [Anne Berthet] et de sa famille ». Il est probable que ce titre de grand vicaire soit à rapprocher de l’information fournie par Le Messager du Midi qui explique qu’ « alors qu’il est encore jeune, il est nommé vicaire général d’Angoulême, ce qu’il refusa » pour rester parmi les siens.

Après dix ans de sacerdoce, il est appelé au poste de Montbazin2 puis comme conseiller de Monseigneur Thibault, évêque de Montpellier. C’est avec lui qu’il participe en 1849, au concile d’Avignon3.

Pie IX – Domaine public, issue de Wikipédia

C’est peut-être à cette époque qu’il fut reçu à Rome par le Pie IX, dont l’accueil aurait été « distingué ». Pie IX aurait remis des félicitations écrites à l’Abbé Argelliès, qui sont pour sa famille « le leg le plus précieux ».

Il était aussi connu du Père Ventura4, qui désignait L’abbé Argelliès en disant « il y avait entre Cette et Montpellier un curé de campagne qui était l’honneur du clergé français ».

Après cela, il est nommé Curé-Doyen5 de Frontignan en 1851 et il le restera jusqu’à sa mort.

Napoléon-Frédéric est décédé en 1868 « d’une courte maladie »6. Ses funérailles auront lieu le samedi 11 janvier 1868 à midi. On retrouve actuellement la tombe  de Napoléon Frédéric Argelliès au Square de l’avenue des carrières, à Frontignan7  dont voici les photographies (Merci à M. Voisin du forum frontignan.bbfr.net8 pour les photographies).

Tombe de l’Abbé Argelliès, par M. Voisin

Détail de la tombe de l’Abbé Argelliès, par M. Voisin

Inscription au dos de la tombre de l’abbé Argelliès, par M. Voisin

Les qualificatifs donnés au personnage

Je dresse ici une liste des adjectifs qui lui ont été attribués lors des hommages funèbres, ce qui permet de se faire une (fausse?) idée de qui il était.

En tant que prêtre

Vénérable – Saint Prêtre – Piété – Charité sans bornes – Dévouement à toute épreuve pour ses frères – confiance – vénéré – admiré – chéri – [la population] accourait malgré la rigueur extraordinaire de la saison à son lit de mort se partageant les moindres petits objets qu’il avait touché et qui allaient devenir pour tous des reliques précieuses (faut-il comprendre qu’ils se sont battus pour récupérer toutes les richesses accumulées par l’Abbé ?) -  vertu – bénédiction – fait du bien – saintes qualités - restes sacrés – l’orgueil et la gloire (et la consolation) de sa famille, le conseil des affligés, l’ange gardien des petits enfants, la providence des pauvres, l’appui des faibles, une lumière pour ses confrères dans le sacerdoce et pour tous, en un mot, un père, un ami et un bienfaiteur – zèle et dévouement – saint – prédications saintes et si substantielles -

En tant que savant

Grand canoniste - Profond Théologien – Vaste Savoir – souvenir ineffaçable de ses enseignements et de ses exemples – précision de sa doctrine – sagesse de son esprit – science – aime passionnément l’étude – nouvelle ardeur – érudition profonde (ou immense, ça dépend des fois) – vertus – prodigieuses qualités – esprit d’élite – intelligence remarquable – mémoire étonnante – perspicacité rare – il a appris, sans le secours d’un maître, la langue grecque, les notions de l’hébreu, étudia avec succès les sciences les plus abstraites – savant – une lumière – tant de science unie à tant de simplicité et de modestie – parole claire, précise et pénétrante -

Le personnage

Modeste – humilité – douceur inaltérable – aménité de son caractère – sincère – tendre – humble – fidèle – homme éminent – vie d’abnégation, de charité et de sacrifices – ferme et inébranlable dans ses convictions – fermeté et droiture de son caractère -

L’hommage funèbre

Vie de l’abbé Martin (d’Agde) curé de Saint-Denis, à Montpellier, (par l’Abbé Adolphe Auguste Roüet)

L’hommage se trouve à la page 67 (ou 78 du document pdf).

  1. près de Frontignan, cf. http://maps.google.fr/maps?hl=fr&safe=off&q=balaruc-les-bains&ie=UTF8&hq=&hnear=Balaruc-les-Bains,+H%C3%A9rault,+Languedoc-Roussillon&gl=fr&ll=43.441952,3.645058&spn=0.123392,0.275002&z=12 []
  2. http://maps.google.fr/maps?f=q&source=s_q&hl=fr&geocode=&q=Montbazin&aq=&sll=43.441952,3.645058&sspn=0.123392,0.275002&gl=fr&ie=UTF8&hq=&hnear=Montbazin,+H%C3%A9rault,+Languedoc-Roussillon&ll=43.476591,3.749084&spn=0.123321,0.275002&z=12 []
  3. un concile provincial []
  4. Le Père Gioacchino Ventura di Raulica (1792-1861) fut un prédicateur et philosophe sicilien et un patriote italien.

    Né à Palerme, il entra dans la Société de Jésus en 1808, qu’il quitta pour entrer en 1817 dans l’ordre des Théatins. Ordonné prêtre, il s’illustra comme journaliste catholique et apologiste (il prononça son Éloge mortuaire de Pie VII en 1823), proche des idées de Lamennais, Maistre et Bonald.

    Nommé par Léon XIII professeur de droit canon à la Sapienza, il fut élu en 1830 général des Théatins. Il publia De methodo philosophandi en 1828 et Bellezze della Fede en 1839. Après son généralat (1830-33), il se livra à la prédication, et acquit dans toute l’Italie une grande popularité par sa parole éloquente, ce qui le fit comparer à Lacordaire.

    Le Père Ventura tenta d’user de son influence auprès de Pie IX pour le pousser vers un gouvernement consultatif et représentatif : choisi par le pape pour prononcer l’oraison funèbre de Daniel O’Connell en 1847, il électrisa son auditoire en identifiant religion et liberté.

    Supportaire enthousiaste de la révolution sicilienne du 12 janvier 1848, il fut nommé par le nouveau gouvernement ministre plénipotentaire et extraordinaire à Rome. Partisan d’une confédération italienne sous la présidence du pape, il soutint la guerre contre l’Autriche et prit parti contre la nomination de Pellegrino Rossi comme chef du gouvernement à Rome. Après l’assassinat de Rossi, il s’oposa à la fuite du pape à Gaète. Resté à Rome, sa position devint délicate : il refusa un siège à l’assemblée constituante romaine, mais reconnut néanmoins la république romaine en tant que représentant de la république sicilienne.

    Il alla à Civitavecchia pour dissuader Oudinot d’attaquer Rome mais échoua. Après la chute de la république, il s’exila à Montpellier, où il s’exerça pendant deux ans à prêcher et à écrire en français, puis vint à Paris en 1851 où il se livra avec un nouveau succès à la prédication. Ses conférences à la Madeleine furent publiées sous le titre de La raison philosophique et la raison catholique (1852), ses sermons de Carême, prononcés en 1857 aux Tuileries devant Napoléon III le furent sous le titre Le pouvoir politique chrétien.

    Il publia également des ouvrages de philosophie : La tradizione e semi-pelagiani della philosophia, Saggio sull’ origine dell’ idee, Philosophie chrétienne (Paris, 1861), et mourut la même année à Versailles.

    Contenu soumis à la licence CC-BY-SA 3.0. Source : Article Gioacchino Ventura de Wikipédia en français (auteurs) []

  5. Curé d’un chef-lieu de canton []
  6. Le messager du midi, daté du 10 janvier 1868 []
  7. http://maps.google.fr/maps?f=q&source=s_q&hl=fr&geocode=&q=43.4487315,+3.754984+&aq=&sll=43.448757,3.755208&sspn=0.000545,0.001832&ie=UTF8&ll=43.448796,3.755091&spn=0.000541,0.001832&t=h&z=20 []
  8. http://frontignan.bbfr.net/t2427-abbe-napoleon-frederic-argellies-1804 []

2 réflexions sur “ Abbé Argelliès (1804-1868) ”

  1. Je suis très passionné par l’histoire de Frontignan es ai écrit plusieur ouvrages sur ce sujet. Actuellement je travaille et fait des recherches sur la famille Argellies dont en particulier l’abbé Argellies. J’ai connu les derniers descendants de cette famille qui habitaient Frontignan;
    Auriez-vous quelques documents ou renseignements qui puissent m’intéresser ?
    Je suis en possession de quelques papiers de l’abbé.

    1. Bonjour Jean.
      Je suis content de voir que certaines personnes travaillent sur les mêmes sujets que moi. Échangeons donc par mail : clement[point]becle[at]gmail[point]com !

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