Janvier a un effet particulier sur moi. Je prends toujours quelques jours de congés que je passe en montagne, sans télévision, sans internet, sans distraction chronophage. En janvier, le plus souvent, j’ai du temps. Pour lire un livre, écrire, skier. Je sors des fêtes de Noël comme lessivé et je prends le temps de regarder la crèche, d’y mettre les rois mages, de faire une galette. Je ne sais pas pourquoi j’ai du temps en janvier, ou plutôt pourquoi je prends le temps en janvier. J’ai tellement de temps que j’imagine en avoir toute l’année autant. Et j’imagine…

J’imagine pouvoir participer chaque mois au #geneatheme et finalement je passe plusieurs mois sans même savoir quel est le thème du mois.

J’imagine pouvoir participer au #challengeAZ et finalement les 6 premiers articles m’ont tellement demandé de temps, d’énergie que je n’ai pas pu continuer. C’est fou comme écrire la vie de ces ancêtres m’a vidé émotionnellement. C’était très fort. Trop fort peut-être. Ça peut paraître étrange, mais vraiment j’avais besoin de suspendre cette écriture. Je continuerai bien entendu la fin de l’histoire, mais ça me prendra bien plus de temps que prévu. J’ai aimé écrire, et lire ces textes. Mais ils ne doivent pas m’épuiser.

J’imagine pouvoir finir le projet #Sources, mais je n’ai pas visité un site d’archives en ligne depuis avril.

J’imagine améliorer la page des Morts pour la France mais sa dernière mise à jour date de décembre 2013.

J’imagine porter le #ProjetTHMPF1418 mais je n’ai pas pu suivre le rythme et assumer ma responsabilité. Il n’a pas bougé d’un iota. Je m’en excuse auprès des amis qui se sont impliqués dans ce projet, je n’ai pas eu les épaules pour le porter, pas eu le temps pour organiser son indexation. J’en ai toujours envie mais je crois qu’il faut être honnête, je ne le ferai pas encore en 2015.

Mon filleul, à l'été 2014.
Mon filleul, à l’été 2014.

Parce qu’il y a certaines choses qu’on ne sait pas en Janvier. On ne sait pas qu’on va passer beaucoup de temps à l’Hôpital, que son frère aîné va rentrer des Etats-Unis, que trois nouvelles feuilles vont pousser dans l’arbre familial, que l’on va devenir parrain, que voir ses amis, sa famille ça prend du temps, qu’on va aller en Ecosse, à la mer, à la montagne, skier, courir, jouer, dîner, lire, et finalement on arrive un jour, le 27 décembre, il est 14:13, on s’est levé il n’y a pas longtemps et on regarde son calendrier de l’année écoulée : on n’a trop rien fait, on a juste vécu normalement. Et ça a pris une année.